24/09/2011 15:57

Cinéma: Des éclats de rire avec les comédies françaises en 2011-2012

Avec des duos Debbouze-Foresti, Huppert-Poelvoorde ou encore Dujardin-Lellouche, le cinéma français s'apprête à éclater de rire pendant la saison 2011-2012, dont un aperçu était présenté vendredi à Lyon aux exploitants de salles de cinéma.

Au moins une dizaine de films, même réduits à leur bande-annonce de quelques minutes à peine, ont emporté l'adhésion des professionnels et leurs applaudissements nourris au fil de quelque neuf heures de panorama des sorties à venir présentées par leurs distributeurs.

"Je ne veux pas vous influencer, mais je sais reconnaître une bonne affaire quand j'en vois une et je vous dis, allez-y!" a lancé Jamel Debbouze, hilare.

Le comédien est venu à Lyon avec Florence Foresti, défendre "Hollywoo", leur prochain film : elle, incarne la "voix" française d'une star d'Hollywood qui vient d'annoncer sa retraite; pour sauver son job, elle saute sur L.A afin de la faire changer d'avis. Lui, tente aussi sa chance sur Sunset boulevard et, inévitablement ils se croisent.

Avec la paire sur scène, "Hollywoo" est déjà annoncé comme "la" comédie familiale de cette fin d'année.

Jamel Debbouze est aussi venu vendre une autre "bonne affaire" avec son complice Alain Chabat, qui présente son "Marsupilami", une histoire qu'il voulait monter depuis longtemps - "depuis Astérix" précise-t-il.

Chabat joue un reporter un peu véreux parti en "Palombie" et qui grâce à un guide torve mais malin (Debbouze) va découvrir "l'animal qu'on pensait qu'il existait pas mais qui n'existe", clame l'affiche tendue en travers du Palais des Congrès lyonnais.

Là encore, l'applaudimètre des directeurs de salles obscures grimpe de quelques décibels (sortie le 4 avril - et vraiment parce que le 1er n'était pas un mercredi).

Dans "Les Infidèles", les noms qui marchent du cinéma français - les Dujardin, Canet, Lellouche...- se sont entendus pour traiter l'adultère sous forme de sketches: un Gilles Lellouche aux urgences en fâcheuse posture avec sa partenaire (et que son épouse, appelée par le corps médical, vient chercher), un Jean Dujardin en galante compagnie le jour du 11 Septembre, un Guillaume Canet qui manque de se faire prendre sur le fait.

Les situations sont comiques, les acteurs complices, et leurs personnages de conclure que finalement "le meilleur moyen de ne pas se faire prendre, c'est de ne pas tromper" sa femme.

Les exploitants ont encore eu droit aux premières images des "Seigneurs" d'Olivier Dahan: une vieille gloire du foot (José Garcia) embauche une bande d'ahuris (Franck Dubosc, Gad Elmaleh, Joey Starr) pour monter l'équipe de foot de Molène, minuscule île bretonne, dont le "président" (Jean-Pierre Marielle) veut écraser l'OM. (Sortie bretonne le 4 avril, nationale le 11).

Avec "JC comme Jésus-Christ", Jonathan Zaccai nous propose de suivre un monstre, "le Justin Bieber du cinéma", ou le nouveau Citizen Kane, "Palme d'Or à 15 ans, premier César à 16". Implacable (le 9 décembre).

Dans un tandem plus classique mais tout aussi détonnant, "Mon pire cauchemar" d'Anne Fontaine (sortie le 9 novembre) confronte Isabelle Huppert, bobo-classique über-congelée et Benoit Poelvoorde, beauf méga-vulgaire, tous deux tirés avec brio vers la caricature d'eux-mêmes.

Le film a été très bien accueilli par les professionnels américains lors du festival de Toronto - qui avaient déjà ovationné "Potiche" l'an passé - témoignant de la bonne santé persistante de la comédie à la française.

Enfin, encore au programme des réjouissances à venir, "La Vérité si je mens" revient sur les écrans pour les nostalgiques: le troisième épisode 15 ans après retrouve les mêmes compères (Elbaz, Garcia, Anconina, Bruno Solo...), en plus vieux (1er février 2012).

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