23/09/2011 07:58

Nouveau scandale à France 24 révélé par Libération

L'affaire d'espionnage informatique ayant précédé le départ de Christine Ockrent de l'Audiovisuel extérieur de France (AEF) en mai, rebondit: Libération affirme ce matin, citant une enquête de police, que l'ordinateur de sa collaboratrice mise en cause a été modifié en interne.

Le quotidien affirme aussi qu'Alain de Pouzilhac, PDG de l'AEF (qui chapeaute France 24 et RFI), était au courant depuis décembre dernier "et s'est bien gardé d'en faire état".

Après des mois de guerre avec Alain de Pouzilhac sur fond d'espionnage, de plainte pour harcèlement et d'enquêtes, Christine Ockrent, directrice générale déléguée de l'AEF, avait claqué la porte en mai, affirmant reprendre sa liberté pour se défendre.

L'affaire avait débuté à l'automne 2010, après une fuite sur la gestion financière de l'AEF dans le Canard Enchaîné.

Une collaboratrice de Christine Ockrent, Candice Marchal, avait ensuite été accusée d'avoir "aspiré des milliers de données sensibles en piratant les serveurs informatiques" de l'AEF, rappelle le journal.

Mais, selon Libération, l'enquête de la Befti (Brigade d'enquêtes sur les fraudes aux technologies de l'information) "établit que les serveurs informatiques de l'AEF ont été placés dans l'ordinateur de Candice Marchal par le service informatique de l'AEF".

Mise à pied en novembre, la jeune femme a été licenciée pour faute grave en décembre.

La plainte contre X déposée par l'AEF est toujours en cours d'instruction, rappelle Libération. Candice Marchal croit à une manipulation: "Je pense que les serveurs de l'AEF ont été copiés sur mon disque dur à dessein, je n'ai été qu'un moyen d'atteindre Christine Ockrent", affirme-t-elle au quotidien.

Interrogé par Libération, Alain de Pouzilhac, qui s'est dit en possession du rapport de la Befti, estime que l'enquête "conclut à un piratage de la part de Candice Marchal" notamment.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de chevalvapeur
23/septembre/2011 - 09h52

Comment des écoutes téléphoniques interdites peuvent-elles exister et être des preuves alors qu'elles ne sont jamais prises en compte dans aucun tribunal
On a déjà l'affaire Betencourt qui a démarré sur les écoutes faites par le majordome.... Ou est le droit ? La justice ? l'équité ? Que l'on soit de gauche ou de droite il me semble qu'il faudrait demander à ce que les procédures se fassent avec un peu plus de légalité..... mais que ne ferait-on pas pour enfoncer encore et encore la "sarkozie" !! Pour le moment c'est la droite qui est visée.... mais nous savons bien que le tour de la gauche viendra avec les mêmes procédés.

Portrait de Trébuof
23/septembre/2011 - 08h50

tout cela est bien mystérieux

Les plus vus