07/10/2008 17:49

Cinq offres de reprise pour Les Cahiers du Cinéma

Cinq candidats sont en lice pour racheter la part majoritaire du Monde dans le capital des Cahiers du Cinéma, parmi lesquels Les Inrockuptibles, mais pas le projet de reprise interne porté par Emmanuel Burdeau et Thierry Lounas, selon un document dont l'AFP a obtenu copie mardi.

Dans un courriel transmis à ses adhérents, la gérante de la Société civile des amis des cahiers, Claudine Paquot, indique avoir reçu du Monde une liste de cinq candidats à la reprise de sa part dans Les Editions de l'Etoile (société éditrice des Cahiers).

Après analyse des différentes propositions, Le Monde communiquera à la Société des amis des cahiers (actionnaire minoritaire) son choix et "le contenu de la proposition retenue", "dans la première dizaine d'octobre", précise Mme Paquot dans ce courriel. Le comité représentant la Société des amis des cahiers sera ensuite "appelé à formuler un avis en vue d'un consensus", précise-t-elle. Interrogé par l'AFP, le directoire du Monde a précisé que cette date n'avait toutefois "rien d'officiel ni de définitif, le dossier étant toujours à l'étude".

Selon le courriel, les candidats sont : la société de production Why Not de Pascal Caucheteux, associée à Jean-Martial Lefranc (Financière de Loisirs) ; Les éditions indépendantes, qui éditent l'hebdomadaire Les Inrockuptibles ; AKN Productions d'Alain Kruger, ancien directeur de Première ; la société Talma (dirigée par Serge Hayat) associée à Albertine Productions (Mathieu Tarot) et l'éditeur britannique Phaidon (dirigé par Richard Schlagman).

En revanche, le projet interne élaboré par Emmanuel Burdeau, rédacteur en chef des Cahiers, et Thierry Lounas, membre du comité de rédaction, ne figure pas parmi les candidats.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de happyvision
8/octobre/2008 - 11h19

C'est sûr, que ce sujet ne devrait pas passionner le "cœur cible" du gros du lectorat de ce site; en revanche, il est une nouvelle fois révélateur d'une crise méconnue du "grand public": l'actuelle crise de la presse.
Que ce soit en raison de la concurrence des "gratuits" et du "Net", la presse générale traverse actuellement une vraie crise. Surmultiplication des titres, inflation galopante des prix, des nombreux magazines copies conformes d'autres titres et servant davantage de "vitrine publicitaire", plutôt que de vrais sujets de fond, la presse s'est en effet tuée elle-même; sans parler de quelques "gros groupes", monopolisant le marché et s'adaptant "à la demande du public" pour espérer les grosses ventes. Ca donne une multiplication des "feuilles de choux" et de la presse people du genre "Closer" ou des produits ultra-bâtard du genre "Première".
Quelle déchéance de cet excellent titre de presse, qui a fait les beaux jours de mes années lycée. Et l'exemple parfait de la grave crise que traverse aujourd'hui la presse dédiée au 7e Art. "Première" zieute donc la presse people et les mags féminins sans contenu pour espérer "diversifier" son lectorat en proposant des rubriques "Les stars les mieux habillés" ou des questionnaires abracadabrants aux acteurs sur du grand vide. Une horreur. "Ciné Live" se fait racheter par le groupe détenant "Studio" et les deux titres "fusionneront" très prochainement. L'institution de la critique cinéma, "Les Cahiers du Cinéma", devrait cesser sous prétexte, que le titre n'est plus rentable – or rentabilité n'est atteint, que si l'on passe des juteux contrats publicitaires avec des éditeurs, dont on vantera les navets dans les colonnes (surtout ne pas se fâcher avec l'annonceur).

Le cinéma semble passé de mode et on préfère survoler les 2-3 lignes d'un chroniquer de gratuit – souvent stagiaire, qui ne maîtrise absolument pas son sujet et qui a pour ordre d'encenser la dernière sortie de l'annonceur deux pages plus loin; sans parler, que l'on ne va parler que des derniers blockbusters en date et mettre de côté les films plus "arts et essai" ou des sorties de petits éditeurs indépendants, qui n'ont pas le moyen de se payer l'espace communication.

Quant à moi, je suis uniquement spécialisé dans le cinéma asiatique – autant dire, que les quelques chroniques que j'aurai pu rédiger par le passé sont passées à la trappe, faute d'une "re-centralisation" sur des sujets plus "porteurs", comme le dernier film de Francis Veber ou avec Will Smith. Aucune amertume et la lucidité de se dire que le "souffle porteur" créé par le très "main-stream" "Tigre et Dragon" est définitivement retombé; mais la tristesse de voir une presse plus "spécialisée" et véritablement analytique se réduire à peau de chagrin.

Portrait de Macfly
7/octobre/2008 - 20h15

Y'a rien a dire en meme temps

Les plus vus