02/01/2009 13:59

Israël va autoriser 8 journalistes étrangers à entrer à Gaza

Israël va autoriser huit journalistes étrangers à se rendre dans la bande de Gaza dont l'accès est interdit à la presse internationale depuis le début de l'offensive contre le Hamas, a indiqué vendredi l'Association de la Presse étrangère (FPA).

Cette décision fait suite à une injonction de la Cour Suprême qui a ordonné à l'Etat de permettre à un groupe de huit journalistes d'accéder à la bande de Gaza, selon la FPA qui se fonde sur le texte de l'injonction.

La FPA s'est félicitée qu'une autorisation de passage ait été enfin accordée tout en exprimant sa "grave préoccupation" pour le nombre réduit d'autorisations qui sont réclamées par des dizaines de journalistes.

Un des vice-Premiers ministres israéliens, Eli Ishaï (Commerce et industrie) s'est en revanche réjoui des limitations imposées aux médias.

"Nous ne pouvons permettre à la presse internationale de servir de bureau de relations publiques pour les terroristes du Hamas" a-t-il déclaré dans un communiqué. "Les journalistes qui insistent tant pour rentrer à Gaza feraient mieux d'aller voir les enfants de Sderot, d'Ashkelon et de toute la périphérie de la bande de Gaza, et d'avoir honte", avait déclaré mercredi le directeur du Bureau gouvernemental de presse, Daniel Seaman, chargé des accréditations pour les journalistes travaillant en Israël.

Depuis le début de l'offensive israélienne, les points de passage avec la bande de Gaza sont ouverts à l'acheminement de l'aide humanitaire internationale mais fermés au passage des personnes. Exceptionnellement, le terminal d'Erez a été ouvert vendredi pour permettre à quelque 400 personnes possédant une double nationalité de fuir Gaza sous les bombes.

Ces départs d'étrangers interviennent alors que l'armée israélienne a achevé ses préparatifs en vue d'une possible offensive terrestre à Gaza. Le terminal d'Erez était fermé depuis le début des opérations samedi dernier, sauf pour permettre le passage d'un nombre limité de blessés civils palestiniens soignés dans des hôpitaux israéliens.

L'accès de la presse étrangère à la bande de Gaza, soumise à un blocus depuis le coup de force du Hamas en juin 2007, est régulièrement interdit par Israël. Plusieurs médias internationaux, dont les agences de presse, couvrent le conflit grâce à des journalistes palestiniens travaillant à Gaza.

Les seuls points de passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur sont avec Israël, sauf à Rafah à la frontière avec l'Egypte où le passage est interdit aux journalistes.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de sadou
10/janvier/2009 - 00h25

et tu oublie une chose, c est que en israel l armée est obligatoire pour les habitants d israel mais aussi pour les juifs du monde entier imagine toi un juif francais qui n a jamais connu israel ( terre) arrivé a l age ses parents l envoie en israel pour faire l armé, et non en france (sauf pour une minorité)
le monde juifs defend israel le monde musulman defend la palestine voila tout

Portrait de sadou
10/janvier/2009 - 00h17

j aimerais te rappeler coolmika que tu t informes peut etre tres mal
tu sais pour te faire croire qu israel n a rien a voir avec ces problemes il peuve tout dire, lié ca a iran, lié cela a la syrie, mais sais tu d ou vienne les armes ISRAELIENNE????

Portrait de coolmika
4/janvier/2009 - 18h19

De « l'obus du pauvre » confectionné à base de sucre au début des années 2000, jusqu'aux missiles Grad, qui viennent de frapper pour la première fois Beersheva, à 40 km de la bande de Gaza : en quelques années, le Hamas est parvenu à allonger la portée de ses roquettes pour atteindre, désormais, Israël en profondeur, et créer la panique chez plus de 800 000 de ses ressortissants. Progressivement, ses tirs de roquettes ont remplacé les attentats suicides, comme principale arme contre l'État hébreu.

Ce « saut qualitatif » est dû à un renforcement des liens logistiques entre le Hamas et son allié iranien, via le Hezbollah libanais et la Syrie. Depuis la victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes de 2006, « des centaines de ses membres sont allés suivre des entraînements en Syrie et en Iran », affirme au Figaro un ancien responsable de la sécurité de l'Autorité palestinienne à Gaza. Ce sont les cadres de la branche militaire du Hamas, qui détiennent l'expertise en matière de lancement de roquettes, et non pas les centaines de membres des forces de l'ordre, qui ont été tués par Tsahal, depuis le début de son offensive, il y a une semaine. D'où la poursuite des tirs contre le sud de l'État hébreu. « Ces cadres sont cachés dans l'entrelacs de tunnels et de bunkers que le Hamas a construit depuis qu'il a renversé l'Autorité palestinienne à Gaza en juin 2007 », explique un observateur palestinien à Gaza.

Ce camouflage souterrain est l'autre nouveauté dans la stratégie de défense du Hamas face à Tsahal. Les islamistes ont en effet tiré les leçons de la très bonne résistance du Hezbollah au Liban face à Israël, durant la guerre de l'été 2006. S'inspirant du Parti de Dieu, le Hamas a creusé des galeries souterraines, lui permettant d'échapper aux bombardements israéliens, et aux drones, ces avions sans pilote qui repèrent les cibles à frapper. Le Hamas compte également sur ces bunkers pour faire face à une offensive terrestre de Tsahal. Ils permettent de stocker des armes, voire même de s'entraîner, comme c'était le cas dans les tunnels récemment mis au jour à Hébron, en Cisjordanie.

300 tonnes d'explosifs importés à Gaza

Plus de 400 roquettes artisanales ou de fabrication iranienne (Grad 1) ont été tirées, depuis une semaine. Le Hamas en dispose encore de plusieurs milliers, dont des katiouchas et des Grad 2, de plus longue portée, que les islamistes pourraient utiliser, en cas d'attaque terrestre. Les missiles pénètrent à Gaza, via les 200 à 300 tunnels de contrebande que le Hamas contrôle à la frontière avec l'Égypte, et dont une centaine seulement ont été détruits par Tsahal. Grâce à ces cavités, le Hamas a pu importer, selon Israël, 300 tonnes d'explosifs, qui lui manquaient pour la détonation des missiles, mais également des munitions antichars et des fusils d'assaut. « Les Grad parviennent en pièces détachées à Gaza, puis sont assemblées par les experts du Hamas qui ont été formés en Syrie ou en Iran », souligne un diplomate. Comme le Hezbollah, le Hamas dispose de petites unités très mobiles, communiquant entre elles par talkie-walkie. Persuadé qu'une offensive militaire israélienne était inéluctable, le Hamas a établi ces derniers mois un haut conseil de guerre, dirigé par Ahmad al-Jabari, un des chefs des brigades Ezzedine al-Qassam, sa branche armée, et Saïd Siam, son ancien ministre de l'Intérieur dans le gouvernement d'union nationale palestinien.

« En 2005, 70 % des roquettes n'atteignaient même pas Israël », se souvient un ancien artificier de la police palestinienne. « Mais à force de tâtonner, le Hamas a progressé, dans la détonation à la cible ou dans la stabilisation en vol de ses engins », ajoute-t-il. Cela étant, ses missiles manquent encore de système de guidage. « Les Iraniens ne donnent pas au Hamas toutes les armes que ce dernier réclame », affirme un proche de sa direction en exil. Pour Téhéran, donner davantage, c'est davantage contrôler : « or le Hamas y est opposé, il reste attaché à son indépendance », assure ce sympathisant. Récemment encore, Téhéran n'aurait pas accédé à une demande d'assistance du Hamas, d'après des sources proches du renseignement israélien. À Gaza, des responsables du Hamas promettent des « surprises » si Tsahal pénétrait en territoire palestinien. Fanfaronnade ? Pas sûr. Certains redoutent que le Hamas se serve de la poignée de djihadistes étrangers ou locaux, que le mouvement intégriste a laissé prospérer à ses flancs, pour commettre des attentats suicides contre les chars israéliens.

Portrait de symplynina
4/janvier/2009 - 18h17

Et blah blah bli....
Encore du HS, tu m'as traité de Judéophobes sur une citation qui n'était pas de moi point.Je t'ai répondu qui faut apprendre à lire les guillemets point. Pas la peine de me rabacher encore ton disque rayé salut :mrgreen:

Portrait de symplynina
4/janvier/2009 - 18h14

Tu as parfaitement raison! :arrow:

Portrait de symplynina
4/janvier/2009 - 17h59

Juber : " Viens à la maison y a le Printemps qui chante....viens à la maison tout les oiseaux t'attendent"...Je ne prend plus la peine de lire tes sottises qui sont remplis de haine et de mensonge spéctaculaire--->Quand bien meme ils y habitaient ça ne leur donne pas le droit de décimer un peuple et ce n'est pas les Palestiniens les coupables d'ailleurs. Les Tziganes, victims eux aussi de l'holocauste, peuple n'ayant pas de Terre aussi sont un peuple de nomades tout comme les Juifs qui selon LEUR religion sont voués à être à l'exil c'est pas moi qui l'invente les juifs orthodoxes pratiquant le disent!
Personne te parle de mettre les juifs à la mer, mais personne aussi ne doit cautionner de rayer un peuple pour en créer un autre et ça tu l'oublie en essayant d'aller sur un autre terrain qui n'a rien à voir ça n'en donne pas encore le droit de décimer des gens innocents!!!, soit j'en ai fini avec toi, les monodialogues ne m'interessent pas, les gens fermés à la paix Commune avec un partage juste et equitable aussi.

Portrait de minimeparis
4/janvier/2009 - 10h22

c'est incroyable le nombre de conneries qui peuvent être débitées dans les sujets sur Israël, il s'agit ici d'un post sur la liberté de la presse, où l'on nous dit que 8 journalistes vont pouvoir accéder dans les territoires. je vois pas où est le débat enflammé? ou alors juste histoire de taper encore sur l'un ou sur l'autre? je suis désolée mais sur ce blog personne ne convainc personne, sur ce genre de topic c'est juste à celui qui écrira le plus long post avec plein de chiffres histoire de "faire vrai" mais, raisonnablement, le débat ne se fait pas sur un blog.
si vous voulez vous balancer des saloperies faites le en privé, ou alors c'est du voyeurisme

Portrait de juber
4/janvier/2009 - 09h56

Pas du tout, pas du tout !!! Quand donc accepterez-vous le postulat que les Juifs n'ont fait que revenir chez eux, après avoir été chassés, pillés et expulsés de chez eux ??? Ce n'est pas au peuple palestinien de payer la Shoah mais, en affirmant ce fait, cela ne doit pas sous-entendre que les Juifs n'ont pas droit à un pays : si ce n'est pas sur la terre de leurs ancêtres, c'est où ??? En Allemagne ? A Madagascar ? En Floride ???

Portrait de juber
4/janvier/2009 - 09h48

Quant à toi, arrête un peu de jouer les intelligents misérabilistes ou le misérable intelligent : Israel est un fait. A chaque fois que j'entends "sioniste", j'ai l'image d'Ahmanenijad sous les yeux, celui qui rêve de "rayer Israel de la carte". Au fond de toi, tu sais très bien qu'on ne peut pas mettre tous les Juifs à la mer, ni tous les tuer. Donc, il ne reste que la négociation. Et en signant des accords de paix avec l'Egypte et la Jordanie, Israel a prouvé que des concessions acceptables sont possibles. Ces 2 pays garantissent à Israel des frontières sûres et la sécurité des personnes et des biens : c'est tout. Restera toujours l'épineux problème de Jerusalem : la dernière fois que les Arabes en avaient le contrôle, ils avaient fait de l'esplanade du Mur des Lamentations le plus grand dépôt d'ordures du Moyen-Age, autant pour humilier ce lieu religieux que pour dégoûter les Juifs étrangers de s'y rendre prier, puisque les Israeliens n'avaient pas le droit d'y aller. Alors, avant de critiquer Israel, commencez par regarder les erreurs historiques des Arabes et des Palestiniens ; c'est trop facile de dire qu'Israel ne vit que grâce à l'aide américaine. Si vous saviez ce que l'URSS a donné aux pays arabes limitrophes : 10 fois plus, au moins. Mais au moins, en Israel, les gens bossent au lieu de passer les journées à manifester et à ruminer contre l'ennemi. La vie n'est pas facile en Israel, mais les gens s'amusent et bossent, créent des richesses et, même si chaque matin, l'israelien se réveille en se demandant s'il sera toujours vivant le soir, il prend sa voiture, se rend à son boulot et va dans les supermarchés. Au risque d'un attentat. Oh non, rien n'est idyllique en Israel, mais il y a une démocratie, une VRAIE démocratie ; enfin, les Isreliens n'accepteront jamais la mort d'un seul de leurs concitoyens. En France ou en Europe, on s'en fout totalement mais, pas là-bas. Parce qu'il y a une pulsion de vie extraordinaire. Rien n'est morbide ni mortifère : Israel veut vivre et vivra. Maintenant, certains adversaires peuvent choisir le camp de la guerre à outrance, simplement parce qu'il faut tuer "des" juifs. On ne voit pas en Israel des mères accepter que leurs enfants sse ceinturent la taille d'explosifs pour aller tuer aveuglêment et mourir par la même occasion. Le jour où les mères palestiniennes aimeront plus leurs enfants qu'elles ne détstent les juifs, peut-être que beaucoup de choses changeront.

Un petit mot pour Symplynina : tu me parles d'un minuscule groupuscule qui ne représentait que lui-même (19 personnes recensées) pour essayer de minimiser la poignée de main entre le Grand Mufti de Jerusalem et Adolf Hitler. Entre une Autorité religieuse importante et un agglomérat de quelques fous fanatiques, tu crois que c'est comparable???

Portrait de symplynina
4/janvier/2009 - 01h53

Erreur encore :
Comment osé dire que les Arabes ont vendus leur terres quand seulement 300 000 hectares l'ont été avant 48 (27 millions hectares total)et le reste? Des dons Anglais c'est ça? Comme par hasard...
Et plus de chiffres plus bas pour les curieux.
Vois-tu leur misère actuelle? difficilement comparable à la vie de luxe de la plupart des Israéliens.

Par rapport au Mufti, j en connais d'autres qui ont connu de près les Allemands eh oui! je t'ai fait une ptite reponse à ce sujet plus bas ;-):mrgreen: Trouves autres chose Tartine!

Portrait de symplynina
4/janvier/2009 - 01h47

Je te le remet ici : :-)cher habitant de la planete terre ;-)

On parle de terrorisme à tout va mais les premiers terroristes sont ceux qui ont mis cette pagaille :
Du temps de la Palestine mandataire (mandaté en fait plus par ce cher M. Weizmann^^) :
-"La population juive passe de 83 000 en décembre 1918 à 650 000 en 1948."
- "Refusant le projet sioniste, la population arabe organisera à plusieurs reprises des troubles (émeutes de 1920 et de 1929), et même un véritable soulèvement, entre la fin de 1935 et 1939 (la Grande Révolte arabe). Pour répondre à cette révolte, les Britanniques réduisent drastiquement l’immigration juive en 1939, et annoncent que sous 10 ans, la Palestine pourra devenir un État indépendant unitaire (donc à majorité arabe)".--->En fait c'est tout le contraire qui se passe...
Mais ça n'arrange quand meme pas les affaires de certains :
- "Après la Seconde Guerre mondiale, les sionistes entrent donc en conflit avec le Royaume-Uni. Les groupes radicaux (Irgoun et Lehi) utilisent le terrorisme contre les villages palestiniens et l'administration britannique "tiens vous avez dit terroriste???

Et là Zorro est arrivé ; et les "Britanniques retirent leurs troupes du pays, laissant le champ libre aux groupes sionistes pour vider le pays de sa population palestinienne". (Source Wikkkki tjrs --->Vider :-O
"Ainsi, plus de 800.000 Palestiniens vont se retrouver sur le chemin le l'exil."--->Y en a qui on de la mémoire sur les chiffres que d'un coté
Et en 2009, on s'offusque de l'état actuel des choses

Mais ça ça ne compte pas aussi , il y a pas de fumée sans feu. Faut pas juste savoir compter ce qui arrange. La paix ça veut pas simplement dire "faire et signer ce que dit et veux Israel" sous la menace, et la menace Palestienne n'en ai pas une de taille pour Israel qui a un territoire vaste, des moyens enorme qui ne loupent jms leur cibles, la preuve avec cette propagande, certains ont le temps de filmer et d'autres crevent.

Alors si tu crois que tes pauvres chiffres justifient ce qui se passe actuellement, si tu crois que ton patée va te faire passer pour une victime, si tu crois representé aussi tout les Israeliens en employant le "nous", si tu crois faire passer les Juifs pour des "rejetés" de la Terre, je crois vraiment qu'on t'as depourvu de cervelle. Faut pas se croire plus vieux que son grand-père, et arrete de montrer du doigt les internautes qui ne sont pas responsable du passé, je vois que tu n'as que 33ans et que tu habites à Paris alors si tu trouves que la France "t'irrites"trop car elle a "croisé les bras" et qu'il te faut absolument vivre avec les "tiens" qui ont décimer une population pour l'a remplacer bon vent et bonne conscience.
Heureusement qu'ils ne sont pas tous comme ça, sinon on pourrait l'attendre lgtps la Paix/

Portrait de symplynina
4/janvier/2009 - 01h28

Désolée cher habitant de la planête Terre^^ quand on sait si bien faire dans la lamentation pour faire pleurer dans les chaumières on a au moins le respect de dire tout les chiffres :-)
Encore une propagande qui fera sourire du monde, un conseil lis mon commentaire plus bas tout les chiffres y sont. Un conseil aussi revoit bien ta géographie en disant d'Israel 'si minuscule', ton histoire et surtout arrete de te dire "persécutés" par tout le monde, la couverture internationale sur Israel a assez duré!
"Si cela vous ennuie, Chers habitants de la planète Terre , eh bien, rappelez-vous combien de fois, dans le passé, vous nous avez causé des ennuis." ---->C'est vrai c'est au peuple Palestinien de payer la Shoah :-) encore une fois et c'est par pitié qu'il faut encore se taire aujourd'hui et accepter en gros c'est vos dires. N'est ce pas les Palestiniens les seuls à vous avoir ouvert les portes pdt qu'en Europe on vous rejeter?

Je savais pas qu'on pouvait débiter autant d'absurdités.

Portrait de symplynina
4/janvier/2009 - 01h18

Après reflexion je pense même qu'Eve Angeli a plus d'humanité que toi, la preuve elle défend la cause animale :-)
Tu parlais du Mufti de Jerusalem un jour, j ai envie de te rappeller ceci :
Au début de janvier 1941, une organisation sioniste avait soumis une proposition formelle aux diplomates allemands à Beyrouth pour une alliance politico-militaire avec l'Allemagne de guerre. L'offre a été rédigée par les "fervents militants pour la Liberté d'i-sraël", mieux connue sous le nom de Lehi. Cette proposition ayant pour but la solution de la question juive en Europe avait nécessité la participation active du groupe sioniste Lehi dans la guerre à côté de l'Allemagne (eh oui!) tout en engageant l'activité militaire, politique et informationnelle du Lehi dans la Palestine et, après certaines mesures organisationnelles, en dehors aussi.

Donc, si nous devrions discuter du péché originel d'un tel "état", sa création, en plus d'être illégitime sur tous les points, s'est alliée dès sa première aube aux mouvements radicaux, racistes et nationalistes ;
Bon il faudrait encore des pages mais je n'ai pas de temps à perdre pour ceux qui lisent ce qui les arrangent...

Portrait de coolmika
4/janvier/2009 - 01h17

Chers Habitants de la Planète terre,

Navré de vous perturber !

Je comprends qu ' en ce moment, nous autres, Israéliens, vous irritons.
Il s ' avère, en effet, que vous êtes vraiment contrariés, fâchés, voire indignés.
En fait, vous êtes souvent fâchés contre nous.

Aujourd'hui, c'est pour l'utilisation excessive de la force contre les dirigeants "innocents !" du Hamas.
- Récemment, c'était pour "la répression brutale des Palestiniens".
- Avant cela, c'était pour le Liban.
- Avant encore, c'était à cause du bombardement du réacteur nucléaire de Bagdad, de la guerre de Kippour et de la campagne du Sinaï.

Il s'avère que la victoire des Juifs et, par conséquent, leur survie, vous fâchent énormément.

Naturellement, Chers habitants de la planète Terre , longtemps avant l'existence de l ' État d ' Israël, nous, membres du peuple juif, vous avons irrités.

- Nous avons irrité le peuple allemand qui a élu Hitler.
- Nous avons irrité le peuple autrichien qui l'a applaudi à son entrée dans Vienne.
- Nous avons irrité un bon nombre de nations d ' Europe de l ' est, dont les Polonais, Slovaques, Lithuaniens, Ukrainiens, Russes, Hongrois, Roumains.

D ' ailleurs, l ' i r r i t a t i o n que nous causons au monde remonte à fort loin dans l ' histoire.

- Nous avons irrité les Cosaques de Chmielnicki, qui ont massacré des dizaines de milliers d ' entre nous, entre 1848 et 1849.

- Nous avons irrité les Croisés qui, en route pour libérer la Terre Sainte , étaient tellement irrités par les Juifs, qu ' ils nous ont massacrés en quantité énorme.

- Nous avons irrité, durant des siècles, une Eglise catholique qui a fait de son mieux pour établir notre parenté par des inquisitions.

- Nous avons irrité l ' ennemi juré de l ' Eglise, Martin Luther, qui, dans son appel à brûler les synagogues - avec les Juifs à l ' intérieur -, a fait preuve d ' un remarquable esprit chrétien œcuménique !

Et c ' est parce que nous étions fâchés de vous fâcher de la sorte, Chers habitants de la planète Terre , que nous avons décidé de vous quitter, si l ' on peut dire, et de créer un Etat juif.

Notre raisonnement était que, vivant en contact étroit avec vous, en tant que résidents étrangers dans les divers pays qui sont les vôtres, nous vous contrariions, vous irritions, vous dérangions. Y avait-il, dès lors, une meilleure idée que celle de vous laisser, afin de vous témoigner notre affection et de bénéficier de la vôtre ?

Et c ' est ainsi que nous avons décidé de revenir chez nous, dans la patrie même dont nous avions été expulsés, 1.900 ans plus tôt, par un monde romain qu'apparemment, nous avions aussi irrité !

Hélas, Chers habitants de la planète Terre , il s ' avère que vous êtes difficiles à contenter.

Après vous avoir quittés, vous et vos pogroms, vos inquisitions, vos croisades et vos holocaustes, après avoir pris congé du monde en général pour vivre seuls dans un petit Etat à nous, nous continuons à vous irriter !

- Vous êtes fâchés de ce que nous réprimions les pauvres Palestiniens.

- Vous êtes très en colère de ce que nous ne renoncions pas aux territoires de 1967, qui sont, à l'évidence, l'obstacle à la paix au Proche-Orient.

- Moscou est contrarié.

- Washington est contrarié.

- Les Arabes "radicaux" sont contrariés.

- Et les doux Egyptiens modérés sont contrariés.

Eh bien, Chers habitants de la planète Terre , prêtez attention à la réaction d'un Juif normal d'Israël.

En 1920, 1921 et 1929, il n ' y avait pas de "territoires de 1967" pour faire obstacle à la paix entre les Juifs et les Arabes !!

En fait, il n ' y avait pas d ' Etat juif pour irriter qui que ce soit.

Néanmoins, les mêmes Palestiniens, opprimés et réprimés, ont massacré des dizaines de Juifs à Jérusalem, Jaffa, Safed et Hébron. En 1929, rien que dans cette dernière ville, 67 juifs ont été massacrés en une journée.

Chers habitants de la planète Terre , pourquoi les Arabes de Palestine ont-ils massacré 67 Juifs en un jour, en 1929 ?

Etait-ce par colère contre l ' agression israélienne de 1967 ?

Et pourquoi 510 Juifs, hommes, femmes et enfants, ont-ils été massacrés durant les émeutes arabes, entre 1936 et 1939 ?

Etait-ce en raison de l ' irritation arabe pour 1967 ?

Et quand vous, Chers habitants de la planète Terre , avez proposé, en 1947, un plan onusien de partition de la Palestine - qui aurait permis la création d ' un "Etat palestinien" à côté d ' un Israël minuscule -, et que les Arabes ont crié "Non!" et ont déclenché la guerre et tué 6.000 Juifs, cette irritation avait-elle pour cause l ' agression de 1967 ?

Et à propos, Chers habitants de la planète Terre , pourquoi n ' avons-nous pas entendu votre cri de colère à ce moment-là ? !

Les ' pauvres Palestiniens ' qui, aujourd ' hui, tuent des Juifs avec des mortiers, des explosifs, des bombes incendiaires et des pierres, font partie du même peuple qui, quand il avait tous les territoires dont il exige maintenant qu ' ils lui soient donnés pour son Etat, a essayé de jeter l ' Etat juif à la mer.

Les mêmes visages grimaçants, la même haine, le même cri de "itbah-al-yahud, massacrez le Juif !", que nous voyons et entendons aujourd ' hui, ont été vus et entendus alors.

Le même peuple, le même rêve : détruire Israël.

Ce qu ' ils n ' ont pas réussi à réaliser hier, ils en rêvent aujourd ' hui...

Et nous ne devrions pas les réprimer ?

Chers habitants de la planète Terre ,

Vous êtes restés les bras croisés durant l ' Holocauste.

Vous êtes restés les bras croisés, en 1948, quand sept Etats déclenchaient une guerre que la Ligue Arabe comparait fièrement aux massacres perpétrés par les Mongols.

Vous êtes restés les bras croisés, en 1967, lorsque Nasser, follement acclamé par des foules déchaînées, dans toutes les capitales arabes du monde, fit le serment de jeter les Juifs à la mer.

Et vous resteriez les bras croisés demain, si Israël était menacé d ' annihilation.

Et puisque nous savons que les Arabes Palestiniens rêvent chaque jour de cette annihilation, nous ferons tout ce qui nous est possible pour rester vivants sur notre terre.

Si cela vous ennuie, Chers habitants de la planète Terre , eh bien, rappelez-vous combien de fois, dans le passé, vous nous avez causé des ennuis.

De toute façon,
Chers habitants de la planète Terre,
même si cela doit vous causer du tracas,
il y aura toujours un Juif en Israël
qui voudra rester vivant
et garantir la sécurité de ses enfants et petits-enfants.

Navré de vous perturber !

Portrait de symplynina
4/janvier/2009 - 01h07

Eh bien, en voilà encore un discours de différent maintenant c'est de passage...faudrait savoir.
Bref, il y a des guillemets sur la phrase cité ce qui prouve que je n'en suis pas l'auteur alors apprend à lire déjà, et arrete de traiter tout les gens de Judéophobes pcq tu n'as rien d'autres à dire, je ne t'ai pas qualifié d'Arabophobe malgré tes propos et l'oublie volontaire de fait historique sur l'existance d'un peuple avant Israel, c'est juste des millions de personnes :-)
Et please arretes tes copier coller en disant 40 fois la même chose c'est gonflant, sert toi de tes méninges pour répondre :-)

Portrait de juber
4/janvier/2009 - 01h00

on dirait un communiqué officiel de gouvernement terroriste du Hams , dslé mais ca marche pas avec nous allez raconter votre baratin ailleurs

Portrait de juber
4/janvier/2009 - 00h59

Erreur et mensonges ! Avant que la première guerre ne soit déclarée par les Arabes, beaucoup de palestiniens ont préféré suivre les "conseils" du Grand Mufti de Jerusalem (celui-là qui avait serré la main d'Hitler, quelques mois plus tôt), les exhortant "à vendre leurs propriétés aux Juifs, puisque ce conflit n'allait durer que quelques jours et qu'à la victoire annoncée, ils reprendraient possession de leurs biens, avec en plus l'argent des Juifs !". Que les judéophobes ne soient pas très fiers de ce passage, cela se comprend mais, ce fait est réel.

Portrait de juber
4/janvier/2009 - 00h55

Voltaire, c'était quand ??? Et, entre nous, ce n'est vraiment pas mon écrivain préféré, loin de là.

Portrait de juber
4/janvier/2009 - 00h54

+ 100

Portrait de juber
4/janvier/2009 - 00h53

A la limite, je préfère être Eve Angeli qu'Adolf Hitler ou Dieudonné...

Portrait de juber
4/janvier/2009 - 00h53

De ton long soliloque, tout ce que j'ai retenu, c'est qu'une synagogue a été confisquée pour en faire une mosquée : quel bel exemple de tolérance et de respect...

Portrait de juber
4/janvier/2009 - 00h45

C'est vrai qu'en matière de terrorisme, les judéophobes en connaissent un rayon...

Portrait de juber
4/janvier/2009 - 00h40

ton vocabulaire franchement judéophobe ôte toute crédibilité ; à vous écouter, vous les judéophobes, tout juste si vous accepteriez l'idée que les Juifs ont été "de passage" sur leur Terre Sainte !!! C'est vrai que vous $etes encore à croire que "Les Protocoles des Sages de Sion" est une oeuvre authentique !!!

Portrait de juber
4/janvier/2009 - 00h35

Faux, faux, faux, archifaux !!! Il n'y a pas eu 200.000 Pieds-Noirs à être restés sur le sol algérien mais 23.500, dont la moitié avait conclu un statut d'expatrié afn de donner forme au nouvel état.

Portrait de symplynina
3/janvier/2009 - 22h55

Il n'y a jamais eu "une terre sans peuple" en tout cas pas en Palestine:
On lit dans le journal israélien : *Yediot Aharonoth* du 14/7/1972:
"Il n'y a pas de sionisme, de colonisation,
d'Etat juif, sans l'éviction des Arabes et l'expropriation de leurs terres"
( Yoram Ben Porath)
Et je ne parle pas de l'épuration ethnique!!
Beghin écrit "qu'il n'y aurait pas eu d'Etat d'Israel sans la victoire de Deir Yassin" (254 habitants massacrés )

Des lois furent instaurées ( ex: la loi 124) elle donne au dirigeant militaire le droit de suspendre quand il veut les droits des citoyens, comme celui de se rendre sur ses terres par exemples ,
Des villages arabes sont détruits, leurs maisons, leurs cimetières, leurs tombes...
Les habitants sont poussés à l'exode à cause de la terreur qui règne dans la région ( Deir Yassin, Sabra Chatillah, Kafr Kassem....) et leurs terres sont données à des colons juifs.
Savez-vous que 385 villages arabes sur 475 ont été passés au bulldozer?
"Pour convaincre qu'avant Israel, la Palestine était un "désert" des centaines de villages ont été rasés au bulldozer avec leurs maisons, leurs clôtures, leurs cimetières, et leurs tombes "**
Israel Shahak: Le racisme de l'Etat d'Israël (P152)

Pour que les colons puissent s'intaller par la force , ils ont été armés.
Un million et demi de Palestiniens ont été chassés de leurs terres :
De 6,5% en 1947, la "terre juive" est passée à 93% aujourd'hui.

En 1880 il y a 25000 juifs en Palestine sur une population de 500 000 habitants
En 1947 ( après diverses immigrations ) il y a 600 000 juifs en Palestine.
Alors qu'en 1948, 650 000 Arabes habitaient dans les territoires qui allaient devenir: l'Etat d'Israël. En 1949 il en restait 160 000.
Le 11 Juin 1967 plus de 20 000 maisons ont été dynamitées en Israël et en Cisjordanie.
Le 31/12/1922 il y avait au recensement britannique 757 000 habitants dont 663 000 Arabes( 590 000 Arabes musulmans et 73 000Arabes chrétiens) et 83 000 juifs soit: 88% d'Arabes et 11% de juifs.
En Juillet 1937 un rapport sur la production des agrumes estime que sur les 30 millions de cageots dont s'accroitera la production mondiale se répartissent comme suit entre les pays producteurs d' agrumes :
Palestine ; 15 millions
USA :7 millions
Espagne :5 millions
Autres pays (Chypre, Egypte, Alérie...) 3 millions
Cela suffit comme preuves pour affirmer que la Palestine n'a JAMAIS été "une terre sans peuple", ou il en faut d'autres??? (Merci à Hadan)

Portrait de symplynina
3/janvier/2009 - 22h41

Alors Juber, Champion toute catégorie de la mauvaise foi...pas crédible pr un sou.
Une terre du milénaire voyez vous ça...et pourquoi pas depuis le Big Bang? Et quand bien meme c'est pas la foire aussi...Il n'existe pas de terre sans peuple et encore moins pour un peuple sans terre (Torah)
Connais tu l'histoire? Oui, celle dans les bouquins pas celle que tu réinvente au grès de tes envies...

"Il apparaît à l'évidence que le fantasme d'un peuple juif millénaire et la réalisation de son installation dans son foyer prétendument national se sont accompagnés d'une propagande mensongère de négation radicale de l'existence de la population légitime de Palestine. Il ne pouvait en être autrement: pour faire place nette, les sionistes ne pouvaient tout simplement pas faire l'économie du mensonge et de la violence, sous peine de voir leur projet échouer. Jusqu'à aujourd'hui."

Ce n'est plus interessant de te lire, arguments irrecevables, histoire baclée et remixer à ta sauce, propos déformés...Eve Angeli sort de ce corps!!!!:mrgreen:

Portrait de symplynina
3/janvier/2009 - 22h25

En même temps dans un forum il est question de blalater, si ça te dérange tu sais où clicker ;-)

Portrait de tvsansfil
3/janvier/2009 - 20h43

Pour JUBER

« Mes parents appartenaient à ceux qu’on appelait les libéraux. Ni engagés dans le FLN [Front de libération nationale] ni du côté des partisans jusqu’au-boutistes de l’Algérie française. Juste des gens, malheureusement très minoritaires, qui refusaient d’accepter le statut réservé aux “musulmans” et les injustices incroyables qui en résultaient. On s’imagine mal aujourd’hui à quel point le racisme régnait en Algérie. A Ouled Fayet, tous les Européens habitaient les maisons en dur du centre-ville, et les “musulmans” pataugeaient dans des gourbis, en périphérie. » Des habitations précaires faites de murs en roseau plantés dans le sol et tenus entre eux par des bouts de ficelle, sur lesquels reposaient quelques tôles ondulées en guise de toiture. « Ce n’était pas l’Afrique du Sud, mais presque. »

En janvier 1962, une image s’est gravée dans les yeux du jeune garçon. « C’était à El-Biar [un quartier des hauteurs d’Alger]. Deux Français buvaient l’anisette à une terrasse de café. Un Algérien passe. L’un des deux se lève, sort un pistolet, abat le malheureux, et revient finir son verre avec son copain, tandis que l’homme se vide de son sang dans le caniveau. Après ça, que ces mecs aient eu peur de rester après l’indépendance, je veux bien le croire... » Pour ses parents, en revanche, « il n’a pas été question une seconde de partir. C’était la continuité. Ils avaient toujours désiré une vraie égalité entre tout le monde, ils étaient contents de pouvoir la vivre ».

En septembre 1962, ses deux mille Européens ont déserté Ouled Fayet, sauf les Vialin. Les petites maisons coloniales se sont retrouvées rapidement occupées par les Algériens des gourbis alentour — « ce qui est tout à fait naturel », précise l’ancien pilote. Sa mère rouvre seule l’école du village. Dès 1965, la famille acquiert la nationalité algérienne. « Et finalement, je me sens algérien avant tout. A Air Algérie, ma carrière s’est déroulée dans des conditions parfaitement normales ; on m’a toujours admis comme étant d’une autre origine, mais sans faire pour autant la moindre différence. »

André Bouhana, lui non plus, n’a jamais craint de demeurer là. « J’ai grandi à Ville Nouvelle, un des quartiers musulmans d’Oran. Je parlais l’espagnol, comme mes parents, mais aussi l’arabe dialectal, puisque tous mes copains étaient arabes. Ce n’est pas comme les Européens qui habitaient le centre-ville. Donc, au moment de l’indépendance, pourquoi j’aurais eu peur ? » Aujourd’hui, à 70 ans, Bouhana habite dans une misérable maison à Cap Caxine, à l’ouest d’Alger. Entouré de nombreux chiens et chats, il survit grâce aux 200 euros de l’allocation-vieillesse que dispense le consulat français à une quarantaine de vieux pieds-noirs sans ressources. « Mais, surtout, j’ai des amis algériens, des anciens voisins, qui vivent en France, et qui m’envoient un peu d’argent. » Et sa famille rapatriée ? « Vous rigolez ! Pas un euro ! Ils ne me parlent plus. Ils ne m’ont jamais pardonné de ne pas avoir quitté l’Algérie. »

Et puis, il y a Félix Colozzi, 77 ans, communiste, engagé dans le maquis aux côtés du FLN, prisonnier six ans dans les geôles françaises (dont la terrible prison de Lambèse, près de Batna), devenu ingénieur économiste dans des entreprises d’Etat. Et André Lopez, 78 ans, le dernier pied-noir de Sig (anciennement Saint-Denis-du-Sig), à cinquante kilomètres d’Oran, qui a repris l’entreprise d’olives créée par son grand-père, et qui y produit à présent des champignons en conserve. Et le père Denis Gonzalez, 76 ans, à l’intelligence toujours très vive, « vrai pied-noir depuis plusieurs générations », qui, dans le sillage de Mgr Duval, le célèbre évêque d’Alger honni par l’OAS, a choisi de « rester au service du peuple algérien ».

Et même Prosper Chetrit, 78 ans, le dernier juif d’Oran depuis la mort de sa mère, qui rappelle que « trois mille juifs sont demeurés à Oran après 1962 », et que, « pour eux, la situation n’a commencé à se détériorer qu’à partir de 1971, quand les autorités ont confisqué la synagogue pour la transformer en mosquée, et que le dernier rabbin est parti. Mais moi, précise-t-il, tout le monde sait que je suis juif, et tout le monde m’estime ».

« On a eu ce qu’on voulait,
maintenant on oublie le passé
et on ne s’occupe que de l’avenir »
Il était donc possible d’être français et de continuer à vivre dans l’Algérie indépendante ? « Bien sûr ! », s’exclame Germaine Ripoll, 82 ans, qui tient toujours avec son fils le petit restaurant que ses parents ont ouvert en 1932, à Arzew, près d’Oran. « Et je vais même vous dire une chose : pour nous, la situation n’a guère bougé. Le seul vrai changement, c’est quand on a dû fermer l’entrepôt de vin, en 1966, lorsque la vente d’alcool est devenue interdite. Mais ça ne m’a jamais empêchée de servir du vin à mes clients. »

Au fur et à mesure de ces entretiens avec des pieds-noirs, ou « Algériens d’origine européenne », comme certains préfèrent se nommer, une nouvelle image apparaît, iconoclaste par rapport à celle qui est véhiculée en France. L’inquiétude des Européens était-elle toujours justifiée ? La question demeure difficile à trancher, sauf dans le cas des harkis (5). Certes, les déclarations de certains leaders nationalistes ont pu paraître inquiétantes. En premier lieu, la proclamation du 1er novembre 1954, qui affirme la volonté du FLN d’ériger une Algérie démocratique « dans le cadre des principes islamiques ». Toutefois, la plupart des pieds-noirs de France semblent avoir complètement oublié que durant cette guerre, la direction du FLN a pris soin, à plusieurs reprises, de s’adresser à eux afin de les rassurer. « Moi, je les lisais avec délectation », se souvient très bien Jean-Paul Grangaud, petit-fils d’instituteurs protestants arrivés en Kabylie au XIXe siècle et qui est devenu, après l’indépendance, professeur de pédiatrie à l’hôpital Mustapha d’Alger, puis conseiller du ministre de la santé. Dans le plus célèbre de ces appels, lancé de Tunis, siège du gouvernement provisoire, le 17 février 1960 aux « Européens d’Algérie », on peut lire : « L’Algérie est le patrimoine de tous (...). Si les patriotes algériens se refusent à être des hommes de seconde catégorie, s’ils se refusent à reconnaître en vous des supercitoyens, par contre, ils sont prêts à vous considérer comme d’authentiques Algériens. L’Algérie aux Algériens, à tous les Algériens, quelle que soit leur origine. Cette formule n’est pas une fiction. Elle traduit une réalité vivante, basée sur une vie commune. » La seule déception qu’ont pu ressentir ceux qui ne sont pas partis est liée à l’obtention de la nationalité algérienne, puisqu’ils furent obligés de la demander, alors qu’elle devenait automatique pour les Algériens musulmans. Mais c’était en 1963, donc bien après le grand départ des pieds-noirs.

En ce qui concerne leurs biens, les Européens qui sont restés n’ont que rarement été inquiétés. « Personne ne s’est jamais avisé de venir nous déloger de notre villa ! », s’exclame Guy Bonifacio, oranais depuis trois générations, à l’unisson de toutes les personnes rencontrées. Quant au décret de nationalisation des terres, promulgué en 1963 par le nouvel Etat socialiste, il n’a concerné que les très gros domaines, les petites parcelles laissées vacantes, et éventuellement les terres des Français qui, bien que demeurés sur place, ont refusé de prendre la nationalité algérienne. Vieille Oranaise pourtant toujours très remontée contre les Algériens, Jeanine Degand est formelle : « J’ai un oncle qui possédait une trentaine d’hectares du côté de Boutlélis. En 1963, les Algériens lui ont dit : “Ou tu te fais algérien, et tu gardes ta ferme ; ou tu refuses, et on te la prend.” Il avait sa fierté, il a refusé, et on la lui a prise. C’est sûr que, s’il avait adopté la nationalité, il l’aurait toujours. »

Il n’a non plus jamais été suffisamment souligné avec quelle rapidité la paix complète est revenue en Algérie. « Je suis arrivé dans le pays à l’été 1963, raconte Jean-Robert Henri, historien à la Maison méditerranéenne des sciences de l’homme, à Aix-en-Provence. Avec ma vieille voiture, j’ai traversé le pays d’est en ouest, dormant dans les coins les plus reculés. Non seulement, avec ma tête de Français, il ne m’est rien arrivé, mais à aucun moment je n’ai ressenti le moindre regard d’hostilité. J’ai rencontré des pieds-noirs isolés dans leur ferme qui n’éprouvaient aucune peur. » « C’est vrai que, dès août 1962, plus un seul coup de feu n’a été tiré en Algérie, affirme F. S. (6), l’un des historiens algériens les plus reconnus de cette période. C’est comme si, le lendemain de l’indépendance, les Algériens s’étaient dit : “On a eu ce qu’on voulait, maintenant on oublie le passé et on ne s’occupe que de l’avenir.” » Marie-France Grangaud confirme : « Nous n’avons jamais ressenti le moindre esprit de revanche, alors que presque chaque famille avait été touchée. Au contraire, les Algériens nous témoignaient une véritable reconnaissance, comme s’ils nous disaient : “Merci de rester pour nous aider” ! »

Finalement, on en vient à se demander pourquoi tant de « Français d’Algérie » ont décidé de quitter un pays auquel ils étaient aussi charnellement attachés. Lorsqu’on leur pose cette question, en France, ils évoquent presque toujours la peur, alimentée par le climat de violence générale qui régnait en Algérie dans les derniers mois de la guerre — avec, mis en exergue, trois faits dramatiques de 1962 : la fusillade de la rue d’Isly, le 26 mars à Alger ; le massacre du 5 juillet à Oran ; et les enlèvements d’Européens (lire « Trois événements traumatisants »).

« Le déchaînement de violence, fin 1961 - début 1962, venait essentiellement de l’OAS, rectifie André Bouhana. A cause de l’OAS, un fossé de haine a été creusé entre Arabes et Européens, qui n’aurait pas existé sinon. » Et tous d’insister plutôt sur l’extrême modération avec laquelle le FLN a répondu aux assassinats de l’OAS. « A Arzew, se souvient Germaine Ripoll, l’OAS était présente, mais les Algériens n’ont jamais menacé aucun Français. » Quant aux enlèvements (deux mille deux cents Européens disparus entre 1954 et 1962, sur une population d’un million), un certain nombre d’entre eux étaient « ciblés ». « Dans mon village, affirme Jean-Bernard Vialin, seuls les activistes de l’OAS ont été enlevés. »

« Les Européens ont eu très peur, analyse Stora. Mais peur de quoi ? Peur surtout des représailles aveugles, d’autant que les pieds-noirs savaient, et savent toujours, que le rapport entre leurs morts et ceux des Algériens était d’au moins un pour dix (7) ! Quand l’OAS est venue, un grand nombre d’entre eux l’a plébiscitée. Ils avaient donc peur des exactions de militants du FLN, en réponse à celles de l’OAS. Pourtant, une grande majorité d’Algériens n’a pas manifesté d’esprit de vengeance, et leur étonnement était grand au moment du départ en masse des Européens. »

« Nous vivions de facto
avec un sentiment de supériorité.
Nous nous sentions plus civilisés »
Mais, si la raison véritable de cet exode massif n’était pas le risque encouru pour leur vie et leurs biens, qu’y a-t-il eu d’autre ? Chez Jean-Bernard Vialin, la réponse fuse : « La grande majorité des pieds-noirs a quitté l’Algérie non parce qu’elle était directement menacée, mais parce qu’elle ne supportait pas la perspective de vivre à égalité avec les Algériens ! » Marie-France Grangaud, fille de la bourgeoisie protestante algéroise (d’avant 1962), devenue ensuite directrice de la section sociale à l’Office national algérien des statistiques, tient des propos plus modérés, mais qui vont dans le même sens : « Peut-être que l’idée d’être commandés par des Arabes faisait peur à ces pieds-noirs. Nous vivions de facto avec un sentiment de supériorité. Nous nous sentions plus civilisés. Et puis, surtout, nous n’avions aucun rapport normal avec les musulmans. Ils étaient là, autour de nous, mais en tant que simple décor. Ce sentiment de supériorité était une évidence. Au fond, c’est ça la colonisation. Moi-même, j’ai dû faire des efforts pour me débarrasser de ce regard... »

Portrait de coolmika
3/janvier/2009 - 20h39

1. La riposte israélienne est un acte légitime d'auto-défense, au terme de huit ans de retenue, dont six mois d'une soit disant "trêve" durant lesquels villes et villages en bordure de la bande de Gaza ont été quotidiennement arrosés de roquettes et de tirs de mortier.

2. Face à la menace du fondamentalisme extrémiste et du terrorisme islamiques, Israël est en première ligne d'un front commun avec tous les pays occidentaux, dont la France.

3. La communauté internationale s'abstient de réagir contre le terrorisme Irano-hamassien, et préfère juger Israël – et le condamner – selon un système de deux poids et deux mesures.

4. La France ne se serait certainement pas abstenue de réagir si des villes comme Strasbourg, Lille ou Nice avaient été quotidiennement bombardées par des roquettes, des fusées et des bombes de mortier. Il est même probable qu'elle n'aurait pas attendu aussi longtemps pour réagir et protéger la population civile de ces agglomérations urbaines.

5. Les nids de terrorisme sont intentionnellement cachés au sein de la population civile de Gaza. C'est pourquoi il est absolument impossible, malheureusement, d'éviter que des civils soient atteints lorsque des objectifs tels que bases de tir ou dépôts de munitions et d'explosifs sont visés - et visés avec une précision chirurgicale. Nous n'avons pas d'excuses à présenter à ce sujet, dont l'écrasante responsabilité repose entièrement sur le Hamas.

6. Nous déplorons très sincèrement et profondément toute perte de vie humaine, des deux côtés de la frontière. Nous faisons tout notre possible pour les éviter, nous diffusons des avertissements à la population de Gaza. Les terroristes du Hamas, par contre, tentent diaboliquement de faire le plus grand nombre possible de victimes innocentes parmi la population civile.

7. Nous avons totalement évacué la bande de Gaza il y a plus de trois ans. Il n'y a pas un seul soldat, pas un seul soi-disant "colon" israélien qui y soit resté. Ce que nous avons reçu en contrepartie, ce sont des tirs de roquettes sur nos agglomérations civiles.

8. L'opinion s'émeut de la pénurie qui sévit à Gaza. Rien n'empêchait ses autorités de ravitailler la population en vivres plutôt qu'en roquettes et en explosifs. Il n'y a rien de plus surréaliste que la vue de camions israéliens apportant médicaments, vivres et carburants aux points de passage dans le cadre de l'aide humanitaire à la population de Gaza, mitraillés par les gens du Hamas, sans doute intéressés à ce que la situation se détériore encore.

9. Les victimes des deux côtés servent la dialectique immorale du Hamas – soit pour se glorifier de ses succès, soit pour exhiber leurs "martyrs".

10. La fin des combats nécessite une intervention massive de la communauté internationale, avec une participation majeure de l'Égypte, afin d'empêcher le Hamas de poursuivre le harcèlement de nos villes et villages, et faire en sorte que Guilad Shalit, kidnappé et détenu en otage depuis deux ans et demi, soit libéré et rendu à sa famille sain et sauf.

11. Dans un deuxième temps, le plan de paix arabe pourra éventuellement servir de plate-forme pour la poursuite de la négociation à venir, tant avec l'Autorité Palestinienne qu'avec la Syrie. La menace iranienne est trop grave pour que les pays de la région, et la communauté internationale, ne s'entendent pas pour s'en prémunir.

Portrait de tvsansfil
3/janvier/2009 - 20h38

La bibliothèque d'Oxford nous raconte aussi des conneries sur la dernière phase de réflexion par Voltaire sur l'Islam.

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