14/10/2011 17:00

Les salariés de L'Est Républicain dans l'expectative après le rachat du groupe

Les salariés du groupe Est Républicain étaient dans l'expectative, vendredi, après le rachat définitif du groupe par le
Crédit Mutuel, donnant naissance au premier groupe français de pressequotidienne régionale.
"Rien n'a changé aujourd'hui précisément: la nouvelle équipe dirigeante est en train de se constituer, mais il n'y a pas encore eu d'annonces", a expliqué un délégué CGT au Comité d'entreprise (CE), Christian Pierrat.
"Les gens sont dans l'expectative. Le processus a commencé il y a un an,tout cela est très long", a-t-il ajouté.
La Banque Fédérative du Crédit Mutuel (BFCM), est déjà propriétaire L'Alsace-Le Pays, Le Républicain lorrain, Le Progrès, Le Dauphiné libéré, Le Journal de Saône-et-Loire et Le Bien public. Elle a ajouté à son portefeuille L'Est républicain, Vosges Matin, Le Journal de la Haute-Marne et Les Dernières nouvelles d'Alsace depuis vendredi, à l'expiration du délai de saisine du Conseil d'Etat par d'éventuels opposants au rachat.
Le groupe, dirigé par le patron du Crédit mutuel Michel Lucas, est désormais présent dans 24 départements où il diffuse plus de 1,1 million d'exemplaires payés de ces différents titres, selon les chiffres de l'OJD.
Entre 30 et 40 journalistes pourraient partir du quotidien l'Est Républicain, en faisant jouer la clause de cession, selon un délégué SNJ au CE, Bruno Borsuk. "On ne sait pas s'ils vont être remplacés, s'il y aura des embauches ou des CDD. Or, on arrive dans une campagne présidentielle" qui va demander du personnel, a-t-il expliqué.
Le 12 juillet, l'Autorité de la concurrence avait autorisé la prise de contrôle du groupe "sous réserve d'engagements" du Crédit mutuel sur "la iversité des contenus, maintien des rédactions en chef dédiées et garantie de la diffusion" des différents titres.
"Nous serons vigilants sur les autres synergies possibles: l'impression, la comptabilité, la publicité", prévient Christian Pierrat. Lors de sa visite au siège du groupe en août, M. Lucas s'était engagé à ce qu'il n'y ait pas de suppression d'emplois.
"Il faut dire la vérité: s'il n'y avait pas eu le Crédit Mutuel, le groupe était mort, car il était en situation de quasi-cessation de paiement", a rappelé Bruno Borsuk. "Heureusement, donc, que nous avons une banque solide derrière", a-t-il ajouté.

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