28/01/2009 16:58

Les derniers maîtres de la Martinique sur Canal+

Dans le cadre de "Spécial Investigation", Canal+ programme vendredi 30 janvier à 22h45 "Les derniers maîtres de la Martinique", une enquête de Romain Bolzinger sur une communauté méconnue et discrète qui a traversé les siècles en préservant ses coutumes, ses richesses et ses codes.

En Martinique, moins de 1% de la population détient 52% des terres agricoles. Ce sont des "Békés", les héritiers blancs des grandes familles nobles installées dans l'île avant la Révolution française.

Au delà des "Békés", l'enquête dresse aussi le portrait d'une Martinique rongée par les inégalités et les rancoeurs postcoloniales.

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Vos réactions

Portrait de emicoma
22/février/2009 - 17h43

Questions à des journalistes "professionnels"
Pourquoi faire un reportage quand on sait à l'avance ce que l'on veut conclure ?
Je viens enfin de voir ce reportage polémique et j'ai des questions pour vous messieurs les pros .
Quand vous filmez les antillais derrière les barreaux avec les 2 békés qui partent au loin, c'est objectif ça ? Sûr que l'esclavage a existé, mais réveillez-vous, il est aboli depuis 1848 et les barreaux aussi.
Ils avaient quoi comme vie vos ancêtres en 1848 ? les miens, c'étaient de pauvres métayers dont les conditions de vie n'avaient rien à envier aux esclaves de Martinique.
Revenons au reportage : "la tension monte" sur le barrage : ils sont 20 !
La dame qui revendique le droit de pouvoir manger, pourquoi n'êtes-vous pas allés chez elle pour voir ses conditions de vie réelles ? Vous essayez de faire croire que les gens ne mangent pas en Martinique, vous vous foutez du monde là. !
Nous, on vit à St.Martin, et ce qui nous frappe quand on va en Guadeloupe ou Martinique, c'est le niveau de vie des gens : les caddies pleins, les grosses bagnoles; les belles fringues de marque, les téléphones portables etc…
Facile de montrer le bidonville de Fort de France où selon vous vivent les ouvriers agricoles, vous avez vérifié ? Plus loin vous montrez la carte de la pollution au chlordécone, la carte de la banane donc, dans le nord du pays ! Aucun ouvrier agricole ne vit dans Fort-de France ! c'est le quartier des immigrés, de la drogue, des putes etc… Quartier que vous retrouvez dans toutes les villes du monde, rien à voir avec la banane.
Pourquoi n'êtes-vous pas allé sur une des plantations béké pour interroger de vrais ouvriers agricoles ? Visiter leur maison ? Leurs conditions de vie réelles ? ça serait du vrai journalisme ça non ?
Votre employé de mairie au smic, elle est peut-être à mi-temps ou contractuelle, faudrait peut-être se renseigner, voir son bulletin de salaire non ?. Les employés de mairie, en tant que fonctionnaires territoriaux bénéficient des 40% de salaire supplémentaires comme tous les fonctionnaires dans les DOM.

Sûr que les békés règnent sur la banane avec leurs 50%, mais que faites-vous des 50% restants ? Ce sont de petits planteurs antillais, qui bénéficient aussi des efforts des békés pour la banane.
Pourquoi ne pas les interroger eux ? Ils ne vous intéressent pas car ce que vous voulez montrer, c'est l'exploitation du noir par le blanc et rien d'autre.
Les maisons coloniales des békés : terme choisi pour rappeler l'esclavage, mais toutes les maisons antillaises sont de type colonial car adaptées au climat, c'est tout.
Les békés restent entre eux, certes, ils sont donc racistes c'est ça ? quand il s'agit des corses, des juifs, des basques , on dit que c'est culturel… et ça choque personne. Pourquoi n'auraient-ils pas le droit de préserver leurs, biens, leurs traditions, leur monde ? ils n'ont pas le droit de défendre leur culture les békés ?
Pourquoi la même chose s'appelle racisme ou préservation culturelle selon s'il s'agit de blancs ou de noirs selon vous ? Elle est où l'égalité ?
Vous concluez sur l'erreur historique des békés dans un monde inéluctablement métissé, vous croyez vraiment ? C'est de la dictature de gauche ça. Le métissage nest pas une "obligation", c'est une conséquence de l'amour, du hasard, de tout ce qu'il y a de beau dans la vie, c'est pas une volonté politique des bobos parisiens dans votre genre.
Revenez en Martinique, recommencer votre travail, en allant voir tout le monde cette fois, faites votre travail.
Nous les petits blancs qui travaillons dur aux Antilles, on en a marre d'être toujours présentés comme des bourreaux qui exploitent le pauvre petit noir, ce n'est pas la réalité. Et nos amis antillais vous diront la même chose, si vous aller les chercher
Thalassa a diffué un reportage dans le même genre sur St.Martin, écrit d'avance comme le vôtre.
Ci-joint une lettre mieux faite que la mienne, faut vous aider car apparemment vous ne savez pas trouver les infos vous-mêmes.

"Ni pour ni contre, bien au contraire"
signé Frédéric Auro, Africain métisse jeune entrepreneur qui vit en Guadeloupe
jeudi 5 février 2009 à 06:27
Je n'ai aucun mérite sur le choix du titre de mon article, c'est celui d'un film, mais qui résume bien à mon sens ce que je vis aujourd'hui suite à ce que d'aucuns appellent un "mouvement historique" et d'autres une "catastrophe économique"... Je fais bien sûr référence à la grève "fourre-tout" du LKP + Stations essence...

Pour? Euh dans un sens on peut le dire: oui... je suis d'accord avec le fait que tout est trop cher en Guadeloupe: les loyers (par rapport au bassin d'emploi si faible), les aliments, l'EDF, l'eau, les voitures, les fringues... Il n'y a que le rhum qui soit moins cher qu'en Métropole... pour le reste, il faut être riche, propriétaire, ou ... fonctionnaire pour vivre convenablement en Guadeloupe...

Contre ? Oui, je suis contre la méthode utilisée... prendre en otage tout ou partie de la population d'une île, avec des revendications qui frisent l'utopie marxiste, et assurément qui témoignent d'une croyance en l'existence d'un Etat-Providence en France...
Contre, aussi, cette stigmatisation du "blanc"... C'est simple, ça raille et ça rigole dès que l'on voit une photo du MEDEF avec en 1ere ligne des patrons, blancs de peau... mais pourtant bien d'ici, puisqu'ils crèent des emplois et génèrent des salaires (conséquents ou pas d'ailleurs, mais bien réels...)

Bien au contraire? Ben c'est ce que je viens d'expliquer plus haut ;)... mais je suis surtout contratrié, contrarié par cette pensée unique qui vient d'en bas, cette pensée unique qui veut que si tu n'es pas du même avis que la masse, tu es un con, un profiteur, ou un blanc... ça m'attriste cet engouement autour d'une stigmatisation du "méchant patron", "béké profiteur", et du pauv' neg victime... Je suis déçu, et je suis vraiment attristé...

Parce que de mon point de vue, il ya beaucoup de "noirs" en Guadeloupe qui sont blancs, sous plusieurs angles:
1. parce que moi qui suis métis: moitié français blanc, moitié ivoirien noir, (avec une moitié de vie en Afrique, et l'autre en Europe), et bien moi si je me mets à côté de bon nombre de guadeloupéens, je suis plus foncé qu'eux, donc plus noir... et réciproquement ils sont plus "blancs" que moi...
Par exemple, je suis plus noir que DOMOTA, plus noir que LUREL, et plus noir que Moueza... donc, de mon point de vue, ils sont tous blancs...

2. Ils sont tous blancs, parce que lorsque je suis arrivé en France, fraîchement débarqué de ma Côte d'Ivoire natale, j'ai trouvé que ce qui caractérisait le mieux les blancs (du moins les français) c'était leur côté râleur... Je trouvais qu'ils râlaient pour tout, sans jamais tenir compte de ce qu'ils avaient déjà, en en voulant toujours plus, et surtout, sans être prêt à fournir le moindre effort en contrepartie de ce qu'ils demandaient... La France, le pays des râleurs qui veulent tjs plus, et surtout qui attendent tout d'une entité suprême: L'Etat...
De ce point de vue, oui je persiste et je signe, beaucoup de guadeloupéens qui se voient "noirs" sont bien blancs, et bien français! (Et très loin de l'Africain choisi comme référence...)

Et je trouve donc ridicule, voire stupide, pour ne pas dire débile ou primitif de stigmatiser le profiteur ou le patron comme un blanc... puisque tous sont blancs, plus blancs que moi, qui suis métis, mais plus foncé qu'eux tous... Mais en fait ils ont raison, car comme presque 80% de la Guadeloupe a du sang blanc, c'est la Guadeloupe entière qui est une "profiteuse", moi y compris puisque comme vous tous j'y vis, j'y gagne ma vie, je profite de l'abattement IR de 30%, des facilités offertes par la defisc, etc...

Et nous sommes tous des profiteurs à notre niveau:
Les grands groupes de distri parce qu'ils margent comme des porcs... mais ils embauchent, et leurs salariés sont souvent mieux traités socialement que d'autres qui bossent dans des groupes détenus par des noirs...
Les fonctionnaires, parce qu'ils gagnent 40% de + qu'en métropole, alors que les salaires du privés ne sont pas indexés sur la "vie chère" (imaginez un SMIC +40%, un RMI + 40%, des Assedic +40%, etc...). Donc les fonctionnaires sont des "profiteurs" du fait de leur statut et de leur propension à tout payer cher sans réfléchir... Ce sont eux qui dopent les prix de la consommation... ils dépensent sans compter, et qd ils n'ont plus de réserve, ils font des crédits... Ils engraissent la distri, les banques, et Soguafi, Crédit Moderne...
Les petits artisans aussi sont des profiteurs, car ils alignent leurs tarifs sur la "pwofitasyon générale"...

Vous voyez où je veux en venir? Nous sommes tous le blanc de quelqu'un d'autre... Moi je suis celui des guadeloupéens "de base "parce que j'ai un esprit d'entreprise" et que je suis contre les grèves terroristes..
Mais le guadeloupéen de base est aussi mon blanc, parce qu'à mon sens, comparé à mes demi-frères africains, il est pourri gâté et il râle toujours, sans jamais vouloir rendre certains de ses avantages au système... il a le RMI, le RSA, les Assedic, son SMIC, ses bourses d'études, son école gratuite, son passeport européen, son Euro fort, et sa grande gueule à la française, improductive et nihiliste, avec une vue à très court terme... Mais en parachute, il a aussi ses terrains, qui valent une fortune, hérités de sa famille, mais que jamais il ne vendra pour tenter sa chance, tellement il a peur du risque et attend tout de son cher Etat Providence, sans jamais prendre de risque... ( Le Libanais, l'Arménien, Le Juif, le Chinois, eux ont tous pris des risques, en fuyant un pays, une guerre, un système, pour tout risquer dans des business qui les ont rendus prospères, ici en Guadeloupe... quand le Guadeloupéen n'a rien fait, et les traite maintenant de profiteurs...Oui oui, le guadeloupéen de base est mon "p'tit blanc à moi", pantouflard et inconscient de la situation mondiale... comparable à mon bon paysan raciste et xénophobe du fin fond de la Creuse, qui vote FN sans avoir vu le moindre arabe ou noir... mais aussi comparable à mon frère africain qui fait de la sorcellerie pour ne pas que son voisin d'une ethnie différente réussisse mieux que lui...

Voyez quel est le niveau de ce débat "blanc" , "profiteur", "entrepreneur", ça vole très bas, n'est-ce pas...
Et ne me dites pas que vous croyez en la main providentielle de l'Etat... laissez moi rire! Votre 1er ministre vous l'a dit, il est en "faillite"... alors évidemment ils vous font des promesses... mais c'est de la poudre aux yeux, et vous finirez par tout rembourser avec les intérêts... si ce n'est vous, vos enfants, et vos petits-enfants.
L'argent n'est plus à l'Etat, il appartient au capitaliste... Et si l'Etat restreint trop ses libertés, le capitaliste se barre, avec son capital et ses emplois... et il vous laisse sur le carreau... (Mital, Ford, Tefal, Amora, les exemples sont légions ds l'actualité)

Si le travailleur guadeloupéen prône la révolution bolchévique, il n'obtiendra que la fuite de son entrepreneur quelle que soit sa couleur (béké, blanc, chinois, juif, même noir !). Parce que les petits paradis friqués sont légion dans le monde: Dubaï, Hong-Kong, Macao, Bali, Australie, Maurice, Saint Domingue, etc...

Voilà, je ne veux donner de leçons à personne, juste essayer de montrer le monde sous son éclairage réel, l'Etat ne peut rien pour nous et il ne peut contraindre aucun entrepreneur à long terme... juste à court terme, le temps que ce dernier déménage vers un nouveau paradis...

Non, ne me dites pas "l'entrepreneur n'a qu'à se barrer, on fera sans lui..." mdr!!! non mes amis, ça c'est du rêve indépendantiste pour des pays émancipés dans les années 60, et qui eux ont de vraies richesses naturelles exploitables, et exportables... Résulat 50 ans plus tard: prenez donc un billet pour n'importe quelle destination d'Afrique noire... ça vous économisera une erreur fatale... ah, si on n'a pas de ressources naturelles exploitables?... n'allez pas loin: Haïti vous tend les bras (lol)

Réveillons-nous les amis: la Guadeloupe autarcique, qui n'a besoin de personne, et qui décide unilatéralement de mesures de relance du pouvoir d'HA avec l'argent du contribuable métropolitain (le comble...) c'est une chimère...

Une lueur d'espoir pour finir cet article trop noir? envoyez donc vos enfants (si vous en avez) à l'école, donnez leur goût du risque, l'envie d'investir, et d'influencer leur destin sans attendre du sauveur (Etat) une solution facile... c'est le plus grand service que vous pouvez leur rendre, à eux, et à vous-même...

Et arrêtez donc de grâce, de tout ramener à la couleur de peau, ou à une vulgaire question d'égalitarisme... Plus personne n'a envie de bosser pour ceux qui ne veulent rien foutre... la Guadeloupe, c'est comme partout, le chacun pour sa gueule... à tous les niveaux... Seulement, quand tu es riche tu as tendance à être + à droite qu'à gauche, parce que tu as + de choses à perdre qu'avant... c une constante de la race humaine.

Bonne reprise du boulot les amis.. et si vous n'aimez pas la façon de manager de votre employeur, démissionnez, allez voir ailleurs, et si vous avez le cran, hypothéquez tt ce que vous possédez et montez une boîte concurrente si vous êtes si doués que ça... Si vous n'avez pas de capital?... Référez vous aux chinois, juifs et autres... quittez votre petite île paradisiaque et trouvez un eldorado qui vous tende les bras... il est là le véritable engagement.

Portrait de loot
18/février/2009 - 05h53

"Et il ne faut pas se laisser tromper par la particule que beaucoup d’entre eux arborent : au 17è siècle, un Jean Martin, originaire du village appelé « La Garrigue », par exemple, se faisait appeler « Jean Martin de La Garrigue ». C’était courant, banal même, Et surtout ça n’indiquait aucune origine noble !"

certes à cette époque il y avait des escrocs,
sauf que si tu regardes les doigts de certaines familles, tu trouveras une bague présentant les armoiries de la famille, montrant que celle-ci a été anoblie par le roi, et les armoiries changent suivant le service rendu: commerce, faits d'arme etc
les dessins de ces armoiries sont conservés dans des bouquins que les fabriquants de ces mêmes bagues ont en leur possessions, ils ne les ont pas sorti de nul part :s

Portrait de zorey
17/février/2009 - 21h04

La dictature c'est "ferme ta gueule" , la démocratie c'est "cause toujours" ...

Portrait de cricri16
17/février/2009 - 15h54

merci à Zorey de rétablir un pan de l'histoire; à entendre duvaldelinini si les békés n'existaient pas il faudrait les créer, nous les antillais noirs je pense que nous serions capables de faire autant.
Quand parle vie chère en martinique surtout pour les produits locaux, dixit la banane antillaise (plus chère en martinique qu'en france) je pense qu'il faut effectivement se demander qui fait quoi;
Je ne pense aller à montpellier faire mes courses dans un carrefour et payer le même article 4 fois plus chère.
OU est l'erreur, l'octroi, renseignez-vous, le prix de la main d'oeuvre locale, il me semble que c'est le même "tarif"' en France ou dans les Dom? ALORS ÇA SUFFIT AVEC VOUS JUSTIFICATIFS A 2 BALLES , pour expliquer pourquoi le béké multiplie les prix comme bon lui semble ou peut être selon ses humeurs.

Portrait de schwartz
17/février/2009 - 03h53

La république est une dictature maquillée!!
C'est seulement aujourd'hui que nous ouvrons les yeux: il est trop tard!!!

Portrait de schwartz
17/février/2009 - 03h51

Autre chose!
Nous parlons de békés ou de blanc!
Savez-vous que les békés ont financés la campagne électoral de certains élus en Martinique?
Nous vivons dans un pays où tout le monde est pourri. Je pense qu'il faudrait d'un grand cataclysme pour que nous repartions à 0. Et encore!
On se battrait quand même entre nous pour reconstruire la plus belle maison, ou pour parader devant ce que l'on appelle "la chapelle ardente", juste pour qu'on nous voit à la télé!!!
Sincèrement, vous pensez que les choses peuvent changer chez nous?
Je reste perplexe.
On nous roule dans la farine juste pour voir où l'on mouille et c'est à ce moment seulement qu'on dévoile nos faiblesse: on achète, on achète!!
Petit récap:

BMW X5 : 60 000,00€ environ (compter le nombre de ces 4x4 que l'on voit sur nos route, avec beaucoup d'antillais au volant)

Bateau 28" ; 80 00,00 € environ - Regardez le tour des yoles, vous comprendrez (il n'y a pas beaucoup de yoles!!!).

Soirée carnavalesque : (60,00 €/pers + 150,00€ le costume/pers)/soirée soit un budget de 2100,00€ par couple et pour 5 soirées (samedi, dimanxhe, lundi, mardi et mercredi).

Quel est le seul parking de la Martinique où l'on ne fait pas la différence entre les voitures de la direction et celles des salariés ? Réponse : celui du port de Fort-de-France. Un coup d'œil au parking le confirme aisément : on dirait un showroom de 4X4 rutilants !
Les quelques 130 dockers du port de Fort-de-France sont la corporation la mieux payée de l'île. Leurs salaires oscillent entre 4 000 et 9 000 euros par mois pour 35 heures de travail par semaine. Soit nettement plus que le salaire moyen d'un docker de la métropole (3 000 à 3 500 euros).

Prenons une mère de famille SEULE: RMI + CMU + allocation logement + allocation femme seule + ....
Pas d'impôts à payer, prêt bancaires à taux 0, avantage chez les opérateurs téléphoniques, avantage dans certains hôtels de l'île, dans certains magasins comme But pour ne pas les citer, des parures en or 24 carats offerts par des macros, et nous grévons pour eux!!!!

Je vous rappelle que le salarié moyen n'a aucun avantage.
2800,00€ brut de salaire - charge - impôt locaux - taxe foncière - taxe d'habitation. Toutes ces taxes sont payées en fonction du salaire.Crédit bancaires difficilement acceptés (sauf si on a la chance d'être fonctionnaire ou békés ;) ). En fin de mois, il ne reste que 200,00 € environ quand on a payé canalsat, son forfait mobile, sa traite de voiture, son loyer, son carburant, et j'en passe!!!

Et on grêve, et on parle des békés!!!!

Il y a un jour où j'ai posé cette question à un Directeur d'un grand hôtel en Martinique: "Pourquoi il n'y a pas de bierre Lorraine en pression dans l'hôtel"?
J'ai eu comme réponse: "Cela fait plusieurs fois que sollicite les commerciaux de la brasserie Lorraine et personne n'est capable de m'apporter une solution".

Est-ce la faute des békés??
Faites donc un tour à St Domingue et vous comprendrez!!!
Tous nos produits locaux sont chers, plus que les produits importés. Et pourquoi, pour nous forcer à consommer les produits importés.
Où sont nos chèrs élus???

Arrêtons donc de faire chier le peuple et encore une fois concentrons nous sur notre pays qui part en crouille!!

Portrait de blaiseman
17/février/2009 - 03h13

aujourd'hui en guadeloupe plusiseurs personne on subi la répression!! j'ai entendu des propos raciste,enfin des énormités comme si nous étions des chiens! les gendarmes sur place était vraiment des enragés,des betes féroce,c'était incroyable du jamais vu!!!!! si c'est la république bravo!

Portrait de schwartz
17/février/2009 - 02h48

Souvez-nous d'un certain 7 décembre 2003 où la population martiniquaise et guadeloupéenne devaient faire le choix entre être ou ne pas être autonome???
Je vous rappelle que ces chères békés ont pris une page entière dans le France-Antilles pour dire au peuple: "pa achté chatt' en sac" et que si la martinique obtenait son autonomie, que le RMI serait supprimé.
Voici le résultat aujourd'hui!!!
Vous devez en vouloir qu'à vous même d'avoir refusé et fait confiance à cette équipe de békés et de certains élus qui se sont fait acheté par ceux-ci!!!!

Portrait de zorey
16/février/2009 - 22h48

Histoire de rétablir quelques vérité... Bonne lecture.

Au cours du reportage consacré aux Békés martiniquais par la chaîne française CANAL +, on a pu entendre, entre autres insanités, de la bouche de M. Alain Huyghes-Despointes, la phrase suivante :

« En 1635, des nobles français colonisent l’île de la Martinique… »

Il y aurait de quoi rire, si cela ne révélait pas l’incroyable inculture, mêlée de duplicité, des « derniers maîtres de la Martinique ». En effet, il est bon de rappeler la composition des premiers colons :

. 60% de paysans venus du fin fond des provinces du Nord-Ouest de la France (Vendée, Normandie, Poitou, Bretagne etc.) qui étaient employés comme « engagés » ou « 36 mois » par quelques grands planteurs et qui travaillaient sur les « habitations » aux côtés des esclaves noirs. S’ils parvenaient à survivre au bout de leur période d’engagement, ils se voyaient octroyer un bout de terrain pour devenir propriétaires à leur tour. En 1635, au 17è siècle donc, l’école gratuite, laïque et obligatoire n’existait pas encore (ce sera le cas 2 siècles plus tard), donc la quasi-totalité de ces paysans est analphabète et parle les dialectes d’oïl (normand, poitevin, vendéen etc…).

. 30% de repris de justice, de malandrins, de hors-la-loi, bref de gens qui n’ont rien à perdre et qui sont prêts à tenter l’aventure vers l’Amérique afin de se refaire une nouvelle vie. Beaucoup d’entre ces gens de sac et de corde étaient d’ailleurs expulsés vers les colonies afin de purger le Royaume de France de ses impuretés.

. 10% de cadets de famille, c’est-à-dire de fils de nobles qui, dans le droit d’Ancien régime, ne pouvait bénéficier d’aucune part de l’héritage de leur père (cet héritage revenant tout entier à l’aîné) et qui n’ayant aucune perspective en France, tentaient eux aussi de se construire une vie meilleure par-delà l’Atlantique.

Autrement dit, contrairement à ce qu’affirme Alain Huyghes-Despointes, seule une infime minorité des Békés est d’origine noble. Tous les historiens sont d’accord là-dessus. Il suffit de lire le monumental travail de Petit-Jean-Roget (Béké lui-même), « La société d’Habitation à la Martinique—1635-1665 » ou encore Sydney Daney, Gabriel Debien ou Paul Butel pour se rendre compte que l’origine noble de nos actuels Békés relève de la pure fable. Et il ne faut pas se laisser tromper par la particule que beaucoup d’entre eux arborent : au 17è siècle, un Jean Martin, originaire du village appelé « La Garrigue », par exemple, se faisait appeler « Jean Martin de La Garrigue ». C’était courant, banal même, Et surtout ça n’indiquait aucune origine noble !

S’agissant des femmes békées, les choses sont encore moins reluisantes. A l’époque, les voyages vers l’Amérique sont longs (1 mois et demi), difficiles (cyclones) et surtout dangereux (pirates). De plus, ce continent inconnu a une mauvaise image : en Europe, elle est vue comme une terre sauvage, étrange, où vivent des « hommes à deux têtes » (sic) et qui n’a qu’un seul intérêt, celui de posséder de l’or. Le colon européen va donc aux Amériques pour essayer de s’enrichir au plus vite afin de retourner vivre en nabab dans le seul lieu où, selon lui, s’épanouit la Civilisation avec un grand « C », à savoir l’Europe. Le colon n’était pas venu fonder une nouvelle civilisation en Amérique ni planter la canne à sucre, le coton ou le café. Cela s’est fait par hasard. Jusqu’au 19è siècle, cette obsession du retour en Europe perdurera chez les Békés, soit plus de 2 siècles après leur installation aux îles ! Il n’y a qu’à lire pour s’en convaincre les « Mémoires d’un colon à la Martinique » du Béké Pierres Dessales, propriétaire de l’habitation Nouvelle Cité, à Sainte-Marie. Il passera sa vie à essayer de gagner suffisamment pour se réinstaller en France, chose qu’il fera pour sa famille, lui demeurant seul sur son habitation des années durant ! Et se lamentant sans arrêt de devoir vivre dans ce « maudit pays » !!!

Donc, au 17è siècle, début de la colonisation, très peu de femmes blanches émigraient vers ces « isles » mal connues et réputées dangereuses qu’étaient les Antilles. A tel point que les premiers colons sont obligés d’avoir recours aux Caraïbesses (femmes caraïbes) et quand ce peuple sera exterminé, aux femmes noires. Beaucoup de colons assiégeaient littéralement le cardinal Richelieu, premier ministre de l’époque, de lettres suppliantes : « Envoyez-nous des femmes ! ». Il y allait, en effet, de la perduration des établissements français aux Antilles, médiocrement rentables à cause du manque d’or. Alors Richelieu ordonna à sa maréchaussée de razzier des péripatéticiennes sur les quais de Nantes, de La Rochelle et de Bordeaux afin de les envoyer de force aux Antilles. Et quand leur nombre n’était pas suffisant, cette maréchaussée kidnappait des jeunes filles de quatorze-quinze ans (des enfants abandonnés donc) pour les expédier aux colons. S’il y eut donc 10% de nobles parmi les hommes colons, il y en eut…0% s’agissant des femmes colons. Aucune femme d’un certain rang - et surtout pas noble - n’aurait pris le risque, en ce 17è siècle, de partir à l’inconnu, à bord de bateaux peu fiables et dont les équipages étaient composés de rustres et de ruffians. Ce n’est que lorsque le miracle de la canne à sucre se produira, vers 1660-70, enrichissant brutalement les colons (qui deviennent dès lors « Békés ») ainsi que les grands ports de la métropole française, que le « Code Noir » interdira les unions - et même les relations sexuelles - entre Blancs et Noirs. Avant 1685, beaucoup de Blancs concubinaient avec des négresses et même se mariaient parfois (on a retrouvé des actes de mariage de ce type dans des archives paroissiales).

Monsieur Alain Hughes-Despointes réécrit donc l’histoire, comme le font d’ailleurs, nombre de Békés, afin de tenter d’effacer ces origines peu reluisantes.

C’est à la fois ridicule et pathétique. Ridicule parce qu’il n’y a aucune honte, quand on est Antillais, à avoir des origines peu reluisantes. C’est le cas de toutes les populations qui sont venues s’installer dans les îles ou qui y ont été emmenées de force. De même que 90% des Békés descendent de serfs et de putes, la grande majorité des esclaves noirs n’étaient pas des fils de rois, ni les Indiens (dits « Coulis ») des fils de Maharadjah, ni les Chinois fils d’empereurs, ni les Syriens fils de cheicks. Personne n’émigre de gaieté de cœur ! Surtout à l’époque où les voyages étaient très longs et où on ne disposait d’aucun moyen (téléphone, télévision, Internat etc…) de garder le contact avec sa terre natale. Partir était le plus souvent un voyage sans retour.

Les Noirs antillais descendent pour beaucoup de gens qui étaient déjà esclaves ou prisonniers de guerre en Afrique. On connaît le rôle sinistre d’intermédiaire joué dans la Traite par maints roitelets de la côte occidentale de l’Afrique. Il y a pu avoir, ici et là, un roi ou deux-trois nobles vaincus qui ont dû faire partie des « bois d’ébène », mais ce n’était pas très fréquent. Quand aux Indiens, ils descendent pour la plupart des « Intouchables », ces hors-castes qui, jusqu’à aujourd’hui, sont considérés comme la lie de la société indienne. Pourquoi un fils de Maharadjah abandonnerait-il ses épouses, ses serviteurs et son palais pour s’en aller couper la canne à sucre aux Antilles ? Pareil pour les Chinois. Il n’y eut guère qu’un seul Mandarin parmi ceux qui sont arrivés à la Martinique ! Et c’est parce qu’il avait été embauché comme interprète. Tous les autres étaient déjà des « Coolees » à Canton ou à Shanghai, c’est-à-dire des gens taillables et corvéables à merci. Quand aux Syro-libanais, ils ont fui leur pays à cause des guerres claniques qui s’y déroulaient, de la misère et de la colonisation franco-britannique.

Aucun Antillais (blanc, noir, indien, chinois ou syro-libanais) ne saurait donc se targuer d’une quelconque noblesse. Nous sommes tous les fils et filles de repris de justice, de bannis, de réprouvés, d’esclaves ou de fugitifs. Et quand aux métis (mulâtres, chaben etc…), ils sont le fruit de l’union de ces mêmes réprouvés, esclaves et fugitifs et donc sont des bâtards à la puissance 2.

Assumons notre bâtardise commune, messieurs les Békés, et tentons de rebâtir ensemble une société débarrassée de l’exploitation de l’homme par l’homme et du préjugé racial !

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Jean-Laurent Alcide

Portrait de zorey
16/février/2009 - 22h07

Désolé j'ai posté deux fois .

Portrait de zorey
16/février/2009 - 22h06

Belle diatribe duvaldelinini ,cette médiation utilisée par les meneurs de ce mouvement pourrais se retourner contre eux.Attendez que les "moun lot bô" réalisent la quantité de 4x4 et de BMW qui roulent ici ils risquent de vous retourner une réponse cinglante.La bas les "pauvres" n'ont pas le luxe du choix faire un crédit pour ma BM ou garder l'argent pour vivre ,vos compatriotes négropolitains inclus...Concernant les prix c'est le même probléme que celui de la grande distribution en France;
Tu parle de misére ,en Martinique il y a de la pauvreté pas de la misére ,pour étre allé a Haiti et en Afrique là il y a de la misére,c'est indécent de parler de misére pour nos DFA , en tout cas si misére il y a elle est plus surement intellectuelle qu'autre chose.J'ai voyagé sur les 5 continents arrétez de prendre nos DOM pour le centre du monde. En tout cas quand on vois le bordel prés des stations services et l'incivilité générale bon courage Mr Marie-Jeanne pour aboutir a votre noble projet d'indépendance avec de tels comportements....Aprés 2 semaines ce sera la guerre civile.N'en déplaise a certain aprés 24 ans de Martinique je pense étre fondé a porter un jugement.Pour dissiper tout malentendus je n'est jamais entretenu d'autre relation avec la composante Békés que professionnelle ,mes deux enfants sont métisse ,je ne suis pas Martiniquais mais eux oui !!!

Portrait de zorey
16/février/2009 - 21h51

Belle diatribe duvaldelinini ,cet crise des prix n'est pas une exclusivité Martiniquaise "lot bô cé mêm bagay" ,attendez qu'en métropole ils réalisent la quantité de 4x4 ,BMW etc; qui roulent ici ...
La médiatisation de ce mouvement pourrait se retourner contre les manifestants.Messieurs en métroploe il y a des gens qui meurent de frois et eux ils n'on pas le choix achetser la "BM" a crédit ou constrire une vrais maison !!!!

Portrait de duvaldelinini
16/février/2009 - 14h41

J'ai regardé l'émission... Franchement, j'en ai marre de ces journalistes métros qui débarquent avec leurs idées pré conçues et tirent de grandes conclusions sur l'"Apartheid" martiniquais.

La seule chose choquante, à mon avis, ce sont les propos du père Despointes sur la "race pure". Mais comment accorder du crédit à un type qui nous explique, en même temps qu'il parle de race pure, de "colons tous issus de Jacques Assier". On parle plus de consanguinité dans ces cas, non ?
Et pourquoi, notre bon petit journaliste métro dans son reportage sur les békés ne nous parle pas du béké Roger de Jaham qui a créé une association "Tous Créoles" ?

Ce même journaliste devrait faire un reportage sur les grandes familles "hexagonales", l'aristocratie. Je pense qu'on a le même type de répartition : 1% de la population française doit posséder plus de 50% du foncier et une grande partie de l'économie. Je ne connais pas un pays ou la majorité de la population possède la majorité des richesses. Et ce quelque soit l'ancienneté de la civilisation.
Il y a eu une tentative d'inversion du cours des choses : l'URSS. Les possédants ont été dépossédés, et les nouveaux possédants ont tous possédés sans partager leurs nouvelles possessions. C'est une description caricaturale certes, mais pas si loin de la réalité.

Le thème est à la mode, on parle de vie chère à la Martinique. Je ne connais pas les comptes de résultats et bilans de toutes les sociétés d'import de Martinique. Il y a peut être ou certainement de l'abus. Mais pour avoir travaillé dans la grande distribution et avoir moi même établi des prix de ventes, je peux aujourd'hui dire que les surcoûts ne sont pas là ou l'on veut faire croire qu'ils sont. Il faut comparer ce qui est comparable. Quand on calcule des prix ici, il faut tenir compte du stockage (en moyenne 3mois), des coûts de transport, des taxes à l'importation, des coût salariaux (moins d'automatisation, plus de main d'oeuvre due à nos petits marchés), du surcoût engendré par les grèves du port, etc... Le distributeur français, lui, passe sa commande par fax et est livré dans les 48 heures maximum de la quantité dont il a besoin.
Quand on négocie des prix d'achat avec un producteur, un industriel, on négocie des quantités. N'oublions pas que nous sommes un marché de 400 000 habitants. Pour se faire entendre et obtenir des prix (toujours moins interressant que ceux des multinationales comme Carrefour), il faut un poids certain. Alors, oui les békés (Hayot et Despointes), les nègres (Lancry) et les chinois (Ho HIO HEN) ont été obligés de faire des "plates formes" d'achat, des grossistes. Pour les plus importantes de ces plateformes, les achats sont mutualisés pour la Guadeloupe et la Martinique. Parce que si chaque magasin commandait dans son coin pour faire venir les petites quantités dont il a besoin, nous payerions nos marchandises beaucoup plus chères. Mais c'est vrai aussi que celà entraine des cumuls de marge. Cumul de marge qui permette aussi de créer de l'emploi, ne l'oublions pas. N'oublions pas non plus que quant on parle de magasin Carrefour,Champion, 8 à Huit, ici on parle de franchisés indépendants. Ils achètent aux entités export du groupe Carrefour.
Le seul contre exemple donné par le journaliste à la toute puissance béké est Robert Parfait qui résiste depuis 20 ans. Il me semble qu'il fait mieux que résister avec 2 hyper U, dont l'un des plus grands de France. Et puis, les pièces chez Auto GM ne sont pas moins cher qu'ailleurs.

Quant à la grande distribution, il me semble qu'elle a permis de faire chuter les prix dans beaucoup de secteur. Il faudrait faire une enquête économique sérieuse pour juger de l'efficacité de la grande distribution sur l'évolution des prix. N'oublions pas cependant que nous avons connu une hausse importante de tous les cours des matières premières avant notre fameuse crise internationale. Donc les prix ont forcément augmenté au cours des dernières années.

Je ne nie pas l'existence de la misère en Martinique. Mais est ce crédible de défiler pour le pouvoir d'achat, crier que l'on meurt de faim, paré de bijoux, de vêtement de marque ? Est ce crédible de se plaindre du coût de la vie et de se vanter d'être l'un des premiers départements en termes de consommation de Champagne ? L'un des premiers en termes de vente de téléphones portables ? Je me souviens d'un reportage de TF1 lors d'un salon du 4x4 ou un représentant de Land Rover se plaignait des difficultés du marché hexagonal mais se réjouissait de l'équilibre qu'amenait dans ces ventes les départements d'Outre Mer. Personne ne me fera croire que ce sont nos 1% de béké, soit 4 000 personnes hommes, femmes, enfants compris qui nous permettent d'avoir de si "bon" palmarès.

Revenons à notre reportage. Je suis plutôt heureux que nos békés aient compris l'importance du lobbying et qu'ils s'en servent pour défendre la banane. Nous devrions nous en inspirer pour d'autres dossiers... Que l'on soit pour ou contre la monoculture de la banane, le fait est qu'elle est aujourd'hui incontournable. Ni le groupe Hayot, ni aucun autre martiniquais n'a intérêt à la voir disparaître au profit de la banane dollar. Alors laissons les faire avec les armes qui peuvent être les notres. Ils n'ont rien inventé et toutes les branches d'activité, tous les courants de pensées ont leurs lobbyistes.
Que le béké fasse du lobbying pour utiliser du chloredécone et que le gouvernement accepte. Ou est la faute ? Qui a des scientifiques, des laboratoires d'analyse à disposition ? Ne serait pas à plus grande échelle un scandale du sang contaminé bis ? Ici la faute incombe à l'Etat. Le seul fait de demander à l'Etat n'entraine pas forcemment acceptation... nous en avons quelques exemples. Et puis notre vaillant journaliste devrait faire analyser les eaux des rivières de sa France vertueuse et toujours donneuse de leçon.

Il est quand même curieux que ce journaliste ne parle pas des sociétés métropolitaines qui s'installent en Martinique, de la facilité déconcertante que nos "z'oreilles" ont à s'installer, à créer des entreprises, à obtenir des prêts bancaires, à acheter des terrains et à construire.... Il est vrai que ce n'était pas un reportage sur la Martinique, mais sur nos derniers maîtres békés.

Je ne dis pas que nous vivons dans une société parfaite. Loin de là. Nous devrions être capable de faire notre auto critique. Nous n'avons pas besoin de donner de "grains à moudre" à des journalistes étrangers pour que notre pays soit montré du doigt de manière caricaturale. Les mauvais békés d'un côté, les pauvres nègres qui n'ont que la vulgarité comme moyen d'expression devant le port. Nous avons un pays dans lequel nous vivons (béké, nègre, mûlatre, chinois, indien) dans une harmonie relative. Préservons là. Unissons nous pour la consolider. Construisons ensemble notre avenir. N'attendons pas 200 milliard de "réparation" pour avancer.

Voilà, j'ai été un peu long, mais ce type de reportage m'exaspère. Nous avons nos qualités et nos défauts. Nos défauts et nos excès sont souvent mis en avant, jamais nos qualités. Mettons en avant nos réussites qu'elles soient békés,nègres ou mûlatres, car personne ne le fera pour nous. Utopies ?

Portrait de cricri16
16/février/2009 - 13h51

je remercie ce journaliste d'avoir révéler ce que tout le monde sait aux antilles, d'avoir dit tout haut ce qui se disait tout bas. Il était temps, malheureusement on se rend compte que dans les infos on ne parle pas de ce reportage.
"Loot" vis-tu aux antilles ou en France, à lire très propos j'ai vraiment l'impression que tu parles d'un sujet que tu ne connais ou que tu ne maitrises pas.
Je tiens à te dire que ce n'est pas les seuls antillais qui sont à 2 vitesses, j'ai travaillé dans le privé et dans le public, je vais te réveler une vérité "vrai" les français sont aussi à 2 vitesses!!!!!.
:)
Ce reportage mets c'est le feu au poudre, il est vrai que ce n'est pas à l'état de payer les 200€, demandé par nos compatriotes, mais c'est au béké de redistribuer le fruit du travail des antillais. La 110 fortune de France se truve en Martinique, celui qui tient des propos que je qualifierais d'hitleriens est un très bon ami à Hayot, nous sommes d'accord, ce même personnage nous montre un arbre généalogique, dans lequel il dit qu'ils sont tous liés d'une manière ou d'une autre par les liens du sang..
Je te laisse conclure!!!
Il est temps que cela change

Portrait de zorey
16/février/2009 - 03h05

Perle noire on attends ton commentaire !!!

Portrait de Perle Noire du 972
16/février/2009 - 01h16

Salut à tous,
Si vous avez vu le documentaire de Canal + sur les maitres de la Martinique, (si non, allez sur www.megavideo.com/?v=1q1m01nv ) ; je vous invite à lire l'interview du réalisateur, édifiant !

Interview de Romain Bolzinger, réalisateur des Derniers maîtres de la Martinique

Qu'avez-vous présenté aux Békés comme projet pour qu'ils vous ouvrent ainsi leurs portes ?

Ça ne s'est pas passé comme ça. On voulait faire un reportage sur la Martinique d'aujourd'hui : son économie, sa société, ses grandes figures. Évidemment pour bien comprendre ce qui se passe sur l'île en 2008, il est nécessaire d' appréhender ses spécificités historiques très fortes !

Je me suis donc d'abord intéressé aux grands patriarches de la communauté béké. Je suis allé voir Eric de Lucy, grand patron de la banane et directeur général du groupe Bernard-Hayot, et j'ai également rencontré Alain Huyghues-Despointes et bien d'autres personnalités non béké. J'ai bien-sûr dit que j'étais journaliste, je leur ai dit que je faisais un reportage sur l'économie de la Martinique et ses grands acteurs et que je voulais faire le portrait de ces personnalités qui jouent un rôle dans l' économie de l'île. Ils jouent un grand rôle et ne s'en cachent pas.

Ils voulaient me montrer qu'ils étaient puissants, ils m'ont emmené à l'Elysée, à Bruxelles au ministère de l'agriculture et de l'outremer,
partout où ils défendent leurs intérêts économiques... Je ne suis pas venu les voir en leur disant que je faisais un reportage sur la
communauté Béké. J'ai essayé de comprendre d'abord qui ils étaient, comment ils fonctionnaient. Et pour cela, il me fallait du temps.
On a établi une relation de confiance, ils m'ont longuement exposé les spécificités de leur communauté, ils savaient donc
pertinemment que j'allais en parler.

Le travail a-t-il été facile ?

Cela n'a pas été évident. Ils n'acceptent pas facilement que des journalistes s'intéressent à leur histoire. Mais finalement, les
questions tabou que je pose sur les Békés et leur histoire, je ne les ai posées qu'à la fin du tournage. C'était à ce moment-là qu'eux-mêmes étaient prêts à en parler. Je dirai même que j'ai senti chez une grande partie des blancs créoles que je rencontrais,
notamment dans la famille Huyghes Despointes, le besoin d'en parler. Une envie de s'expliquer, de raconter leur histoire...
Ils m'en parlaient tout le temps en off, dès que la caméra était éteinte... Et j'ai l'impression que les Békés sont un peu prisonniers de cette histoire...

Et le film débute avec Bernard Hayot, Eric de Lucy et Charles Rimbaud aux funérailles d'Aimé Césaire. Qu'avez-vous voulu nous montrer ? Une volonté de rapprochement des Békés ?

Je ne sais pas si c'est une volonté de rapprochement parce que quand je leur pose des questions, ils n'ont pas trop envie d'en parler. Ils sont présents aux obsèques, ils veulent que ça se voit. A mon avis, la communauté béké envoie des signaux de réconciliation dès qu'ils en ont l'occasion à la communauté afro-antillaise. C'est très positif, mais seules les grandes personnalités le font. Derrière, les autres se tiennent à l'écart, reclus, et force est de constater qu'aux funérailles de Césaire, on les comptait sur les doigts de la main.

Vous nous présentez une communauté qui truste les richesses. Vous vous en étonnez ?

Ma démarche est de comprendre cette situation et de faire connaître au plus grand nombre de Français une exception historique qu'on ne retrouve nulle part ailleurs dans le monde. C'est simplement surprenant qu'une petite communauté qui a colonisé, qui a réduit en esclavage, qui a résisté à la Révolution et qui, après l'abolition, a continué à prospérer, continue aujourd'hui de vivre entre eux, même si les békés sont intégrés à la société martiniquaise dont ils sont une émanation directe. Alors tout ça est surprenant et quand on l'apprend, on a envie de comprendre. On s'est mis dans une logique journalistique où l'on ne s'appuie que sur des faits avérés.
La vie chère... On n'invente pas !

En montrant une fille avec son chariot dans un supermarché et qui se prive de tout, n'avez-vous pas l'impression d'entretenir l'idée que les békés continuent d'exploiter les descendants d'esclaves ?

C'est un peu vite dit. Les békés n'exploitent personne. D'ailleurs le problème de la vie chère n'est pas un problème béké, il concerne tout l'outremer. C'est une question macro-économique qui concerne tous les entrepreneurs mulâtres, noirs, chaben, béké et métro, ou même chinois !
Maintenant, notre sujet, c'est les grands acteurs de l'île. On raconte l'économie de la Martinique à travers cette communauté qui pèse très lourd dans un certain nombre de secteurs comme l'agro-alimentaire, la grande distribution ou l'agriculture.

Vous revenez sur le chlordécone pour leur faire porter le chapeau aussi ?

Les faits existent. On sait qu'il y avait des relations très ténues entre les bananiers et certains politiques. Malgré une interdiction
européenne, 3 ministres successifs autorisent l'utilisation du chlordécone par dérogation pendant trois alors qu'il existe d'autres
produits : on ne peut pas faire comme si on ne le savait pas. Mais les Békés ne sont pas responsables à eux tout seul du problème de la contamination au chlordécone dans les Antilles. Il y a des politiques, et l'administration elle-même. Il n'y a pas de commission d'enquête parlementaire, il n'y a eu qu'un rapport d'information...

Le film fait scandale à cause des propos tenus par Alain Huyghues-Despointes. Que lui a-t-il pris de déclencher cet « Hiroshima » ?

Il a d'abord voulu me montrer quelque chose de peu connu, le fameux arbre généalogique. Et là, il a commencé à me raconter l'histoire.
Puis, dans un second temps, au cours d'une interview sur l'économie et la société martiniquaise, je lui demande pourquoi les Békés ne se sont jamais métissés. Vous connaissez la réponse qu'il m'a faite... On me montre un arbre où on voit que tous les Békés ont un lien de parenté et où aucun Noir n'est rentré, on demande pourquoi... Je suis journaliste, je pose des questions, il n'y a pas de piège. Et je rappelle qu'il n'y a aucune caméra cachée dans mon film.

Avez-vous conscience que ce film va soulever des passions ?

ça soulève une autre chose : est-ce que cette question avait déjà été journalistiquement traitée ? Si ça soulève des passions, c'est
probablement parce qu'on appuie là où ça fait mal, parce qu'on s'intéresse à une question un peu tabou.
Oui, on s'est intéressé en Martinique aux rapports entre les anciens colons et les anciens esclaves.

Hors champ
Avant l'interview dans les locaux de TAC Presse, Romain Bolzinger est pendu au téléphone avec José Huyghues-Despointes. Après l'interview, c'est Alain Huyghues-Despointes qui l'appelle... « C'est pire que la bombe d'Hiroshima ! », lance au journaliste l'octogénaire. « Vous vous êtes mis dans la merde tout seul... » M. Despointes semble considérer que ce n'est pas du racisme de dire cela... Le journaliste lui rappelle qu'il a parlé dans les rushes du film « d'hypocrisie ». Mais, Romain Bolzinger, surprenant notre intérêt, ferme la porte et achève sa discussion (longue) dans l'intimité.
Eric de Lucy aussi l'a appelé. Il a lu la critique dans Télérama, et lui aurait déclaré : « Je ne vous remercie pas !!! »

Portrait de lecerfvolant
15/février/2009 - 23h18

En complément...
Concernant le pourrissement recherché par le système « béké » et les réponses pressenties actuellement par le Gouvernement de faire porter l’effort sur l’ensemble des contribuables Français (RSA, subventions aux commerçants et producteurs « le système »).
Il n’est pas normal que le contribuable Français soit contraint de payer pour satisfaire un système injuste…
Etant donné que :
1) le secteur de la banane, premier employeur de la Martinique, est détenu par le système « béké »… ainsi que bien d’autres secteurs de l’économie Martiniquaise
2) les compagnies d’importation et les sociétés de distribution (centres commerciaux) sont détenues par le système « béké »…
Alors :
1) soit, le système « béké » assume l’augmentation des salaires de l’ensemble de ses employés
2) soit, le système « béké » baisse ses marges immorales (de 50% à 150%) de 20% sur l’ensemble des références vendus dans ses magasins
Et c’est bien à l’Etat Français et au Gouvernement, de faire appliquer les lois et de contraindre le système « béké » de céder aux sollicitations du peuple Martiniquais et non au contribuable Français de consolider les profits du système « béké ».

Portrait de lecerfvolant
15/février/2009 - 22h48

Je suis métropolitain (pâte à crêpe) et je soutiens le mouvement Martiniquais, et Antillais en général, dans sa lutte contre la « vie chère » et son combat pour plus de justice face au système « béké » ; système actuellement cautionné par le Gouvernement.

Ainsi, je vous invite à :
1) vous reporter au reportage diffusé dans le magazine « Spécial Investigation » [Canal+ programme, vendredi 30 janvier à 22h45] intitulé « Les derniers maîtres de la Martinique », une enquête de Romain BOLZINGER qui expose, pour une partie seulement, le système mis en place par les « békés » pour asservir la population Martiniquaise et faire payer à l’ensemble des contribuables Français leur situation de monopôle afin d’accroître leurs richesses (reportage disponible sur Internet)
2) écoutez KOLO Barst, un chanteur Martiniquais, dont les morceaux « Péyi Nou » et « Févriyé 74 » exposent la problématique et présentent l’histoire qui se risque de se reproduire…
3) participer à la dénonciation de ce système en sensibilisant vos Amis et autres relations

Actuellement le système « béké » recherche le pourrissement de la situation afin de générer encore plus de colère pour amener nos concitoyens à plus de violence et ce, afin que le Gouvernement puisse envoyer des Escadrons de Gendarmerie Mobile « EGM » afin de mater la rébellion, sans inquiéter le vrai coupable… le système « béké » qui sévit depuis plus de 450 années.

Soyons clairvoyant et dénonçons cette mécanique qui, dans une république qui se veut proposer un Développement Durable, recherche à entretenir une injustice…

Portrait de blaiseman
13/février/2009 - 23h24

je mélange rien du tout!!!!! il fon du fric sur notre tete k'il arrete point final!!!
byn justement en s'en fou il sont raciste!!!! mé k'il augmente les salaires et baisse les prix c tout,le reste on s'en fouu!!

Portrait de loot
13/février/2009 - 21h07

encore quelqu'un qui mélange vie chère et racisme
"mais la en ce rencontre k'ils ont fait du fric sur notre tete sa rend égri! de pluson savais k'ils étaient raciste!!"

Portrait de blaiseman
13/février/2009 - 19h53

byn moi je te parle des groupes de békés!! qui gère 20% de l'économie de la martinique!!!

Portrait de loot
13/février/2009 - 04h01

je ne comprends pas pourquoi tu parles de lui au pluriel
quelque chose m'échappe sûrement ...

Portrait de blaiseman
13/février/2009 - 03h39

le pobs loot c'est que la vie a toujours été chers parce qu'on croyait que c'était certaine raison ki fesais ke ! mais la en ce rencontre k'ils ont fait du fric sur notre tete sa rend égri! de pluson savais k'ils étaient raciste!! mais ils viennent le dire en public et avec mépris! ya donc là double raison d'etre dans cette situation là

Portrait de loot
13/février/2009 - 02h56

je m'étonne là
personne n'a encore baissé ma note de base de 5étoiles !
je devrais me faire plein d'ennemis là !

Portrait de loot
13/février/2009 - 02h51

ça a tjs été très cher aux antilles mais c'est depuis qu'il y a eu ce reportage que les gens se disent ah ben ouais c'est vrai c'est cher et ça a tjs été comme ça et ça ne m'a pas plus dérangé jusqu'à maintenant au moins pas assez pr exprimer ma frustration sur le net, mais comme c'est un raciste qui vend ces produits là cher (et que je suis la logique du reportage qui veut déchainer les passions) alors je me découvre un sentiment de révolte contre cette vie chère !
faut arrêter 2sec :|

la vie est chère mais certaines personnes se trompent de débat
bonne nuit

Portrait de leroy
13/février/2009 - 01h57

D'ailleurs, s'ils se font du fric, c'est grâce à leurs employés, ils n'ont aucun mérite, alors qu'ils aillent .... !!!

un discours de frustré(e)

ce que tu dis là est ridicule, comme si le gars allait tout faire tout seul dans son usine
avant d'être béké, ce sont avant tout des hommes d'affaire qui ont réussi à créer de grandes entreprises, tu leur reproches leur réussite

Loot, je tenais a te dire que cette réussite c'est faite grace a l'esclavage et ca tu ne peux pas le nié. donc c tout ta fai normal que ca nous laisse un gout amére dans la bouche. Loot toi qui te fait l'avocat du diable, sans t'en rendre compte explique moi pourquoi un yaourt a 1.70 en metropole et vendu par c famille a 7.00 au antlles.

Portrait de loot
13/février/2009 - 01h09

"Les békés ont les bras longs, et paieront pour enterrer cette affaire. "
Je ne vois pas pourquoi tu veux qu'ils payent quelque chose, ce n'est l'affaire que d'un seul homme et de toutes façons je ne vois pas à qui ils vont payer quoi que ce soit oO

"Toute vérité n'est pas bonne à dire, surtout quand il s'agit de vérités qui concernent les békés, c'est du n'importe quoi !!!"
ça aurait été un noir un tant soit peu influent, si il devait avoir des dessous de table pr cacher quelque chose ça aurait été la même ! alors il faut arrêter ce focus béké

encore des coms absurdes de la même personne
je crois que je vais m'arrêter là

je précise que je ne défends pas ce monsieur avant qu'on me sorte des répliques plus que prévisibles <_<

Portrait de loot
13/février/2009 - 01h02

D'ailleurs, s'ils se font du fric, c'est grâce à leurs employés, ils n'ont aucun mérite, alors qu'ils aillent .... !!!

un discours de frustré(e)

ce que tu dis là est ridicule, comme si le gars allait tout faire tout seul dans son usine
avant d'être béké, ce sont avant tout des hommes d'affaire qui ont réussi à créer de grandes entreprises, tu leur reproches leur réussite

enfin bref je préfère passer

Portrait de loot
13/février/2009 - 00h57

Je suis d'avis pour dire que la réaction actuelle des békés est hypocrite; ils cherchent à se défendre, pourtant M. DESPOINTES n'a fait que dire ce que les autres pensent tout bas.

non mais là je craque
va t'acheter une corde et un tabouret, je peux te les fournir si tu veux
et après c'est toi qui vas dire aux autres d'ouvrir les yeux, t'es sûrement plus aveugle que les béké à qui tu dis d'ouvrir les yeux j'hallucine sérieusement là mais grave

Portrait de SANDRO 971
12/février/2009 - 19h04

on comprend mieux la colère des antillais,il faudrait que les antillais de métropole suivent le mouvement de grève qu'il y a la bas .Tous ceux qui vont la bas en vacances voient la différence de prix .
http://www.megavideo.com/?v=1q1m01nv

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