30/12/2008 10:15

Le procès du lanceur de chaussures sur Bush reporté

Le procès du journaliste irakien qui a lancé ses chaussures sur le président américain George W. Bush a été reporté à une date non précisée, a annoncé mardi à l'AFP le porte-parole de la Cour centrale criminelle d'Irak.

"La Cour centrale criminelle d'Irak a reporté le procès du journaliste Mountazer al-Zaïdi jusqu'à ce que la Cour de cassation rende sa décision", a indiqué à l'AFP le porte-parole Abdel Sattar Bereqdar.

L'avocat du journaliste irakien, Dhiya al-Saadi, avait indiqué dimanche l'AFP avoir déposé une demande d'annulation de la procédure. "Notre recours se base sur le fait que Zaïdi a simplement exprimé son refus de l'occupation et de la politique de répression contre les Irakiens", avait expliqué l'avocat, pour qui "l'acte de Zaïdi entre dans le cadre de la liberté d'expression".

Le procès était initialement prévu le 31 décembre.

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Vos réactions

Portrait de Calimero34
4/janvier/2009 - 06h54

Bien sûr le lancer de chaussure est symbolique en Irak, comme il est symbolique de laisser ses chaussures à l'entrée d'une mosquée. Mais cela va tellement au-delà de cet accès de colère médiatique ! En tant que journaliste, c'est vrai que la déontologie aurait voulu qu'il s'exprimât de manière plus éloquente mais son geste devenu planétaire a eu tellement plus d'impact que le plus brillant des meilleurs papiers des meilleurs journalistes que finalement son but est atteint : ridiculiser un Président en exercice qui a fait tant de mal à son pays et à des pays à des milliers de kilomètres de son Texas natal. Alors finalement, bravo à ce journaliste courageux qui finalement a exprimé en un geste ce que des millions de personnes pensent de la politique d'un Bush dépassé par ce qu'il a entrepris pour soi-disant rétablir la paix; l'Amérique ne sort pas grandie de 8 ans de Bush et les dernières élections US ont montré à quel point il avait failli ne laissant à McCain que des miettes.
J'espère que le verdict sera clément (même s'il risque entre 5 à 15 ans de prison pour "agression contre un chef d'Etat étranger lors d'une visite officielle" et lui aussi symbolique : obligation de se déchausser à toutes les futures conférences de presse auxquelles il assistera !! :) par exemple ou obligation de s'entraîner à mieux viser :mrgreen:
Finalement en y réfléchissant bien, ce journaliste Mountazer Al-Zaïdi a traité par la meilleure des dérisions une politique inutilement violente, violemment sanglante et somme toute inutile. Bien sûr que le terrorisme et la violence sont inacceptables, bien sûr que les attentats et les guerres au nom d'une religion - quelles qu'elles soient chrétiennes ou musulmanes - l'Inquisition ça nous dit quelque chose ? - sont détestables mais les guerres pour raisons d'état le sont tout autant, les guerres soit-disant légitimes n'ont aucun fondement.
Pour terminer - et c'est bien une Ironie avec un I - car on parle ici quand même de dizaines de milliers de victimes (américaines ou irakiennes), tapez "lancer de chaussures" dans Google et vous verrez que les premières pages sont plus rattachées à un jeu video qu'à un acte politique, comme quoi Internet a de lui-même banalisé et transformé un geste hautement symbolique. Seule l'Histoire nous dira s'il y restera. D'ailleurs Bush lui-même en invoquant la taille 42 l'avoue lui-même sans le savoir : le dérisoire tue le réel, le comique tue le tragique et cela est tellement plus grave d'en rire...

Portrait de fisheye1
3/janvier/2009 - 22h56

Xavier a écrit :
" Et bien heuresement que le journaliste n'as pas dit "touches moi pas, tu me salis".

Ca n'est pas correct de lancer ses chaussures à quiconque, tout comme de cracher au visage de quelqu'un. Mais les moyen-orientaux sont très familier de ce genre d'irrespect vis à vis des « koufars » : rappellez vous Jospin recevant des pierres en Cisjordanie.

Neanmoins, ce serait dommage de faire de cette personne un héro travers une condamnation exagérée. Une amende tout au plus serait suffisante. "

Ce sont des prejugés et les orientaux ont raison de se revolter.

Portrait de Wydadi
2/janvier/2009 - 22h01

c'est clair quand on tu sa famille, ses amis, et son peuple faut féliciter le responsable des ces boucheries en Irak et lui attribuer un prix nobel de la paix

on est pas civilisé nous les orientaux, on deverait se faire tuer et massacrer tout en souriant :roll:

Portrait de sderfon
31/décembre/2008 - 03h27

ghandi t as pas grandi,quel discours raciste!!

Portrait de ghandi
30/décembre/2008 - 20h36

our son dernier Noël à la Maison Blanche, G.W. Bush a donc reçu en cadeau une chaussure de la part des veuves, des orphelins et des victimes de l'intervention américaine en Irak, un "baiser d'adieu" comme le lui a perfidement dédicacé, joignant le geste à la parole, le désormais célèbre lanceur de sandale. Certains représentants du régime irakien n'ont pas manqué d'observer que ce geste était déplacé ; qu'il eût été, entre gens civilisés, plus judicieux de poser une question embarrassante au président américain ; d'autres n'ont pas craint d'affirmer qu'il contrevenait à la fameuse tradition arabe d'hospitalité qui recommande, comme chacun sait, d'accueillir en grande pompe et de fêter l'occupant militaire en le couvrant de fleurs et de baisers.

Mais, dans la majorité des cas, on y a vu un symbole de la désastreuse équipée américaine en Irak. "L'attentat à la chaussure a transformé le voyage de Bush en fiasco en termes de relations publiques, commente Sudarsan Raghavan, correspondant du Washington Post à Bagdad, et il a éclipsé le message officiel d'une victoire imminente dans une guerre longue et impopulaire."
Comme elle nous semble irréelle, en effet, l'image de Bush atterrissant, le 1er mai 2003, sur le porte-avions Lincoln, à bord d'un avion de chasse, pour annoncer la fin des opérations devant l'inscription : "Mission Accomplished". A l'époque, le commentateur de Fox News ne s'en cachait même pas : "C'était fantastique comme théâtre." Et David Broder, du Washington Post, avouait qu'il avait été subjugué par la "posture physique" du président. C'est Scott Sforza, un ancien producteur d'ABC, qui a créé les nombreux arrière-plans devant lesquels Bush a fait ses déclarations les plus importantes : le 15 août 2002, par exemple, quand il s'exprima solennellement sur la "sécurité nationale" devant la falaise de Mount Rushmore (Dakota du sud), où sont sculptés les profils des présidents Washington, Jefferson, Lincoln et Roosevelt. Le visage de Bush s'y superposait comme par enchantement.
Michael Deever, qui avait mis en scène en 1980 la déclaration de candidature de Ronald Reagan, ne tarissait pas d'éloges sur les cadreurs de George Bush : "Ils comprennent l'image comme personne avant eux. Ils ont compris que ce qu'il y a autour de la tête est aussi important que la tête." En jetant ses chaussures au nez de G.W. Bush et à la barbe du premier ministre irakien, le journaliste de la chaîne Al-Bagdadia n'a pas seulement exprimé son opposition à l'occupation militaire de l'Irak, il a produit un surprenant effet de réel dans un simulacre, un véritable "décadrage" du récit de la guerre par l'administration Bush. Autour de la tête de G.W. Bush - cette fois, les cadreurs du président étaient pris de court - il n'y avait plus les signes de la puissance, mais une chaussure qui fendait l'air...
Cet épisode, qui a provoqué sur le Web une hilarité de bon aloi, restera sans doute dans les mémoires l'équivalent, à l'ère du numérique, de ces vignettes qui agrémentaient nos livres d'histoire d'anecdotes, comme le "vase de Soisson" ou "le coup d'éventail" du dey d'Alger au consul de France Deval.
Comme Dagobert, le célèbre roi culotté, George W. Bush restera peut-être pour la postérité le président chaussé ! N'a-t-il pas terminé son mandat comme il l'avait commencé : sous le signe de la chaussure. Le 20 janvier 2000, il avait inauguré sa présidence en exhibant fièrement sous son smoking une paire de bottes texanes brodées des initiales GWB. Un geste imité, quatre ans plus tard, par des milliers de ses partisans au bal "Smokings et bottes", organisé par l'Etat du Texas, où l'on compta jusqu'à 12 000 paires de bottes et presque autant de chapeaux de cow-boy. " C'est bon de porter de nouveau des bottes", s'exclama le vice-président Dick Cheney à cette occasion. Les plus fervents partisans du président affichaient le modèle officiel, noir, en alligator, au blason "Investiture présidentielle 2005" - prix : 3 000 dollars -, alors que le modèle féminin était orné de roses jaunes, autre symbole du Texas.
La semelle impertinente de Mountazer Al-Zaïdi, qui est venu défier le front présidentiel au cours du voyage d'adieu de G W. Bush en Irak, a donc tout d'un effet boomerang. Un retour du signe refoulé, celui du "foulement" justement...
A trop célébrer le signe martial du "foulement", on risque d'être humilié par la vertu carnavalesque de la semelle. Il n'est pas nécessaire d'évoquer en effet les "patins" crottés de Gargantua et leur couche de terre collée à la semelle pour déceler dans la performance du lanceur de chaussures, non pas le geste codé de l'insulte dans la culture arabe, complaisamment commenté par la presse occidentale, mais le signe carnavalesque et populaire du renversement des valeurs. Renversement entre le haut et le bas, le noble et le trivial, le raffiné et le grossier...
Cette chaussure brandie par les manifestants est un formidable pied de nez à la puissance militaire, une réponse carnavalesque des sans-culottes de la mondialisation. Les manifestants de Sadr City ne s'y sont pas trompés : ils ont spontanément brandi au bout de leurs piques le symbole grotesque de la chaussure, et ceux de Nadjaf ont lancé des chaussures sur le passage des chars américains. Ils inaugurent peut-être, après les jets de pierres des gamins palestiniens, une sorte d'Intifada de la chaussure...

Portrait de ghandi
30/décembre/2008 - 20h36

Un très bon article sur le sujet :

our son dernier Noël à la Maison Blanche, G.W. Bush a donc reçu en cadeau une chaussure de la part des veuves, des orphelins et des victimes de l'intervention américaine en Irak, un "baiser d'adieu" comme le lui a perfidement dédicacé, joignant le geste à la parole, le désormais célèbre lanceur de sandale. Certains représentants du régime irakien n'ont pas manqué d'observer que ce geste était déplacé ; qu'il eût été, entre gens civilisés, plus judicieux de poser une question embarrassante au président américain ; d'autres n'ont pas craint d'affirmer qu'il contrevenait à la fameuse tradition arabe d'hospitalité qui recommande, comme chacun sait, d'accueillir en grande pompe et de fêter l'occupant militaire en le couvrant de fleurs et de baisers.

Mais, dans la majorité des cas, on y a vu un symbole de la désastreuse équipée américaine en Irak. "L'attentat à la chaussure a transformé le voyage de Bush en fiasco en termes de relations publiques, commente Sudarsan Raghavan, correspondant du Washington Post à Bagdad, et il a éclipsé le message officiel d'une victoire imminente dans une guerre longue et impopulaire."
Comme elle nous semble irréelle, en effet, l'image de Bush atterrissant, le 1er mai 2003, sur le porte-avions Lincoln, à bord d'un avion de chasse, pour annoncer la fin des opérations devant l'inscription : "Mission Accomplished". A l'époque, le commentateur de Fox News ne s'en cachait même pas : "C'était fantastique comme théâtre." Et David Broder, du Washington Post, avouait qu'il avait été subjugué par la "posture physique" du président. C'est Scott Sforza, un ancien producteur d'ABC, qui a créé les nombreux arrière-plans devant lesquels Bush a fait ses déclarations les plus importantes : le 15 août 2002, par exemple, quand il s'exprima solennellement sur la "sécurité nationale" devant la falaise de Mount Rushmore (Dakota du sud), où sont sculptés les profils des présidents Washington, Jefferson, Lincoln et Roosevelt. Le visage de Bush s'y superposait comme par enchantement.
Michael Deever, qui avait mis en scène en 1980 la déclaration de candidature de Ronald Reagan, ne tarissait pas d'éloges sur les cadreurs de George Bush : "Ils comprennent l'image comme personne avant eux. Ils ont compris que ce qu'il y a autour de la tête est aussi important que la tête." En jetant ses chaussures au nez de G.W. Bush et à la barbe du premier ministre irakien, le journaliste de la chaîne Al-Bagdadia n'a pas seulement exprimé son opposition à l'occupation militaire de l'Irak, il a produit un surprenant effet de réel dans un simulacre, un véritable "décadrage" du récit de la guerre par l'administration Bush. Autour de la tête de G.W. Bush - cette fois, les cadreurs du président étaient pris de court - il n'y avait plus les signes de la puissance, mais une chaussure qui fendait l'air...
Cet épisode, qui a provoqué sur le Web une hilarité de bon aloi, restera sans doute dans les mémoires l'équivalent, à l'ère du numérique, de ces vignettes qui agrémentaient nos livres d'histoire d'anecdotes, comme le "vase de Soisson" ou "le coup d'éventail" du dey d'Alger au consul de France Deval.
Comme Dagobert, le célèbre roi culotté, George W. Bush restera peut-être pour la postérité le président chaussé ! N'a-t-il pas terminé son mandat comme il l'avait commencé : sous le signe de la chaussure. Le 20 janvier 2000, il avait inauguré sa présidence en exhibant fièrement sous son smoking une paire de bottes texanes brodées des initiales GWB. Un geste imité, quatre ans plus tard, par des milliers de ses partisans au bal "Smokings et bottes", organisé par l'Etat du Texas, où l'on compta jusqu'à 12 000 paires de bottes et presque autant de chapeaux de cow-boy. " C'est bon de porter de nouveau des bottes", s'exclama le vice-président Dick Cheney à cette occasion. Les plus fervents partisans du président affichaient le modèle officiel, noir, en alligator, au blason "Investiture présidentielle 2005" - prix : 3 000 dollars -, alors que le modèle féminin était orné de roses jaunes, autre symbole du Texas.
La semelle impertinente de Mountazer Al-Zaïdi, qui est venu défier le front présidentiel au cours du voyage d'adieu de G W. Bush en Irak, a donc tout d'un effet boomerang. Un retour du signe refoulé, celui du "foulement" justement...
A trop célébrer le signe martial du "foulement", on risque d'être humilié par la vertu carnavalesque de la semelle. Il n'est pas nécessaire d'évoquer en effet les "patins" crottés de Gargantua et leur couche de terre collée à la semelle pour déceler dans la performance du lanceur de chaussures, non pas le geste codé de l'insulte dans la culture arabe, complaisamment commenté par la presse occidentale, mais le signe carnavalesque et populaire du renversement des valeurs. Renversement entre le haut et le bas, le noble et le trivial, le raffiné et le grossier...
Cette chaussure brandie par les manifestants est un formidable pied de nez à la puissance militaire, une réponse carnavalesque des sans-culottes de la mondialisation. Les manifestants de Sadr City ne s'y sont pas trompés : ils ont spontanément brandi au bout de leurs piques le symbole grotesque de la chaussure, et ceux de Nadjaf ont lancé des chaussures sur le passage des chars américains. Ils inaugurent peut-être, après les jets de pierres des gamins palestiniens, une sorte d'Intifada de la chaussure...

Portrait de gabind
30/décembre/2008 - 16h29

Le reflexe de Président BUSH restera dans l'histoire, car c'est une des derniéres vidéo que l'on verra avnt son départ.
Mais cela est vraiment triste...
Vivement le 20 janvier et vive Obama.....

Portrait de Dubinat
30/décembre/2008 - 15h49

Bon, ça va sans doute être la nième fois qu'on la sort mais : on peut pas lui lâcher les baquettes à ce type ?:mrgreen:

Portrait de Tata Yoyo
30/décembre/2008 - 15h26

:arrow: bonjour ,
Je vous rappelle que les liens internet sont interdits dans les commentaires, merci;)

Portrait de Caron0316
30/décembre/2008 - 14h31

Trop Fort le mec:mrgreen:

Portrait de Maya13
30/décembre/2008 - 12h10

:mrgreen:

Portrait de Fleur bleue
30/décembre/2008 - 11h37

:lol: Cette décoration ne vaut plus rien......elle est donné à tord et à travers...pour preuve,même à I.Balkany:lol: :lol: :lol:

Portrait de Fleur bleue
30/décembre/2008 - 10h37

Il nous pompe l'air, Bush:evil:

Portrait de Droogy
30/décembre/2008 - 10h31

Son cri de guerre était : A BAS BUSH.....
:lol:

Portrait de phil2525
30/décembre/2008 - 10h30

oui pour la légion d'honneur a ce journaliste mais domage qu il ne lai pas recu quand meme enn pleine poire

Portrait de leabk
30/décembre/2008 - 10h23

j'ai peur que ce ne soit pas vraiment le cas :s

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