14/09/2011 09:39

John Kennedy s'était amusé à imaginer son assassinat

John Kennedy s'était amusé à imaginer son assassinat après le règlement de la crise des missiles à Cuba en 1962, jugeant qu'il s'agissait "du moment pour le faire" pour qu'il laisse une trace positive dans l'histoire, selon un extrait d'entretiens de sa veuve Jackie publié mardi.

"Je me souviens qu'après la crise des missiles, quand tout s'était réglé de façon si fantastique, John a dit +Eh bien, si quelqu'un a le projet de m'assassiner, c'est le moment de le faire+", raconte Jackie Kennedy à Arthur Schlesinger Jr dans ces entretiens en 1964, dont la chaîne de télévision ABC News doit diffuser des extraits mardi soir.

"Il avait vu à ce moment -- que cela n'irait jamais mieux", ajoute-t-elle.

La crise des missiles, qui a eu lieu en octobre 1962, a placé le monde au bord du conflit nucléaire, les Etats-Unis et les Soviétiques s'affrontant durement à propos de missiles nucléaires soviétiques pointés sur les Etats-Unis depuis Cuba.

Le leader soviétique Nikita Khrouchtchev avait finalement accepté de retirer les missiles de l'île communiste. En échange, John Kennedy avait promis de ne pas envahir Cuba et de retirer des missiles américains de Turquie.

Le président américain avait par le passé interrogé un historien, David Donald, sur le bilan de l'ex-président Abraham Lincoln: "aurait-il été aussi bien considéré si Lincoln n'avait pas été assassiné?", lui avait demandé John Kennedy, rapporte également sa veuve dans ces entretiens accordés à l'historien Arthur Schlesinger Jr, quelques mois après l'assassinat de son mari.

M. Donald aurait alors répliqué au président qu'il pensait que si Lincoln, n'avait pas été assassiné dans un théâtre de Washington en 1865, il aurait eu à gérer des "problèmes insolubles" dans le Sud du pays après la guerre de Sécession.

ABC News rappelle également qu'après le règlement de la crise des missiles à Cuba, John Kennedy se serait tourné vers son frère Robert et déclaré que c'était "sans doute le soir pour aller au théâtre", faisant référence aux circonstances de l'assassinat d'Abraham Lincoln.

Quatre mois après l'assassinat de son époux en novembre 1963, Jacqueline Kennedy (1929-1994) a accordé huit heures d'entretiens à l'historien Arthur Schlesinger Jr qui seront publiés le 14 septembre aux Etats-Unis, et une semaine plus tard en France.

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Vos réactions

Portrait de Milton J
Milton J (non vérifié)
14/septembre/2011 - 11h41
liberty a écrit :
Assurément, mais, vous connaissez le vieux dicton populaire qui dit que : "QUAND ON VEUT SE DEBARASSER DE SON CHIEN ON DIT QU'IL A LA RAGE" !!! ;) :roll:

Et quand on veux se débarrasser d'Oswald on appel Jack Ruby!!!

Portrait de Milton J
Milton J (non vérifié)
14/septembre/2011 - 11h12
scarlettO a écrit :
On ne sait toujours pas par qui l'assassinat a été commandité: - par la mafia? - par la vice-présidence et/ou la CIA ? - par des opposants républicains qui ne voyaient pas d'un bon oeil l'appui de Kennedy pour les droits civiques des Noirs notamment? En tout cas, c'est certainement les mêmes qui se sont débarassés de son frère Bobby en 68

Ben c'est pas Oswald ???
Ha ben non...
Quand on compare l'endroit ou il été et la trajectoire de la balle ainsi que le mouvement de tête de Kennedy lors de l'impact, ça l'innocente!
Ils n'avaient pas l'équipe de Grissom a l'époque pour jouer au experts.

Portrait de scarlettO
14/septembre/2011 - 11h05
Micky88 a écrit :
Il ne s'est pas "amusé" à imaginer son assassinat, il savait déjà qu'il y avait des contrats sur lui, notamment du parrain de la pègre de Chicago (de mémoire) qui l'avait fait élire dans l'Etat avec un deal secret entre son père et le mafieux (qui pourrait continuer son oeuvre sans être inquiété)... Par contre je suppose qu'il ne s'attendait pas que ça vienne de Johnson qui le détestait et de la CIA dont il avait humilié le patron !

On ne sait toujours pas par qui l'assassinat a été commandité:
- par la mafia?
- par la vice-présidence et/ou la CIA ?
- par des opposants républicains qui ne voyaient pas d'un bon oeil l'appui de Kennedy pour les droits civiques des Noirs notamment?

En tout cas, c'est certainement les mêmes qui se sont débarassés de son frère Bobby en 68

Portrait de Micky88
14/septembre/2011 - 09h45

Il ne s'est pas "amusé" à imaginer son assassinat, il savait déjà qu'il y avait des contrats sur lui, notamment du parrain de la pègre de Chicago (de mémoire) qui l'avait fait élire dans l'Etat avec un deal secret entre son père et le mafieux (qui pourrait continuer son oeuvre sans être inquiété)... Par contre je suppose qu'il ne s'attendait pas que ça vienne de Johnson qui le détestait et de la CIA dont il avait humilié le patron !

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