14/10/2011 10:02

Trois mois avec sursis requis pour des mails graveleux à Rachida Dati

Une peine de trois mois de prison avec sursis a été requise contre un Drômois de 40 ans jugé en appel à Grenoble pour l'envoi de mails graveleux à la députée européenne Rachida Dati, pour lesquels il avait été condamné il y a un an à une amende de 100 euros avec sursis."Une telle peine serait juste et particulièrement utile" au prévenu "pour l'aider à canaliser les quelques excès qu'il a parfois", a estimé dans son réquisitoire l'avocat général Jean-Pierre Nahon, qualifiant le quadragénaire de "personnage à tout le moins curieux (...) ou pouvant présenter un certain danger pour la société".

M. Nahon a assorti ses réquisitions d'une obligation de soins.

Alexandre A., un Drômois sans emploi vivant seul, avait été condamné à une peine de 100 euros d'amende avec sursis pour avoir envoyé 11 mails graveleux à Rachida Dati en octobre 2010.

Interpellé le 20 octobre à son domicile, il avait passé 28 heures en garde à vue avant d'être libéré sous contrôle judiciaire avec interdiction de rencontrer la plaignante. Il avait expliqué avoir été motivé par le lapsus de la députée européenne, qui avait, fin septembre 2010 sur un plateau de télévision, confondu "inflation" et "fellation".

"Ce procès, c'est le procès de la démesure, du dysfonctionnement judiciaire", a critiqué Me Ivan Flaud, un de ses quatre avocats à l'audience.

Tous ont critiqué le déploiement de moyens disproportionné dans cette affaire. "On a organisé une espèce de grand cirque judiciaire (...) Il n'a plus manqué que l'intervention du commissaire Neyret" (n°2 de la PJ de Lyon récemment mis en examen, ndlr), a ironisé Me Philippe Chardon.

"Il a peut-être été pas bien poli, il a peut-être été pas bien galant, mais tout ça n'est pas une infraction pénale", a-t-il estimé.

Le prévenu, qui comparaissait pour "outrage à personne dépositaire de l'autorité publique", s'est défendu d'avoir voulu insulter Mme Dati en tant que députée européenne.

"Il n'y a pas de menace dans mes mails", a-t-il dit à la barre, ajoutant: "C'est pas très intelligent, je l'ai reconnu tout de suite, mais pour quelque chose comme ça, une convocation au commissariat aurait été largement suffisante".

Le jugement a été mis en délibéré au 17 novembre. 

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Vos réactions

Portrait de La-mire
La-mire (non vérifié)
14/octobre/2011 - 14h25
majeure a écrit :
son frère dealer a plus d'excuses que ce pauvre plaisantin mais comme chacun le sait ça prouve encore la justice à 2 vitesses grrrr

Jamal Dati, le frère de l'eurodéputée et ex-Garde des Sceaux Rachida Dati, a tenté de se suicider jeudi dans les toilettes du tribunal de Briey (Meurthe-et-Moselle), où il devait être jugé en comparution immédiate

Portrait de joe le taximan
14/octobre/2011 - 13h09

Comment on peut juger cette affaire si on peut même pas lire un de ces mails incriminés?!

Portrait de A la Cause
14/octobre/2011 - 12h28

Faible avec les forts. Forts avec les faibles.
Je m'auto-censure pour ne pas exprimer sur ce site et ailleurs, mon profond dégoût de la "chose publique".

Portrait de Gégé94
14/octobre/2011 - 11h06

Moralité : Attention M. Fillion, un avertissement en vaux deux,
Alors ne veux mettez pas au travers de la route de Mme Dati pour la conquête de la Mairie de Paris en 2014 pour le compte de l’UMP,
sinon vous risquez une interpellation à votre domicile,
suivi d’un passage de 28 heures en garde à vue avant d'être libéré sous contrôle judiciaire avec interdiction de rencontrer Mme Dati et pourquoi pas, avec interdiction de postuler en tant que Maire de la ville de Paris

Portrait de majeure
14/octobre/2011 - 10h12

son frère dealer a plus d'excuses que ce pauvre plaisantin mais comme chacun le sait ça prouve encore la justice à 2 vitesses grrrr

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