26/12/2008 15:16

Ingrid Bétancourt : Son calvaire au cinéma en 2010 ?

Des producteurs d'Hollywood négocient avec le gouvernement colombien le tournage d'un film sur l'opération Jaque menée en juillet par l'Armée colombienne qui a permis le sauvetage surprise de 15 otages des Farc, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains.

Des représentants de "Sony Pictures sont venus ici avec un projet déjà assez avancé et aussi Warner Brothers; et au ministère, nous leur avons offert toute notre collaboration. L'objectif est qu'ils sortent un très bon film ajusté à la réalité", a déclaré à l'AFP, le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos.

M. Santos a ajouté que les producteurs prévoyaient de débuter le tournage vers la mi-2009 pour une sortie du film en salles un an plus tard. Les négociations avec le gouvernement de Colombie sont sur le point de s'achever, a en outre précisé le ministre.

Warner envisage d'investir quelque 100 millions de dollars dans la réalisation du film dont le scénario, selon M. Santos, sera adapté de l'ouvrage intitulé "Opération Jaque: la véritable histoire", de l'écrivain et enquêteur colombien Juan Carlos Torres.

Le 2 juillet dernier, le président Alvaro Uribe avait accordé le feu vert à l'opération Jaque, lancée dans le plus grand secret, afin de libérer un groupe d'otages dits "politiques" aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

Le groupe se composait des Américains Thomas Howes, Marc Gonsalvez et Keith Stansell enlevés en février 2003 par la guérilla marxiste, d'Ingrid Betancourt, ex-candidate des Verts à la présidentielle en Colombie, séquestrée depuis février 2002 et de 11 militaires et policiers colombiens.

Selon les autorités, l'opération Jaque, dont les familles d'otages ignoraient tout, avait été précédée d'une patiente et délicate préparation des services de renseignement colombiens et requis plus de six mois d'infiltration au sein même de la cellule des Farc qui avait la garde des 15 séquestrés.

"La réalisation du film me procure une grande satisfaction personnelle, il s'agit d'un hommage à l'Armée ainsi qu'à tous les Colombiens d'autant qu'il sera diffusé au niveau mondial par l'une de ces deux productions de tout premier plan que sont Sony et Warner", en compétition sur le projet, a déclaré à l'AFP, l'auteur de l'ouvrage, déjà un best-seller deux semaines après sa publication.

Selon M. Torres, une part des gains générés par le livre sont destinés à des programmes de réhabilitation et d'aide aux soldats colombiens blessés au combat ou en mission.

"Une partie des bénéfices du livre va aux héros de l'Armée colombienne, et j'ai l'espoir qu'une partie aussi des recettes du film ira à ces mêmes destinataires", a confié M. Torres.

Outre le groupe libéré grâce à l'opération Jaque, six autres otages avaient été relâchés unilatéralement en début d'année par la guérilla à la suite d'une médiation menée par la sénatrice colombienne Piedad Cordoba et le président vénézuélien Hugo Chavez sollicité dans un premier temps par le gouvernement Uribe avant que ce dernier n'y mette abruptement fin.

Un autre otage est recouvré la liberté grâce à sa fuite organisée avec un déserteur de la guérilla, le 26 octobre dernier.

Ainsi à ce jour, les Farc détiennent encore 28 otages dits "politiques" c'est-à-dire échangeables du point de vue de la guérilla contre quelque 500 de ses combattants capturés par les autorités.


Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Like a Rolling Stone
30/décembre/2008 - 20h04

Je te souhaite le même sort qu'a subi Ingrid Betancourt, mais en pire, c'est-à dire que tu termines tes jours dans les affres de l’angoisse ! Je ne vois pas pourquoi je me gênerais pour souhaiter 100 fois pire à quelqu'un qui tient de tels propos et qui veut autant de mal à une personne sous prétexte que celle-ci et une Bourgeoise et a été soutenue par Sarkozy et Villepin ! En attendant, je te souhaite une année 2009 très néfaste, et je me fous pas mal de me faire bannir pour avoir tenu ces propos qui sont ne sont pas pires que les tiens ! De toute façon, ce Blog est devenu le repaire d'individus à la morale plus que douteuse !

Portrait de Like a Rolling Stone
28/décembre/2008 - 16h19

Traduction de :" Elle a cherché ce qui lui est arrivé " = " C'est bien fait pour sa gueule " !

Portrait de Like a Rolling Stone
28/décembre/2008 - 16h09

T'as pas vu que la majorité de ceux qui postent ici auraient voulu qu'Ingrid Betancourt revienne en charpie ou morte pour être crédible ? De plus elle est infréquentable puisqu'elle elle est issue de la Haute Bourgeoisie !

Portrait de sasa38
28/décembre/2008 - 13h15


Je crois me souvenir que nos otages français au Liban (années 80) étaient également revenus très changés de leur détention et que certains couples n'avaient pas résisté à cette épreuve, une fois les otages de retour ......

Portrait de corsica2
28/décembre/2008 - 07h56

Je suis bien contente de lire tous ces avis qui vont dans mon sens et qui n'encensent pas Mme Betancourt. Avant son enlèvement, je la trouvais formidable mais elle a cherché ce qu'il lui est arrivé.

Portrait de la cannoise
27/décembre/2008 - 20h56

ça me rassure de voir que comme moi, beaucoup n'ont pas cru à son histoire. J'espère que dans quelques années on aura la vrai explication de ce qui s'est tramé derrière notre dos.

Portrait de Volques
27/décembre/2008 - 18h43

Il existe toujours des gens qui ne perdent pas le Nord ! :lol: :D :lol:

Portrait de bardy
27/décembre/2008 - 18h02

Pourquoi " SON CALVAIRE" , et les autres otages qui étaient avec elle, pour eux c'étaient quoi "le club med"..... c'est le calvaire de tous les otages point barre.

Portrait de chouette03
27/décembre/2008 - 16h17

lis son parcour sur le post de joker il y a aucune diffamation et jai le droit davoir des opinions qui ne sont pas les tiens

Portrait de chouette03
27/décembre/2008 - 16h11

moi aussi!!!!!!!

Portrait de fabzio
27/décembre/2008 - 15h18

elle na qu'a y rester en colombie

Portrait de mimines
27/décembre/2008 - 14h44

et en plus elle avait les ongles limer et elle devait avoir également un pince a épiler et toutes les crèmes pour avoir une peau aussi net....... les médias arrêter de vous foutre de nos gueule ça prend plus et la ingrid qu'elle aille au diable:twisted:

Portrait de roxane2000fr
27/décembre/2008 - 14h14

moi qui pensait que la malnutrition avait des effets immediats sur la dentition, je pense que les farcs ont de tres bons dentiste et en fait qu'ils prenaient grand soin de leurs otages..... au vu des dents de mme.betancourt lorsqu'elle souri !!!!!!

Portrait de GVP
27/décembre/2008 - 13h26

ahhh ingrid c'est cette fameuse personne que nous montrai la télé a moitié morte et 3 semaines plus tard elle pété le feu "il y a pas un problême la":s

Portrait de J_O_K_E_R
27/décembre/2008 - 10h40

vu sur le net.... (suite de la précédent intervention)

Son entourage ne la reconnaît plus, d'ailleurs elle ne veut plus leur parler; elle ne veux plus voir non plus Clara Rojas son ex directrice de campagne et meilleure amie avec laquelle elle a pourtant été si longtemps prisonnière...
Elle ne se sépare plus de son chapelet, et se prends pour une sainte mais inversement se vautre littéralement dans le luxe et fait d'énormes caprices de star (a t-elle trop fréquenté Nicolas Sarkozy ? ^_^) et monnaye ses apparition et publication a des prix exorbitant

Choc post traumatique (à retardement), crise de mégalomanie (à la Sarkozy) ou encore crise de foi,
rien ne va plus au pays des béni oui-oui aux cheville enflées !

* * *

Vu sur RTL.FR
Ingrid Betancourt, la désillusion
"L'ex-otage des FARC Ingrid Betancourt, qui vient de rentrer d'une longue tournée en Colombie et Amérique latine, lancera samedi sa fondation, dans un climat délicat. En effet, cinq mois après sa libération, la Franco-colombienne n'en finit plus de déconcerter son entourage. Pour certains de ses proches, elle est devenue "inaccessible", "illuminée" ou encore "bling-bling". Des anonymes qui se sont mobilisés durant sa captivité se montrent de leur côté "déçus" et "frustrés"."

* * *

Le torchon brûle gravement entre les ex-otages
Clara Rojas et Ingrid Betancourt

Clara Rojas, l’ancienne amie et collaboratrice politique d’Ingrid Betancourt qui a été libéré avec Consuelo Gonzalez par la guérilla des FARC le 10 janvier dernier, a déclaré à la chaine colombienne RCN, que si les élections se tenaient et qu’Ingrid se présentait, elle ne voterait surement pas pour elle.

Clara Rojas estime avoir été violement calomniée à l’occasion d’une interview faite sur CNN par le journaliste américain Larry King qui recevait Ingrid Betancourt. Cette dernière à cette occasion a dévoilé au grand jour, le fait que Clara Rojas aurait tenté de noyer son bébé nommé Emmanuel, fruit d'une union avec un soldat des Farc, et qu’elle l’avait empêché de commettre l’irréparable.

Clara Rojas a contesté les faits et a traité Ingrid d’affabulatrice. Elle a déclaré: «Je ne sais pas d'où elle tient ça ! C'est à peine si elle savait qu'Emmanuel existait! Je ne sais pas ce qu'ils cherchent à faire croire ni pourquoi !» Puis elle a ajouté: «C'est trop grave. Les histoires qu'Ingrid raconte me font souffrir. J'ai l'impression qu'elle veut salir ma réputation!».

Portrait de J_O_K_E_R
27/décembre/2008 - 10h38

[larges extrait de sa fiche wikipedia]

Íngrid Betancourt est la fille de Gabriel Betancourt Mejía, ancien ministre colombien de l'Éducation (sous la dictature du général Gustavo Rojas Pinilla) et de Yolanda Pulecio Vélez, ancienne reine de beauté du département de Cundinamarca devenue sénatrice. Elle passe une partie de son enfance en France, lorsque son père obtient un poste à l’UNESCO. Elle fait ses études primaires à Paris (Assomption Lubeck) puis ses études secondaires au Lycée Français Louis Pasteur de Bogota[3].

Après son baccalauréat, elle retourne à Paris pour suivre les cours de l'Institut d'études politiques. Son père est alors ambassadeur de Colombie à l'UNESCO, et de nombreuses personnalités fréquentent la famille. C'est ainsi qu'Íngrid Betancourt fait la connaissance du poète Pablo Neruda, avec lequel sa famille garde un fort lien d'amitié jusqu'à sa mort en 1973[4].

Sa sœur, Astrid Betancourt, se marie avec Daniel Parfait, ancien ambassadeur de France en Colombie de 2000 à 2004, et depuis 2004 directeur des Amériques au Quai d’Orsay, s’occupant notamment du dossier colombienréf. à confirmer : [5]. Daniel Parfait a été nommé ambassadeur de France au Mexique le 17 avril 2008.

Après être rentrée en Colombie et avoir vécu la séparation de ses parents, Íngrid repart pour Paris et entre à l'Institut d'études politiques où elle a pour professeur Dominique de Villepin[5]. C'est là qu'elle fait la connaissance d'un Français, Fabrice Delloye, qu'elle épouse en 1981. De cette union naissent deux enfants, Mélanie et Lorenzo Delloye-Betancourt.

Íngrid Betancourt est une catholique très fervente et témoigne sa foi publiquement. Elle a rencontré le pape le lundi 1er septembre 2008 en audience privée, et est ressorti enthousiaste de l'entretien : « un rêve », « une expérience inoubliable », « depuis ma libération je voulais le voir et l'embrasser »[6]. Elle a souligné dans une interview à la sortie de son entretien sa dévotion à Marie, ajoutant qu'elle plaignait « ceux qui ne connaissent pas la Vierge Marie »

En 1990, Íngrid Betancourt divorce, revient seule à Bogotá et entre au ministère colombien des Finances. Elle est élue députée en 1994 et crée son parti, Oxígeno Verde, en 1998. Elle est élue sénatrice la même année.

Elle épouse en 1997 Juan Carlos Lecompte, homme politique colombien, architecte de formation et publicitaire de métier.

Elle s'apprête à se présenter à l’élection présidentielle, et, malgré les avertissements de la police et de l’armée, fait campagne dans une zone où la guérilla est fortement présente, lorsqu'elle est enlevée par les Forces armées révolutionnaires de Colombie le 23 février 2002 près de Florencia, en compagnie de sa directrice de campagne, Clara Rojas.

Otage des FARC entre 2002 et 2008

Lorsque les pourparlers avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie sont arrêtés en février 2002, le gouvernement d'Andrés Pastrana donne l’ordre à l’armée de reprendre la zone de 42 000 km2 cédée[réf. nécessaire].

Le samedi 23 février 2002, le président Pastrana part en hélicoptère vers San Vicente del Caguán (Colombie) dans le but de rendre officielle la présence des forces armées dans la commune. Les autorités refusent à Íngrid Betancourt la possibilité de voyager par voie aérienne avec les journalistes qui accompagnent le chef de l’État[8]. En effet, les lois colombiennes interdisent au président en exercice de voyager avec des candidats à la présidentielle. Horacio Serpa, candidat du parti libéral, sera lui aussi empêché de prendre l'hélicoptère. Alors en campagne présidentielle, Íngrid Betancourt décide de ne pas faire marche arrière pour soutenir le maire de San Vicente del Caguán, membre de son parti politique.

Íngrid Betancourt prend la route de Florencia (capitale du département) qui mène à San Vicente del Caguán, malgré les avertissements du gouvernement lui signalant la présence de guérilleros procédant à des barrages en certains endroits de la route. Alors qu'une dernière barrière militaire empêche le convoi de continuer et que les militaires annoncent la présence des guérilleros quelques kilomètres plus loin, la candidate donne l’ordre à son conducteur de poursuivre sa route après avoir signé un document dans lequel elle se rend responsable de cette décision. Íngrid Betancourt et Clara Rojas passent plusieurs barrages des FARC jusqu'à ce qu'elles soient arrêtées à Paujil (Caquetá)[9].

Cet enlèvement s’ajoute aux autres enlèvements de personnalités politiques colombiennes et est considéré comme un enlèvement politique.

La mobilisation pour demander la libération d'Íngrid se poursuit en France. Le chanteur Renaud écrit une chanson en son honneur (Dans la jungle) et organise différents concerts de soutien (notamment le 23 février 2006 au Zénith de Rouen ou au Zénith de Paris en novembre 2007).

.........

Le 5 février 2008, deux millions de Colombiens manifestent contre les FARC. La gauche n'a pas appelé à manifester, mais la droite la plus dure et les para-militaires sont alors marginalisés car ils perdent leur monopole de la fermeté anti-FARC. Jusqu'alors critiqué par les deux camps et par une partie des médias, Alvaro Uribe apparaît comme le grand gagnant. La manifestation, dont il n'est pourtant pas l'instigateur[19], le met en position de force face aux FARC comme face aux paramilitaires et leurs soutiens, jusque dans son propre parti, où le scandale de la parapolitique bat son plein. Quatre dirigeants paramilitaires dont la tête a été mise à prix sont tués par la police, arrêtés ou extradés dans les trois mois qui suivent la grande manifestation, tandis que l'arrestation un an plus tôt de Jorge Noguera Cotes, ex-chef des services secrets, après des révélations de presse fracassantes, a fragilisé tout l'édifice paramilitaire.

Le 28 février 2008, un otage des FARC libéré quelques jours auparavant informe la France de l'état de santé alarmant d'Íngrid Betancourt. Il aurait précisé à Nicolas Sarkozy qu'Íngrid Betancourt subissait de multiples sévices, vivait dans des conditions inhumaines et était extrêmement affaiblie après avoir contracté une hépatite B. Le président de la République s'est exprimé sur le sujet le jour-même, disant entre autres que la libération de l'otage était une question de vie ou de mort et qu'il était prêt à venir chercher Íngrid Betancourt à la frontière colombienne si telle était une condition posée par les FARC. Les enfants de l'otage se sont dits "extrêmement angoissés" par la situation de leur mère[20].

Le 1er mars 2008, à la suite d'une opération menée par l'armée colombienne, Luis Edgar Debia Silva, dit Raúl Reyes, considéré comme le numéro 2 des FARC, est tué en territoire équatorien (à 1,8 km de la frontière colombienne), avec plusieurs autres membres importants de la guérilla[21]. Si le gouvernement colombien considère ce résultat comme l'un des coups les plus durs portés aux FARC, et s'en félicite, la famille d'Íngrid Betancourt s'inquiète de ce qu'il puisse avoir des répercussions négatives sur son éventuelle libération.

Concernant les circonstances de la mort du numéro deux des FARC et ses conséquences sur le sort d’Íngrid Betancourt l’ambassadeur de France en Équateur a laissé entendre quelques jours après la mort de Raúl Reyes que les États-Unis seraient impliqués, sans apporter plus de précision. Par ailleurs Fabrice Delloye, ex-mari d'Íngrid Betancourt, dans une interview au journal France Soir précise que le 26 février, une réunion à Panama a réuni les délégués des pays médiateurs (Espagne, France, Suisse, NDLR) et le haut-commissaire colombien pour la paix Luis Carlos Respreto. Selon lui les délégués ont annoncé qu’ils allaient rencontrer Raul Reyes. L'officiel colombien leur aurait répondu que c'était très bien de vouloir rencontrer Reyes. Or toujours selon Fabrice Delloye, dans la nuit du 1er mars, le président colombien, Alvaro Uribe décide sciemment de faire abattre Reyes en territoire équatorien sans prévenir les présidents des États médiateurs, ni le président Correa alors qu’il commet un acte de guerre dans son pays.

Dans une interview au journal colombien Cambio, la sénatrice Piedad Córdoba confirme et précise que Noël Saez, assesseur du gouvernement français aurait confié à l'un de ses amis qu'il se sentait responsable de la mort de Reyes, car il croyait que c'est suite à son appel que le chef guérillero avait été localisé.[réf. nécessaire]

Lors d'un point de presse officiel le 7 mars 2008, le ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, confirme que la France est en contact avec le numéro deux des FARC, Raúl Reyes, quelques jours avant sa mort, alors que le 5 mars 2008, Laurent Wauquiez, porte-parole du premier ministre français François Fillon, affirme qu'il n'est « pas récemment » en contact avec Paris à propos d'Íngrid Betancourt[22].

Dès lors les FARC présentent cette action militaire comme un "grave revers"[23] pour la libération d'Íngrid Betancourt et d'autres otages, qui était, selon la guérilla, en cours de négociation avec les présidents français, équatorien et vénézuélien (négociations confirmées à des degrés divers par ces trois pays). Raúl Reyes aurait en effet été, selon les FARC, leur porte-parole dans ces difficiles négociations. L'évènement entraîne également une crise entre la Colombie et les pays voisins : l’Équateur, qui proteste contre l'incursion de l'armée colombienne sur son territoire, et le Venezuela, que la Colombie accuse d'appuyer les FARC, en se basant sur des documents retrouvés dans l'ordinateur portable de Raúl Reyes. Un groupe d'experts en affaires internationales, dont John Womack, de l'Université Harvard, et Larry Birns, du Conseil des Affaires hémisphériques des USA ont précisé selon un compte rendu rapporté par TeleSUR que la Colombie avait exagéré à des fins politiques le contenu de ces ordinateurs. Selon eux mais également selon José Miguel Insulza « de manière évidente il n'existe pas de preuves qui lient le Venezuela avec les rebelles colombiens » notamment sur le plan financier.

Dans la nuit du 28 au 29 mars 2008, un Falcon 900, envoyé par l'Élysée, s'est posé « discrètement » sur la piste de Cayenne, en Guyane française (information reprise dans le Journal du Dimanche du 30 mars 2008) : il s'agit d'un avion médicalisé, garé sur une base militaire, en attente d'un dénouement dans l'affaire Betancourt, et la libération de l'otage, après qu'un médiateur colombien a affirmé jeudi 27 mars 2008 qu'Íngrid Betancourt serait atteinte d'une hépatite B, d'une leishmaniose et souffrant de malnutrition. Suite à ces informations plus qu'alarmantes, le Président Colombien Álvaro Uribe, lance un appel aux FARC le même jour, en proposant la libération de tous les guérilleros y compris les prisonniers FARC condamnés pour crime contre l'humanité, en échange de la libération d'Íngrid Betancourt (proposition jugée « illégale » par le ministère colombien de la Justice et l'ONU le 28 mars).

Par la suite, le dimanche 30 mars 2008, cet avion redécollera de la base militaire de Rochambeau, à 15 km de Cayenne, en Guyane française, pour rejoindre Paris (décollage à 6h56 heure locale, 11h56 heure de Paris). L'avion repart vide : certaines sources militaires évoquent alors une opération de renfort pour l'opération « Harpie », destinée à lutter contre la clandestinité, lancée un mois plus tôt par Nicolas Sarkozy, président de la République francaise : une certaine confusion plane alors sur les raisons exactes des fonctions réelles de l'avion (resté 36 heures à Rochambeau). L'Elysée confirmera dans la journée qu'un autre avion médicalisé reste en alerte permanente à Villacoublay, base militaire située près de Paris, prêt à décoller à tout moment, en cas de dénouement dans l'affaire Betancourt.

Quelques heures plus tard, le Premier ministre français, François Fillon, affirmera au journal télévisé de 20 h de TF1, en France, que le pays reste prêt à accueillir des guérilleros des FARC, qu'il qualifiera de « militants », si eux-mêmes libèrent Íngrid Betancourt. Dans une interview sur France Inter, le Premier ministre français ira plus loin en proposant le statut de réfugié politique aux guérilleros du FARC[24]. L'association France Terre d'asile réagira promptement en rappelant que le statut de réfugié politique ne peut être accordé à une personne dont on aura de sérieuses raisons de penser qu’elles ont commis un crime contre la paix, un crime de guerre ou un crime contre l’humanité[25]. La réponse des FARC sur ces événements et la proposition relayée par Paris et Bogota se fait alors attendre.

Mardi 1er avril 2008, le journal La Tribune rapporte la publication lundi par l’Agence de presse bolivarienne, basée au Vénézuela, d'un communiqué des FARC. Dans cette lettre datée du 20 mars, Iván Márquez, un des sept leaders des Forces armées révolutionnaires de Colombie, explique qu’après l'attaque, qui a causé la mort du commandant Raúl Reyes, il était clair qu’« il n’y aurait pas de rencontre avec la délégation française en vue d’étudier la libération d’Íngrid ».

Après une réunion avec le comité de soutien à Íngrid Betancourt, Nicolas Sarkozy enregistre un second message à l'adresse des FARC et de Manuel Marulanda, mardi 1er avril 2008, pour lui demander de « libérer immédiatement Íngrid Betancourt » ; il ajoute : « Ce serait un crime de ne pas la relâcher ».

Mercredi 2 avril 2008, le gouvernement français annonce l'envoi d'une mission humanitaire composée de Noël Saez (ancien consul français à Bogotá), Daniel Parfait (diplomate) et un médecin pour « accéder à notre compatriote Íngrid Betancourt ».

Dans un communiqué via leur agence de presse ANNCOL, ils auraient qualifié l'attitude de Nicolas Sarkozy de naïve.

Le 8 avril la guérilla des FARC a qualifié « d'irrecevable » la mission humanitaire, excluant ainsi d'agir sous « la pression médiatique ».

De plus, les FARC assurent à travers un communiqué diffusé par l'agence ANNCOL et rapporté dans l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur du 3 avril que la France est un pays capitaliste, que son président est de droite et qu'ils ne savent pas quelles sont les limites de la sincérité du président français. Comme le rapporte également l'agence proche de la guérilla, ils gardent le souvenir de la fâcheuse expérience de l'appel téléphonique de membres du gouvernement français qui a permis de localiser le camp de Raúl Reyes, ce qui a servi à l'armée colombienne, avec le soutien des États-Unis, à procéder à son exécution.

Íngrid Betancourt est libérée le mercredi 2 juillet 2008, avec 14 autres otages, par une opération de l'armée nationale colombienne

Le surlendemain de sa libération elle décide de rejoindre la France. Elle rencontre à son arrivée le président de la République française Nicolas Sarkozy et les associations qui ont œuvré à sa libération[27]. Le lendemain elle suit des examens médicaux à l'hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce et déjeune avec l'ancien premier ministre Dominique de Villepin, qui fut également son professeur[28]. Elle est reçue par le Sénat le 8 juillet[29] puis par l'Assemblée nationale ainsi que par l'ancien président de la République Jacques Chirac le lendemain[30].

Le 14 juillet, Nicolas Sarkozy lui remet les insignes de chevalier de la Légion d'honneur lors de la garden-party de l'Élysée.

Le déferlement médiatique qui accompagne sa présence en France, en particulier lors de sa visite à Lourdes le 13 juillet 2008, suscite des critiques[31], notamment par ses connotations religieuses.

Dans une entrevue à la radio colombienne Radio Caracol, Ingrid Betancourt affirme à la fin du mois de septembre 2008 que, bien qu'elle rêve de retourner en Colombie, elle se sait en danger dans ce pays parce que, pour les FARC, elle reste « un objectif militaire ».

Elle affirme par ailleurs qu'elle n'a aucune intention de participer à nouveau à la vie politique colombienne. Elle explique toutefois qu'elle reste mobilisée pour obtenir la libération des otages restants aux mains des FARC, et qu'il existe « d'autres façons » d'aider son pays, y compris depuis l'étranger[32].

Le 16 novembre 2008, le journaliste Mathieu Deslandes révèle dans le JDD qu'Ingrid Betancourt va exiger des comités qui se sont mobilisés pour sa libération qu'ils n'utilisent plus son nom.

Le 22 novembre 2008, à l'Hôtel de Ville de Paris, Ingrid Betancourt a expliqué aux 200 membres de comités de soutien venant de France et de toute l'Europe, qu'elle ne voulait plus que son nom soit utilisé[33]. En conséquence, la « Fédération internationale des comités Ingrid Betancourt » (Ficib) a adopté le nom « Fédération internationale des comités libertad pour la libération des otages en Colombie » (Ficlloc). Son logo a également été modifié. Il ne reprend plus le visage d'Ingrid, mais une main sortant de trois fils barbelés et le slogan « Libertad »

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Ingrid Betancourt, la désillusion (RTL.FR)
"L'ex-otage des FARC Ingrid Betancourt, qui vient de rentrer d'une longue tournée en Colombie et Amérique latine, lancera samedi sa fondation, dans un climat délicat. En effet, cinq mois après sa libération, la Franco-colombienne n'en finit plus de déconcerter son entourage. Pour certains de ses proches, elle est devenue "inaccessible", "illuminée" ou encore "bling-bling". Des anonymes qui se sont mobilisés durant sa captivité se montrent de leur côté "déçus" et "frustrés"."

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Le torchon brûle gravement entre les ex-otages
Clara Rojas et Ingrid Betancourt

Clara Rojas, l’ancienne amie et collaboratrice politique d’Ingrid Betancourt qui a été libéré avec Consuelo Gonzalez par la guérilla des FARC le 10 janvier dernier, a déclaré à la chaine colombienne RCN, que si les élections se tenaient et qu’Ingrid se présentait, elle ne voterait surement pas pour elle.

Clara Rojas estime avoir été violement calomniée à l’occasion d’une interview faite sur CNN par le journaliste américain Larry King qui recevait Ingrid Betancourt. Cette dernière à cette occasion a dévoilé au grand jour, le fait que Clara Rojas aurait tenté de noyer son bébé nommé Emmanuel, fruit d'une union avec un soldat des Farc, et qu’elle l’avait empêché de commettre l’irréparable.

Clara Rojas a contesté les faits et a traité Ingrid d’affabulatrice. Elle a déclaré: «Je ne sais pas d'où elle tient ça ! C'est à peine si elle savait qu'Emmanuel existait! Je ne sais pas ce qu'ils cherchent à faire croire ni pourquoi !» Puis elle a ajouté: «C'est trop grave. Les histoires qu'Ingrid raconte me font souffrir. J'ai l'impression qu'elle veut salir ma réputation!».

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vu http://p2602.canalblog.com/

Son entourage ne la reconnaît plus, d'ailleurs elle ne veut plus leur parler; elle ne veux plus voir non plus Clara Rojas son ex directrice de campagne et meilleure amie avec laquelle elle a pourtant été si longtemps prisonnière...
Elle ne se sépare plus de son chapelet, et se prends pour une sainte mais inversement se vautre littéralement dans le luxe et fait d'énormes caprices de star (a t-elle trop fréquenté Nicolas Sarkozy ? ^_^) et monnaye ses apparition et publication a des prix exorbitant

Choc post traumatique (à retardement), crise de mégalomanie (à la Sarkozy) ou encore crise de foi,
rien ne va plus au pays des béni oui-oui aux cheville enflées !

Portrait de cristobal93
27/décembre/2008 - 10h04

Faire du pognon sur la capture d'une femme par des terroristes... La connerie ne prend pas de résolution pour 2009!

Portrait de corsica2
27/décembre/2008 - 08h00

C'est très malsain tout ça ! Je suis d'accord avec bcp des commentaires faits avant moi. Ingrid savait ce qu'elle risquait en allant dans ces territoires mais elle se serait bien passée de ces années de captivité. Elle est française mais avant tout colombienne (elle l'a bien dit) et tout ce barouf autour de sa libération par la france m'a exaspéré. Maintenant, un film .... Ca sent mauvais tout ça !

Portrait de Fleur bleue
27/décembre/2008 - 06h54

Lui même, il ne délègue jamais:lol:

Portrait de bardy
27/décembre/2008 - 04h36

OUF je suis rassurée, que ce ne soit pas uniquement un film sur mme Bétancourt !!!! mais sur l'armée colombienne, et surtout sur l'opération qui a servié entre autres à liberée la dite dame, avec d'autres otages; evidemment c'est mme de bétancourt qui a le + "profitée" de la couverture médiaque de cette liberation, mais on ne pense pas assez à ceux qui était avec elle. Je suis contente que ce film leur sera dédié, ainsi qu'aux soldats qui y ont participé aux risques de leur vie, on ne le dit pas suffisamment aussi. C'est bien aussi que les royalties de ce film iront aux héros de l'armée colombienne et à une fondation colombienne. C'est plus que normal. Quant à MMe de Bétancourd, j'espère qu'elle donnera son accord pr son image, car elle l'armée colombienne elle s'en fout, elle ne pense qu'à elle et à son compte en banque....

Portrait de Anakin_skywalker
26/décembre/2008 - 23h00

Tu voit nous sommes peut etre en Democratie (plus pour longtemps), mais dire des betises aussi enorme franchement je ne suis pas pour... Te rends tu compte de ce que tu dit ???!!!!! Bien sur qu'elle est partie en Colombie, puis qu'elle se presentait a l'election Presidentiel, tu voudrais qu'elle fasse sa campagne Presidentiel du Portugal ou de Belgique ???!!!! Le fait qu'elle se soit faites enlever n'a rien a voir avec de la "betise" de sa part... Ok elle savait les dangers possible de la region ou elle se trouvait, mais jamais elle n'aurait penser etre ^rose en otage aussi longtemps... Et le fait qu'elle nous ai roulée en se faisant passer pour mourrante, mais te ends tu compte de ce que tu dit ??? C'est grave et meme tres grave...Et je ne comprnds pas que les modos ont garders ton posts, parce ce que ta derniere phrase cela s'appelle de la diffamation...

Portrait de Like a Rolling Stone
26/décembre/2008 - 22h24

Ben, c'est justement parce que nous sommes en Démocratie que je donne aussi mon avis !

Portrait de chouette03
26/décembre/2008 - 22h12


lyberty je te salue bien bas tu resumes tres bien la situation.mieuxque moi je te remercie .joyeuses fetes!!!!!

Portrait de chouette03
26/décembre/2008 - 21h56

nous sommes aussi en democratie et a cetitre nous avons le droit de donner notre avis bien qu il ne soit pas le votre !!!et mon avis cest quelle nous a bien roulee et pour une mourrante elle se porte bien etde plus cest elle qui veut aller en colombie elle savait la situation !

Portrait de Like a Rolling Stone
26/décembre/2008 - 21h28

Qui n'est pas récupéré par le Business ? Tout le monde l'est ! Et si grâce
au Business Ingrid Betancourt peut faire en sorte que ses compagnons de captivité soient libérés, pourquoi pas ! Après tout, la fin justifie les moyens ! Moi en tous cas, je la soutiens !

Portrait de Like a Rolling Stone
26/décembre/2008 - 21h20

Pourquoi l'avons nous aidée ? Il fallait donc la laisser crever et ne rien tenter ? Tu as un sacré sens civique toi, dès lors où tu ne te sens pas concerné, tu passes ton chemin ! Que ferais-tu si tu avais ta famille prise en otage ? A qui demanderais-tu de l'aide ? Désolé de te contredire, si la cause me semble Noble ,nous avons un devoir de réponse ! Que ceux qui ne veulent pas se mouiller restent dans l'obscurité et évitent de critiquer ceux qui se rallient à la cause d'Ingrid Betancourt et des otages restants pour qui elle se bat ! Chacun défend une cause, et celle d'Ingrid Betancourt, n'en déplaise aux esprits chagrins me semble très digne !

Portrait de Like a Rolling Stone
26/décembre/2008 - 21h09

Non, rien ne me gêne en ce qui la concerne. Même si elle est victime de la "Star Système", elle l'utilise afin d'aider ses compagnons de captivité ! Désolé de ne pas abonder dans le sens de tous ceux qui la casse, mais je la crois sincère, et si elle est partout où ça dérange certains, j'estime que c'est sa résurrection, et après tant d'années de captivité, elle a le droit d'aspirer la vie à grandes goulées ! Quelqu'un a-t-il quelque chose à redire à cela dès lors qu'il n'a pas vécu son calvaire, ou alors croit-il que sa captivité était du cinéma comme l'alunissage des premiers Terriens ?

Portrait de Haltocon
26/décembre/2008 - 19h51

Entièrement d'accord avec toi... j'ai un peu l'impression de m'être fait avoir mais est-ce par Ingrid Bétancourt elle-même ou par les médias français toujours prêts à simplifier l'information au maximum?

De toute façon, je prédis un gros bide à ce film... personne n'a envie de voir cette histoire : on a été saoulé par les détails et les détails et encore les détails de ce truc dont on se fout complètement...

Moi je proposerai bien à Antoine De Caunes de faire l'adaptation... après tout il s'est ramassé avec Coluche, il peut se prendre encore un bide avec Ingrid...

Portrait de lxtrem
26/décembre/2008 - 19h47

voilà tout ce que deteste... mais rien ne peut se faire sans son accord...

pfff sans intérêt pour moi

Portrait de Like a Rolling Stone
26/décembre/2008 - 19h32

Pour ceux qui n'aiment pas Ingrid Betancourt, vous savez que vous avez la liberté de zapper ! Mais les attaques gratuites, ça vous sert à quoi finalement ? A vous défouler parce que vous avez un manque dans votre vie ?

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