03/11/2011 14:43

France Soir : Alexandre Pougachev étudiera les offres de reprise

Alexandre Pougachev, propriétaire de France Soir, se dit prêt à étudier d'éventuelles offres de reprise du titres, tout en travaillant sur son propre plan de suppression de l'édition papier pour passer au "100% numérique" gratuit, a-t-il déclaré jeudi.
Interrogé sur l'offre que son ancienne directrice générale Christiane Vulvert a déposée mercredi chez l'administratrice judicaire, il s'est montré critique : "On ne nous a pas à ce stade présenté un plan de continuation fiable et crédible" du quotidien, placé sous procédure de sauvegarde jusqu'à fin décembre, a-t-il dit.
"Pour 67% du journal, Mme Vulvert me demande de payer 15 millions d'euros et d'apurer le passif, de payer les 3 millions de dette, n'importe qui peut me dire 'donnez-moi 15 millions et je reprends le journal', c'est ridicule". "Si on nous présente une offre sérieuse, nous l'étudierons", a-t-il affirmé.
"On avait prévu d'arrêter l'édition papier mi novembre, mais comme le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) doit être révisé, on arrêtera un peu plus tard, le 15 décembre" , a-t-il précisé.
La Direction des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) a demandé cette semaine que le PSE présenté par la direction soit revu pour cause de "carence".
Le PSE, qui accompagne un plan de suppression de 89 emplois sur 127, "était légal mais insuffisant", a expliqué le patron de France Soir. "Sa nouvelle version sera présentée devant le Comité d'entreprise la semaine prochaine", a-t-il dit.
Christian Vulvert, qui a dévoilé jeudi les grandes lignes de son projet pour France Soir, a assuré de son côté qu'elle allait rencontrer les dirigeants de France Soir la semaine prochaine pour discuter de son offre.
Elle a considéré "normal que le propriétaire de France Soir apure le passif et finance une année de perte pour permettre la reprise du titre". 

"Quand LVHM a vendu la Tribune, ils ont versé 40 millions d'euros au repreneurs, c'était trois ans de pertes", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse.
"Aujourd'hui, il n'y a pas d'autre offre de reprise", a affirmé Alexandre Pougachev. "Il reste deux mois, il peut y avoir un miracle", a-t-il ironisé.

Si le journal n'est pas cédé et qu'il arrête l'édition papier, "j'investirai 20 millions d'euros et je vise l'équilibre d'exploitation à trois ans", a assuré le jeune patron.

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