23/07/2011 11:54

Les écoutes étaient "endémiques" au Daily Mirror

Le piratage de messageries téléphoniques, mis à jour avec le scandale du News of the World du groupe Murdoch, était "endémique" au Daily Mirror, un tabloïde appartenant à un autre groupe de presse britannique, Trinity Mirror, selon un ancien journaliste. 

James Hipwell, 45 ans, qui a travaillé deux ans jusqu'en 2000 pour le Daily Mirror, principal concurrent du "Sun" de Murdoch, a indiqué au quotidien The Independent que la pratique était courante dans le journal.  "Vous saviez ce que les gens autour de vous faisaient", a-t-il assuré.

"Ils appelaient une célébrité avec un téléphone, et quand on leur répondait, ils raccrochaient. A ce stade, un autre téléphone était sur la boîte vocale de la célébrité, et ils pouvaient taper le code, 9999 ou 0000" pour accéder aux messages. 

Selon lui, les écoutes étaient également pratiquées dans les autres journaux du groupe, dont The People, où travaillait le journaliste Sean Hoare, passé ensuite au News of the World et qui a le premier rompu la loi du silence en révélant à quel point les écoutes étaient répandues. 

James Hipwell, qui travaillait pour le service économique du Daily Mirror, a été licencié et condamné par la justice pour avoir manipulé des cours de bourse. 

Un autre journaliste, anonyme, ayant "travaillé pendant la dernière décennie" pour le Sunday Mirror a assuré dans le programme Newsnight de la BBC vendredi soir que "les écoutes étaient pratiquées quotidiennement", rapporte le site internet de la BBC.  Il a indiqué avoir assisté personnellement au piratage de la messagerie de l'actrice Liz Hurley. 

L'utilisation d'acteurs, qui se faisaient passer pour des célébrités pour obtenir des informations étaient également généralisée, selon lui.  Le groupe Trinity Mirror a publié un communiqué assurant que "nos journalistes travaillent dans les limites de la loi et du code de conduite" des journalistes.

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