26/10/2011 13:09

Renvoi au 23 mai du procès Havas dans lequel comparaît Alain de Pouzilhac

Le tribunal correctionnel de Nanterre a renvoyé mercredi au 23 mai le procès de l'ancien PDG d'Havas, Alain de Pouzilhac, dans l'attente de l'examen de la demande de dépaysement de son avocat par le procureur général de la Cour de cassation.

L'ancien PDG d'Havas et actuel président de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF), Alain de Pouzilhac, est cité devant le tribunal correctionnel de Nanterre, à l'issue d'une enquête préliminaire, pour abus de biens sociaux, soupçonné d'avoir profité de son poste pour verser à un collaborateur une compensation de 300.000 euros.

La présidente de la 14e chambre, Fabienne Siredey-Garnier, a fixé du 23 au 25 mai les dates de ce procès, l'avocat de M. de Pouzilhac, Me Olivier Metzner, ayant annoncé au tribunal qu'il allait adresser "dans la semaine" une demande de dépaysement de ce procès au procureur général de la Cour de cassation.

Cette requête est motivée selon l'avocat par "la proximité évidente" entre le procureur de Nanterre Philippe Courroye et l'un des plaignants, Vincent Bolloré, actuel président du conseil d'administration d'Havas mais également par "le climat perturbé au tribunal de grande instance de Nanterre".

L'avocat d'Alain de Pouzilhac avait adressé auparavant cette requête au procureur général de cour d'appel de Versailles, qui l'a rejetée vendredi au motif que ses critiques visaient Philippe Courroye et non les magistrats du parquet de Nanterre, ne remettant donc pas en doute leur objectivité.

A l'issue d'une enquête préliminaire, le parquet de Nanterre avait jugé qu'il disposait de charges suffisantes pour citer Alain de Pouzilhac, actuel président de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF) et PDG de la chaîne d'informations France 24, ainsi que son ancien directeur financier, Jacques Hérail, soupçonné d'avoir imaginé un montage financier profitant à un collaborateur, Thierry Meyer.

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