05/01/2009 14:55

34 à 57% de grévistes à Fr3 Rhône-Alpes-Auvergne & Bourgogne

La grève nationale à France 3 a été fortement suivie lundi dans les régions Rhône-Alpes-Auvergne (avec 34% de grévistes selon la direction) et Bourgogne (entre 55 et 57%), contre 27% au niveau national.

Les grévistes des régions se sont notamment inquiétés de la suppression partielle de la publicité, entrée en vigueur lundi à France Télévisions, qui selon eux menace en première ligne les éditions régionales.

"Avant 20H00, il va falloir caser le plus de pub possible, il n'y a donc plus de place pour les éditions locales. En gros, cette tranche de 19h-20h, c'est une tranche de publicité interrompue par un peu d'information", a déclaré à la presse Myriam Figureau, déléguée SNJ à France 3 Rhône-Alpes-Auvergne, en marge d'une assemblée générale des grévistes.

"Résultat, en région, les éditions locales sont avancées à 18H38, au lieu de 18H50, qui était une meilleure exposition horaire" et le journal régional, avancé à 18H55 selon la direction, sera précédé d'un "tunnel de publicité", s'alarment les journalistes dans un communiqué.

A la rédaction de France 3 Bourgogne, à Dijon, une soixantaine des 143 salariés se sont réunis sur le grand plateau de la chaîne régionale, où étaient venus les soutenir des parlementaires socialistes.

"Nous allons continuer à nous battre au Sénat" contre cette réforme, qui doit commencer à être examinée mercredi à la Chambre haute, a déclaré Didier Mathus, vice-président du groupe PS à l'Assemblée nationale, en charge des médias et de l'audiovisuel.

"Et ensuite nous saisirons le Conseil constitutionnel sur des propositions qui ne nous semblent pas conformes, comme la désignation des présidents de chaînes par l'exécutif", a ajouté M. Mathus.

"La télévision publique est en danger et ses salariés ont raison de se mobiliser, c'est pour cela que je suis venu leur apporter mon soutien", a affirmé François Patriat, sénateur (PS) et président du conseil régional de Bourgogne. Autant d'assurances qui n'ont pas rassuré les syndicalistes présents.

"Nous avons bien peur de ne plus avoir les moyens d'assurer les programmes", s'est notamment inquiété Jean-Pierre Billot, délégué CFDT-média.

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