04/10/2008 17:37

La presse américaine s'interroge sur son avenir à Madrid

La presse écrite du continent américain, qui traverse de fortes turbulences, s'interroge sur son avenir à l'occasion de la 64ème Assemblée Générale de la Société Interaméricaine de Presse (SIP), réunie du 3 au 7 octobre à Madrid.

La liberté de la presse, parfois menacée en Amérique latine, doit également être examinée dans la capitale espagnole par plusieurs centaines d'éditeurs et spécialistes venus d'Amérique du nord et du sud, mais aussi d'Espagne et d'autres pays européens.

"La presse dans son ensemble vit une période de transformation radicale", a rappelé avant la réunion Ignacio Polanco, président du principal groupe de presse espagnol, Prisa (quotidien El Pais), un des co-organisateurs de cette événement.

La presse espagnole, florissante jusqu'à la fin 2007, commence à subir les conséquences de la crise économique et des centaines d'emploi de journalistes sont en voie de suppression dans les principaux groupes du pays, selon les milieux professionnels.

Cette crise s'est étendue à la presse gratuite, qui représente plus de la moitié du tirage des quotidiens en Espagne et qui souffre du net recul de ses ressources publicitaires.

Des milliers de suppressions d'emplois ont été annoncés depuis le début de l'année aux Etats-Unis, dont les journaux subissent les conséquences de la crise économique et de la concurrence accrue d'Internet. A ces défis s'ajoutent, en Amérique Latine, celui de la défense de la liberté d'informer, alors que 23 journalistes sont toujours emprisonnés à Cuba et que nombre d'entre eux ont été assassinés au Mexique ou en Colombie.

Selon l'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF), cette région demeure une des "plus dangereuses du monde" pour exercer le métier de journaliste, même si des progrès ont été notés ces dernières années.

La SIP, créée dans les années 1940 pour défendre la liberté de presse sur le continent américain, organise son AG annuelle à Madrid pour la deuxième fois depuis 1992.

La réunion formelle, précédée de débats pendant le week-end, sera ouverte lundi par le roi Juan Carlos et clôturée par le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero.

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Vos réactions

Portrait de lxtrem
5/octobre/2008 - 12h05

Je pense que t'es trompé d'article ici pas de guerre que des pacifiques et l article ne parle que de la presse americaine en Espagne ce tout

zen;)

Portrait de Macfly
4/octobre/2008 - 23h40


"Il ne faut surtout pas qu'il s'interrogent si ils viennent ou pas , je leurs conseille de bien rester chez eux et tout le monde va s'en porter beaucoup mieux !"
anti-americanisme et analyse neuneu tsssss

Portrait de lxtrem
4/octobre/2008 - 22h18

Cett' presse Americaine trouve son miroir :roll:

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