09/01/2009 15:42

Télé Toulouse (TLT): le tribunal de commerce donne un sursis

Le tribunal de commerce de Toulouse a accordé vendredi à Télé Toulouse (TLT), en redressement judiciaire, un délai jusqu'au 20 février pour présenter des engagements "précis" permettant la survie de la chaîne de télévision locale, selon la direction et le personnel.

Le tribunal examinait à huis clos la situation de l'entreprise, en redressement judiciaire depuis le 18 novembre à la suite d'un dépôt de bilan, pour décider de poursuivre la période d'observation, éventuellement jusqu'au 18 mai, ou de prononcer la liquidation judiciaire.

Le tribunal a accordé un sursis jusqu'au 20 février, les actionnaires s'engageant à assurer jusqu'à la fin février le paiement des charges sans aggraver le passif de TLT (environ 2,2 millions d'euros).

Toutefois, selon la représentante du personnel, Anne Oriol, il leur a demandé "d'arrêter de jouer au poker et d'abattre leur cartes avant de revenir au tribunal le 20 février pour pouvoir continuer la partie".

Jeudi, quatre actionnaires, la mairie de Toulouse, La Dépêche du Midi, Sud Communication (groupe Pierre fabre) et la Caisse d'Epargne régionale (environ 20% chacun), avaient "réaffirmé leur volonté de maintenir TLT en activité".

Ils précisaient que le cinquième partenaire, le groupe Lagardère (environ 20%) qui avait fourni les dirigeants de TLT de 2002 à juillet 2008, avait décidé de se retirer, et ajoutaient qu'Olivier Sadran, en tant que président du Toulouse Football club (TFC), acceptait d'entrer au capital "tout en conditionnant son entrée à la réussite du plan de restructuration".

Le président actuel de TLT Pierre Carli (Caisse d'Epargne) a indiqué vendredi qu'il avait fait part au tribunal de ses "contacts" avec le TFC et des "signes d'intérêts" de cet actionnaire potentiel mais concédé que l'accord n'était "pas finalisé".

Selon l'avocate du personnel, Me Christine Vaysse-Lacoste, "le délai d'un mois seulement n'est pas une déception, car les engagements des actionnaires étaient insuffisants et le tribunal veut des réponses nettes, précises, concrètes avant même d'examiner un plan de restructuration".

La dernière mouture du plan soumis par le directeur général Franck Demay au tribunal de commerce, à la mi-décembre, prévoyait de ramener le nombre de CDI de 36 à 24 et celui des intermittents et CDD de 13 équivalent-temps plein à 4.

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Vos réactions

Portrait de jugreco
9/janvier/2009 - 23h41

pourquoi un sursis.....stop maintenant ok c est Grave pour l emploi mais pas pour nous les toulousains .....
:roll:

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