28/07/2011 09:58

500 personnes ont rendu hommage à David Servan-Schreiber

Quelque 500 personnes, dont une foule d'anonymes, ont rendu un dernier hommage en fin d'après-midi en l'église Saint-Eustache à Paris au neuro-psychiatre David Servan-Schreiber, décédé dimanche à 50 ans d'un cancer, a constaté un journaliste de l'AFP. L'office religieux s'est déroulé en présence de la famille Servan-Schreiber et de personnalités dont Claude Greff, secrétaire d'Etat à la Famille, les anciens ministres Olivier Stirn et François Bayrou et les écrivains Régis Debray et Joël de Rosnay.

 

Coprésidant la messe, le père Alain de la Morandais a rappelé "le courageux et brillant combat contre la maladie" du défunt, victime d'une grave rechute d'un cancer cérébral apparu en 1992. "Les 3 mousquetaires ont perdu leur d'Artagnan", a dit son oncle Jean-Louis Servan-Schreiber, la voix brisée, évoquant les frères de David (Franklin, Emile et Edouard) qui, au premier rang, entouraient leur mère Sabine, veuve de Jean-Jacques Servan-Schreiber.

 

"Jamais tu n'auras cessé de découvrir et de partager pour le bien-être de tous", a ajouté Jean-Louis Servan-Schreiber. Prenant à leur tour la parole devant le catafalque, Jean-Marc Cosset, chef du département honoraire de radio-thérapie de l'Institut Curie, et le professeur Jonathan Cohen, directeur de l'institut de neuro-sciences de l'université américaine de Princeton, ont remercié David Servan-Schreiber "pour sa contribution exceptionnelle à la lutte contre le cancer en mettant en lumière une approche nouvelle alimentaire et psychologique, en plus des traitements classiques", estimant que ses livres "guideront pour toujours le public dans leurs combats les plus intimes". Emile, frère du défunt, a confié que David Servan-Schreiber a offert à ses proches "une expérience de mort réussie (...) en restant fort et rassurant pour être utile jusqu'au bout".

 

A la fin de l'office, des centaines d'anonymes qui avaient pu assister à l'office, se sont signés ou ont salué le cercueil du médecin et écrivain. "Je l'ai découvert avec son premier livre Guérir. Il a changé ma façon d'aborder la vie. J'ai beaucoup d'admiration pour son intelligence, son humanité et sa sensibilité", a confié Claude Louise, une retraité parisienne, à l'unisson des anonymes présents. "Je voulais être là pour le remercier. C'était un grand médecin généreux", a ajouté Yvette C., 62 ans.

 

A la fin de la messe rythmée par les grandes orgues et des chants grégoriens, le cercueil de David Servan-Schreiber a été longuement applaudi sur le parvis. En guise d'adieu, la famille et les proches amis ont entonné le célèbre air de music-hall "It's a long way to Tipperary". Une autre messe suivie de l'inhumation dans l'intimité familiale, aura lieu demain à Veulettes-sur-Mer (Seine-Maritime). 

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Vos réactions

Portrait de Griffure_Feline
28/juillet/2011 - 10h04

quelqu'un de bien !

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