01/09/2011 17:57

Espagne/Foot: Polémique autour de la répartition des droits télé

Le président du promu Grenade a critiqué jeudi une répartition "extrêmement inégalitaire" des droits télévisuels qui contribuerait à créer un Championnat d'Espagne à deux vitesses, après des déclarations en ce sens, lundi, du président du FC Séville José Maria del Nido.

"De la même manière que les joueurs ont défendu leurs droits en faisant grève (contre des salaires impayés, NDLR), les clubs devraient se mettre en grève pour lutter contre la répartition extrêmement inégalitaire qui est faite des droits télévisuels", s'est insurgé jeudi le président de Grenade, Quique Pina, dans le quotidien espagnol Marca.

"Notre championnat est non seulement la plus grande infamie d'Europe, mais du monde. C'est un championnat du Tiers-Monde dans lequel deux clubs soustraient l'argent des droits télévisuels aux autres qui sont également en course", avait déclaré lundi à la Radio nationale espagnole (RNE) avec son franc-parler habituel, le président du FC Séville, José Maria del Nido.

La répartition des droits télévisuels du championnat espagnol est l'une des plus inégalitaires d'Europe. La saison dernière, Mediapro, société détentrice des droits télé en Espagne, a ainsi payé 140 millions d'euros à chacun des deux "grands", le Real Madrid et le FC Barcelone, quand elle n'a cédé que 12 millions à Levante, Hercules, Gijon, Malaga et à la Real Sociedad. A titre de comparaison, Manchester United, le mieux payé des clubs anglais, a reçu la saison dernière 68 millions d'euros quand le dernier, Blackpool en a perçu 44. Les réactions se multiplient en Espagne depuis la reprise de la Liga le week-end dernier.

Les scores fleuves obtenus par le Real Madrid et le FC Barcelone, battant respectivement 6-0 Saragosse et 5-0 Villarreal, ont marqué les esprits. Le président de la Fédération espagnole de football (RFEF) Angel Maria Villar a d'ailleurs déclaré mercredi qu'il fallait "repenser le modèle du football espagnol". La situation semble en revanche ne pas déplaire à certains joueurs: Sergio Ramos, joueur du Real, a rétorqué mercredi à son ancien président de Séville, --où il a été formé-- que "si la Ligue espagnole ne lui plaisait pas", il n'avait "qu'à s'en chercher une autre".

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Vos réactions

Portrait de trugarez
1/septembre/2011 - 21h26

vivement qu'ils taxent ces footballeurs autant qu'ils le font pour les grands chefs d'entreprise !!

Portrait de pierrot4490
1/septembre/2011 - 21h23

la liga devient une vaste blague, quand on pense que les clubs comme Séville ou Villareal prennent tous les deux des pilules face au barça et au real il faudrait commencer à se poser des questions... l'an dernier le 3e (valence si je ne dis pas de bêtises) a fini à des années lumières des 2 premiers.

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