27/11/2011 16:12

Redressement de La Tribune: La CGT accuse la direction de mensonges

Après l'annonce d'une prochaine mise en redressement judiciaire de La Tribune, le syndicat Info'Com-CGT a accusé la direction de mensonges tandis que Syndicat National de la Presse Quotidienne nationale (SPQN) affirmait son soutien, au nom du pluralisme de la presse.

"A l'heure où l'opinion française a plus que jamais besoin d'informations de qualité sur les événements du monde, la mise en perspective des débats autour des présidentielles et l'actualité économique, les éditeurs du SPQN pensent indispensable que le pluralisme de la presse soit fort dans notre pays, et soutiennent les efforts développés par la Tribune pour sa pérennité", écrit le SPQN dans un communiqué diffusé dimanche.

InfoCom-CGT de son coté indique avoir "informé les salariés, depuis la mise du journal sous procédure de sauvegarde de l'entreprise en début d'année, qu'il ne fallait accorder aucun crédit à la direction actuelle".

Jeudi dernier, la présidente de la Tribune, Valérie Decamp, a annoncé qu'elle allait demander le placement de la Tribune en redressement judiciaire afin de faciliter une cession du journal par le Tribunal de Commerce.

L'entreprise était placée sous protection de la justice depuis presque un an, permettant de geler les créances jusqu'au 5 janvier 2012. Mme Decamp "na cessé de tenir des propos mensongers quant à l'arrivée imminente d'investisseurs.

Mme Decamp, experte en discours culpabilisateur, n'a cessé d'opposer le sacrifice des uns contre la survie des autres. Certains ont succombé au doux discours de relance, de développement et surtout de promotions internes.

Nous avons vu une valse de rédacteurs en chef, rédacteurs en chef adjoint", dénonce Info'Com-CGT dans un communiqué virulent qui estime que "tous les salariés du titre sont aujourd'hui sur la sellette".

Pour le SPQN, la menace semble moindre, puisque, écrit-il, "l'ensemble des éditeurs de la presse quotidienne nationale poursuivent leur développement notamment sur internet, autour de leur identité forte de production d'information générale", soulignant que "La Tribune s'est inscrite dans cette évolution, avec des succès tangibles".

Les offres de reprises de La Tribune (165 salariés dont 80 journalistes) peuvent être déposées jusqu'au 16 décembre.

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Vos réactions

Portrait de Volques
27/novembre/2011 - 17h54

Tout cela sent la fin plus ou moins programmée des journaux papier qui ne savent pas s'adapter à cette époque !