08/07/2011 12:42

Ghesquière et Taponier poussent un coup de gueule

"On a juste fait notre boulot de journalistes" et "on n'a pas pris des risques inconsidérés", a affirmé jeudi Hervé Ghesquière au siège de France Télévisions où il a été très chaleureusement accueilli, en compagnie de son collègue Stéphane Taponier, par les salariés du groupe.  

"J'ai entendu sur des chaînes de télévision, des analystes et d'anciens reporters de terrain qui ont dit: +l'armée française les avait bien prevénus, ils allaient au devant de graves problèmes, de graves périls+. C'est absolument faux. Personne ne nous a rien dit. Que cela soit clair", a-t-il assuré.   "Je ne sais pas d'où cela vient. Nous ne sommes pas allés affronter la face nord de l'Everest en tongs, loin de là", a-t-il insisté.  

"On n'a pas pris des risques inconsidérés comme cela a pu être dit", a déclaré l'ex-otage, libéré après 18 mois de captivité en Afghanistan, s'exprimant devant plusieurs milliers de personnes qui lui ont réservé un accueil triomphal.  

"On a juste fait notre boulot de journaliste, On a essayé de bien le faire. Parfois on a de la chance, parfois on en a moins. On n'a a pas eu de chance. Aujourd'hui, on a eu la chance de sortir après 18 mois". "Pour ma part et pour celle de Stéphane je crois aussi, on continuera à le faire comme d'habitude", a-t-il conclu.  

Peu après la prise en otage des deux journalistes, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, avait dénoncé l'"imprudence vraiment coupable" dont auraient fait preuve les deux reporters et "le scoop (...) recherché à tout prix", déclenchant une vive polémique.   "On n'est pas allé à l'aventurette pour risquer nos vies. Non!", a martelé Hervé Ghesquière. "On était bien préparés, on a pris le minimum de risques possibles".  

"On a été vendus à un checkpoint, infiltrés par un informateur taliban, et on a été interceptés 20 km plus loin", a-t-il raconté. "Apparemment, de ce qu'on sait, si on n'avait pas été interceptés à la première embuscade, il y en avait une deuxième qui nous attendait, et une troisième, et si on ne s'arrêtait pas, ils avaient ordre de nous tuer car on était pour eux des espions".  

"Je crois qu'il faut continuer à aller en Irak et aller en Afghanistan. Ne pas toujours être avec l'armée, ne pas toujours être +embedded+ comme on dit, être dans le même lit que l'armée", a estimé le journaliste de France 3.

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