20/09/2011 19:57

Justice: News of the World rattrapé en France par le scandale Max Mosley

Trois ans après un scandale qui avait failli coûter sa place à Max Mosley, l'ancien hebdomadaire News of the World comparaissait mardi devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir publié des extraits d'une vidéo montrant l'ancien patron de la FIA au cours 

d'ébats sado-masochistes.
L'audience a débuté mardi peu avant 17H00, en l'absence de l'ancien président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA), représenté par son conseil, Me Philippe Ouakrat. 
L'affaire avait éclaté le 30 mars 2008 quand l'hebdomadaire, qui a cessé de paraître cet été à la suite du scandale des écoutes en Grande-Bretagne, avait diffusé sur son site internet des extraits de cette vidéo montrant Max Mosley, 68 ans, avec cinq prostituées, se faisant dominer par des femmes vêtues du costume rayé de prisonniers ou d'uniformes.
Max Mosley, fils d'Oswald Mosley, le leader des fascistes britanniques dans les années 1930, avait alors rejeté toute connotation nazie à la mise en scène et crié à la violation de sa vie privée. Certains avaient réclamé sa démission de la FIA. Il était finalement resté en fonction jusqu'en novembre 2009 mais n'avait pas brigué de nouveau mandat.
Saisi en avril 2008 pour faire interdire en France la diffusion de cette vidéo, un juge des référés parisien s'était déclaré incompétent, concluant qu'il appartenait à la Haute Cour de Justice de Londres de trancher le litige.  Le magistrat français avait en revanche fait injonction à News Group Newspapers, société éditrice et propriétaire de News of the World, de retirer tous les exemplaires papiers, disponibles en France, du journal dominical des 30 mars et 6 avril qui avaient publié des clichés de la vidéo et en avaient rapporté des propos.
Quelques mois plus tard, le 24 juillet 2008, Max Mosley obtenait à Londres la condamnation du groupe de presse à lui verser 60.000 livres (76.000 euros), une somme record dans ce genre d'affaire.
Côté français, Max Mosley a engagé une nouvelle action, cette fois sur le fond. Il poursuit pour "diffamation" un article de l'hebdomadaire et pour d"atteinte à l'intimité de la vie privée" la publication de photos extraites de la vidéo. Il réclame 200.000 euros de dommages et intérêts à News Group Newspapers et à un de ses journalistes.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Les plus vus