24/12/2006 08:55

Ce soir , TF1 nous fait partager l'Odyssée Sibérienne

Depuis plusieurs années, Nicolas Vanier constate, de façon de plus en plus visible, les multiples dégradations que l'homme fait subir à la Terre.

A 20h50, TF1 diffusera un documentaire fabuleux sur son Odyssée

Le réchauffement de la planète, pour ne citer que lui, modifie le climat et fragilise les écosystèmes du Grand Nord. Ce dernier n'a pas le temps de s'adapter à ces bouleversements trop rapides. Sa passion pour la nature et ses " rêveries " se sont mises au service d'une sorte de quête politique : prouver que l'homme peut vivre en harmonie avec la nature et que la survie de l'humanité en dépend.

Pour la énième fois, Nicolas Vanier repart avec ses chiens de traîneau. Durant cette grande marche au travers les vastes espaces sauvages de Sibérie, le voyageur du froid ira à la rencontre des peuples qui rivalisent d'ingéniosité pour vivre en harmonie avec la nature dans l'un des endroits les plus hostiles de la planète.

Cette Odyssée Sibérienne permettra de montrer la beauté de cet incroyable territoire et la grandeur de ceux qui y vivent. Dans cet espace d'une pureté originelle, on constate déjà les effets des multiples dégradations que l'humanité fait subir à notre planète. La grande mission de Nicolas Vanier sera de sensibiliser l'opinion publique car il faut agir vite pour préserver ce que les indiens appellent " notre mère à tous ", à savoir la Terre.

Ces objectifs sont :

- Montrer les comportements à suivre pour agir, réagir et enrayer le processus de non-respect de l'environnement

- Montrer au travers de cette aventure la beauté du monde

- Donner envie de protéger cette belle nature et ceux qui y vivent

- Informer sur les menaces qui mettent en péril les territoires

- Donner à tous les moyens et l'envie de réduire son " coût écologique "

Au cours de cette traversée, quatre thèmes environnementaux correspondant aux lieux traversés seront aussi mis en avant :

La biodiversité

La rigueur du climat sibérien où s'alternent des nuits d'hiver presque sans fin et des étés extrêmement courts a tout de même permis à un petit nombre d'espèces de trouver leur place. Leur âpreté à résister à ces conditions de vie difficiles n'a d'égale que leur vulnérabilité.

Première étape pour l'Odyssée Sibérienne, du Lac Baïkal à Tomsk. L'expédition se déroulera sur les bords du mythique lac avant de traverser les Monts Saïan. On parlera ici de biodiversité. Le lac Baïkal contient la plus grande réserve d'eau douce de la planète. Deux milles six cents espèces de plantes et d'animaux y vivent, dont les trois quarts sont endémiques. Le fameux phoque d'eau douce en est un exemple.

Véritable réservoir écologique, ce lac est un site exceptionnel tout comme les montagnes Saïan, répertoriées au niveau mondial comme l'une des régions les plus sauvages qui soit, pratiquement vierge de toute activité humaine.

Quasiment inaccessibles, ces vallées abritent de nombreux animaux, dont le léopard des neiges. Les spécialistes, qui étudient la faune et la flore dans ces régions, constatent déjà certains changements. En effet, l'accélération de la fonte des glaces ainsi que l'augmentation des températures ont fait croître, de plus en plus vers le nord et en altitude, la forêt boréale. Phénomène qui fait perdre du terrain à la toundra, exceptionnel réservoir de biodiversité.

Dans le Grand Nord, les espèces éliminées sont celles qui ne trouvent plus d'endroit où vivre parce que leur milieu s'est restreint, a disparu, ou qu'une autre espèce s'y est installée. Pour préserver leur condition de vie, face au réchauffement climatique, les espèces vivantes se déplacent vers le nord, comme elles l'ont toujours fait au cours des millénaires lors des modifications climatologiques antérieures. Pourtant cette fois-ci, un grand nombre d'espèces ne parviennent pas à s'adapter car le changement est trop rapide. Les spécialistes estiment qu'une espèce sur deux pourrait disparaître dans le Grand Nord pour une élévation des températures de 4°C d'ici 2100 !

Une étude intéressante, menée par un spécialiste, porte sur le renard roux. Ce dernier est en train d'atteindre l'aire de répartition de son cousin, le renard polaire. Repoussé vers le nord, ses densités se réduisent autant que son aire de vie, car il ne semble pas supporter la concurrence de son cousin, plus grand et plus gourmand que lui... Le renne, lui aussi souffre de la situation actuelle. Les surfaces de lichen dont il se nourrit tendent à se réduire. De son côté, la pluie remplace de plus en plus la neige en automne et se transforme en une épaisse couche de glace au printemps. Les animaux peinent à s'alimenter. Les femelles mettent au monde moins de jeune qu'avant et ceux-ci, plus faibles, connaissent une mortalité accrue.

Les éleveurs de rennes qui vivent avec et de leur troupeau doivent eux aussi partir vers le nord. Cette migration est faite alors qu'on annonce qu'une grande partie des zones où ils se dirigent, sera submergée d'ici quelques années par l'élévation du niveau de la mer...

Le changement climatique

A partir de Tomsk, l'Odyssée Sibérienne entend parler plus particulièrement des changements climatiques. En effet, de notre lointain occident industriel et égocentrique nous ne percevons pas toujours l'étendue de l'emprise de notre pollution. Certains pensent que ces terres sauvages, peu touchées par l'homme sont préservées. Il en est tout autrement. Elles se trouvent en première ligne face au changement climatique. Le Grand Nord est sans doute la région la plus menacée par ce phénomène qui a pris une ampleur considérable faisant subir aux écosystèmes de très importants bouleversements.

Ainsi nos pays relèvent des hausses de températures de l'ordre de 0,5 à 1° C. Localement, et notamment dans le Grand Nord, des variations de températures en périodes hivernales peuvent atteindre 2 à 4° C. On assiste alors à des modifications comme le dégel du permafrost ou la diminution de l'épaisseur et de la surface de la glace hivernale et estivale.

En Sibérie, certains fleuves au débit important sont pris par les glaces avec une à trois semaines de retard affectant ainsi la constitution de la glace. En effet, le niveau de ces fleuves baisse de jour en jour à cette époque de l'année (novembre). Lorsque l'embâcle est tardif, cela favorise dans les hauts fonds l'apparition de zone plus ou moins large et longue de pack. Glace concassée et blocs s'empilant et empêchant l'utilisation du fleuve comme voie de déplacement. Obstacles avec lesquels l'Odyssée devra composer. Sur l'Ob, on assiste à cet évènement. Certaines portions du fleuve deviennent de moins en moins praticables obligeant quelques villages le bordant d'envisager la construction d'un chemin les reliant aux autres habitations. L'Odyssée Sibérienne tentera d'emprunter le plus possible cette route naturelle qui traverse le pays du sud-est vers le nord-est depuis Tomsk jusqu'à l'Oural.

Les habitants de ces régions subissent directement les effets du changement climatique et doivent s'y adapter. Espérons que ce processus ne s'accélèrera pas et que leur condition de vie ne sera pas détériorée.

La déforestation

La forêt...l'Odyssée Sibérienne en traversera beaucoup, notamment après avoir franchi les montagnes de l'Oural, alors que l'itinéraire s'infléchira vers le sud et Moscou. Elle disparaît à un rythme effrayant, nous privant d'un poumon vital. Selon le World Ressource Institute, 80% de la couverture forestière mondiale originelle a été abattue ou dégradée. En 2030, le sort de la forêt équatoriale, pour ne citer qu'elle, sera réglé !

Pourtant la forêt est, avec les océans, le plus riche réservoir de biodiversité ainsi qu'une niche essentielle pour la fixation des sols et des équilibres climatiques. Dans le Grand Nord, au Canada, en Russie et en Laponie, la taïga est surexploitée ou mal exploitée. " On y pratique les coupes à flanc au détriment d'une gestion écologique. Or, le bois serait un matériau écologique si la forêt était bien gérée ".

Certaines forêts exploitées aujourd'hui ont été remplacées par des plantations d'une seule espèce d'arbres à croissance rapide. Destinées notamment à la production de pâte à papier, elles ont comme conséquences d'appauvrir les sols qui ne produiront bientôt plus rien. Mais aussi de réduire le nombre d'espèces animales qui se complaisent dans la formidable diversité végétale de la forêt primaire...

Un peu partout dans le monde, le déboisement menace aussi la survie des populations autochtones habitant la forêt. Pourtant, pendant des siècles, elles ont été le cœur de leur culture et de leur religion en fournissant nourriture, refuge, combustible, vêtements et médicaments. Amputé d'une partie de leur " forêt ", les habitants de la taïga ne parviennent pas à comprendre cet esprit de destruction. L'Odyssée Sibérienne leur donnera la parole.

Avec le film " le Dernier Trappeur ", Nicolas avait su toucher les esprits en narrant l'histoire d'un trappeur obligé de changer de territoire en cause de l'abattage de la forêt où il se trouvait jusque là. Il racontait aussi le survol que Norman et lui avaient fait au dessus d'une forêt d'Alaska totalement détruite par le réchauffement climatique. Dans cette zone, l'élévation de la température de l'ordre de 4° C avait dégelé le permafrost sur une épaisseur d'un à deux mètres, rendant le sol totalement instable. Peu à peu, tous les arbres étaient tombés, empêchant du même coup le moindre déplacement. Les mammifères désertaient alors le territoire. C'est ce genre d'histoires que Nicolas compte bien ramener de Sibérie. Des exemples concrets nécessaires à une prise de conscience ainsi que des témoignages provoquant des émotions et une volonté d'agir. Parce qu'il en est encore temps...

L'homme dans la nature

En Sibérie, persistent des peuples qui vivent en harmonie avec la nature. Ces hommes ont su conserver les rudiments d'une ancienne philosophie que nous avons abandonnée. Cette dernière dont les fondements sont le respect et la connaissance, ignore les notions de gaspillage et de destruction.

Ainsi, ces hommes qui vivent avec et de la nature, entretiennent avec elle une véritable histoire d'amour, un rapport tout à fait charnel et primordial avec ce qui la compose. Inconcevable donc l'idée même de gaspiller et d'appauvrir ces territoires. C'est ainsi que se fonde toute leur éducation, leur mode de vie, leur culture et leur équilibre...

Les peuples du Nord ont de nombreuses choses à nous apprendre, un mode de vie exemplaire, axé sur la notion de durabilité. Ils sont pleinement conscients de leur responsabilité face au milieu naturel. Comportement que nous devrions rapidement retrouver, intégrer et assumer si nous voulons que l'espèce humaine se perpétue. Leur système de consommation s'établit sur ce que leur territoire peut durablement leur donner et non sur celle exponentielle qui satisfait des besoins de plus en plus grands et souvent artificiels. Ils montrent ainsi l'exemple à nos pays pollueurs, gaspilleurs de ressources naturelles qui mettent en péril les générations à venir.

La rencontre avec ces trappeurs, éleveurs de rennes, Bourriats, Toflars, qui servent de modèles, doit faire réfléchir sur la nation de développement durable. Peut-on indéfiniment prélever des ressources en quantité toujours plus grandes alors que celles-ci n'existent qu'en quantité limitée ? La réponse paraît triviale et pourtant... Les pays riches continuent leur marche égoïste sans se soucier de cette évidence. C'est en vivant avec la nature, qu'ils ont su préserver leur lien et cohabiter durablement avec leur milieu. Attitude qu'il serait bon de réapprendre. Ne serait-ce que la notion de mode fondée sur le verbe " être " plutôt que sur le verbe " avoir " !

" Nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants "
(proverbe indien)

Depuis plus de 20 ans, Nicolas Vanier voyage dans ce qu'il appelle poétiquement les pays d'en haut, Depuis 1982, il a enchaîné avec passion les expéditions, les traversées et les courses de traîneaux. Homme actif dans la nature, Nicolas Vanier et ses chiens vont progresser à raison de plus de 80 kilomètres par jour sur une piste éphémère. En effet, cette piste sera tracée une semaine avant leur passage par une équipe Franco-Russe, composée d'anciens compagnons de route de Nicolas Vanier : Didier Langou, Alain Brenichot, Thomas Bounoure, Rock Boivin, Emmanuel Hachette, Pierre Helleu, Thinault Branquart, auxquels se joindront des Sibériens qui se relaieront tout au long du parcours pour dessiner une longue chaîne de l'amitié.

Au cours de cette grande marche dans la blancheur immaculée des vastes espaces sauvages de la Sibérie, Nicolas Vanier va aussi se retrouver face à quatre difficultés majeures :

- le froid extrême (température descendant jusqu'à -60° C)

- la traversée des Monts Saïan avec le passage de cols en altitude, donc une végétation plus dense,

- la distance avec certainement des vents contraires,

- l'environnement de la ville de Moscou, avec ses routes et autoroutes.


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Vos réactions

Portrait de Didier
24/décembre/2006 - 16h40

Audience
Déjà diffusé sur tsr 2 à 20h36 le mardi 19 décembre avec seulement 42 000 téléspectateurs pour un documentaire battu par M6 et tsr 1.

Portrait de anncath
24/décembre/2006 - 14h05

peut etre
quelqu'un aura la bonne idée de le reprogrammer .et oui c'est nooooell.

Portrait de nanie
24/décembre/2006 - 13h22

c'est trés interessant a voir!
j'ai suivi , ce programme par internet en temps presque réel et je vous assure que ça vaut le détour, mais il est vrai qu'un soir de réveillon ce n'est pas le programme révé peut etre sera t il re diffusé esperons le ;

Portrait de zizou
24/décembre/2006 - 12h21

n'importe quoi
de diffuser ce documentaire un soir de reveillon alors que personne ou presque ne le suivra c'est un documentaire qui aurait merite sa place a un autre moment car je ne pense pas que ca fera un carton d'audience c'est dommage de passer de bons programmes le jour de noel alors que la tele est moins suivie ce jour la

Portrait de JUJUDU83
24/décembre/2006 - 11h39

mdr tout a fait d'accord avec ViveMoi!
Moi ce soir je vais enregistrer ce magnifique documentaire sur tf1 qui a l'air très beau j'ai vu la bande annonce et ca m'as l'air super.

Portrait de ViveMoi
24/décembre/2006 - 11h18

dommage
dommage qu'il ait pas emmené SEVRAN avec lui, il aurait pu l'abandonner !

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