01/08/2011 09:45

GB/écoutes: Le Labour écrit à David Cameron pour qu'il réponde à ses questions

L'opposition travailliste, très offensive dans l'affaire des écoutes au Royaume-Uni, est revenue dimanche à la charge en écrivant à David Cameron et à ses principaux ministres pour leur demander de "dire toute la vérité" sur leurs liens avec le groupe de Rupert Murdoch.

Le Labour a envoyé une série de lettres au chef du gouvernement et à quatre de ses ministres, afin d'obtenir des réponses à une cinquantaine de questions qui restent, selon lui, en suspens dans ce scandale.

Il demande notamment au gouvernement de préciser "les dates, la nature et le contenu" des discussions qu'il a eues avec le magnat des médias Rupert Murdoch, son fils James et Rebekah Brooks, un de ses ex-lieutenants, lors de la tentative de rachat par son groupe News Corp de la totalité du bouquet satellitaire BskyB.

Rupert Murdoch a dû renoncer à son projet en raison du scandale des écoutes qu'un de ses ex-tabloïdes, The News of the World (NotW), est soupçonné d'avoir pratiquées à grande échelle dans les années 2000 au Royaume-Uni.

D'après ses services, David Cameron, a rencontré 26 fois en quinze mois les dirigeants de News Corp, qui avait soutenu sa campagne électorale, et son ministre des Finances George Osborne seize fois. Le ministre de la Culture, Jeremy Hunt, en charge du dossier BskyB, a également fait état de plusieurs rencontres.

Dénonçant un "conflit d'intérêt", le Labour revient également sur les liens de David Cameron avec Andy Coulson, lui demandant notamment s'il lui a parlé après son arrestation.

L'ex-rédacteur en chef du NotW, qui était jusqu'au mois de janvier directeur de la communication de David Cameron, est aujourd'hui soupçonné de corruption de policiers et de complicité dans des écoutes illégales.

"David Cameron et George Osborne ont balayé les avertissements sur Andy Coulson avec mépris et n'ont pas su garder la distance qu'il convenait avec les dirigeants de News Corp quand le groupe a fait son offre sur BSkyB", assure le Labour dans un communiqué.

"Cet inextricable écheveau (...) ne sera démêlé que lorsqu'ils auront, avec leurs collègues, répondu de manière claire et sincère aux questions qui se posent légitimement", argumente le Labour.

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