08/07/2011 20:11

Les journalistes otages en Afghanistan libérés après 18 mois

Les deux journalistes de France 3, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, otages depuis 18 mois en Afghanistan, ont été libérés mercredi et devraient regagner la France jeudi matin. 

Les deux journalistes français et leurs trois accompagnateurs afghans avaient été enlevés le 30 décembre 2009 en Afghanistan, alors qu'ils enquêtaient pour le magazine de France 3 "Pièces à conviction".

 "Je veux confirmer que depuis quelques heures nos deux otages sont entre les mains des forces françaises sur la base de Tagab. Nous attendions pour l'annoncer que les familles aient été directement informées", a indiqué dans l'après-midi François Fillon, le Premier ministre. 

"Ils arriveront demain matin à Villacoublay à 08H00 et je serai bien évidement là pour les accueillir", a dit Béatrice Coulon la compagne d'Hervé Ghesquière sur France Info.  Peu auparavant, Nicolas Sarkozy s'était réjoui, dans un communiqué, de la libération des deux français et de leur interprète afghan, Reza Din. 

"Le chef de l'État s'associe à la joie des familles. Il remercie le Président Karzaï pour la gestion de cette crise ainsi que tous ceux qui ont participé à la libération des otages. Le président de la République réaffirme son soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes", selon le communiqué de la Présidence. 

Coïncidence, ce mercredi se tenait à Paris un rassemblement de soutien au deux otages français. Le meeting organisé par Reporters sans Frontières s'est achevé quelques minutes avant que les organisateurs apprennent la libération des deux journalistes.

 "Nicolas Sarkozy a téléphoné aux familles et notamment à Béatrice, la compagne d'Hervé qui nous a annoncé la bonne nouvelle", a déclaré à l'AFP Jean-François Julliard, secrétaire-général de Reporters sans Frontières.  Le frère de Stéphane Taponnier, Thierry, joint au téléphone par France 3, a confirmé avoir été averti lui-aussi de l'arrivée des otages en provenance de Kaboul demain jeudi "vers 08h00 à Villacoublay".

 "C'est un choc", a-t-il dit. "L'apprendre d'un coup, j'ai du mal à en parler" a-t-il ajouté très ému. "Bien évidemment, je vais de suite me rendre à Paris, pour être là, lui dire qu'on a pensé à lui, qu'on a toujours été là avec les copains. C'est une grande joie", a-t-il conclu  Quelques heures avant la nouvelle, M. Julliard qui était à Kaboul la semaine dernière avec Dominique Gerbaud, président de RSF, s'était montré optimiste. "Nous savons que les médicaments qu'on envoie leur parviennent", avait-il dit à l'AFP.

 Moins d'une heure avant l'annonce de la libération, Florence Aubenas avait lu publiquement un message de soutien de l'ancien président Jacques Chirac. Il est "de tout coeur avec nous", avait dit l'ex-otage, qui avait été retenue cinq mois en Afghanistan.  Pour le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, cette libération "est une très grande joie et un immense soulagement". Il a tenu à remercier "chaleureusement tous ceux dont la contribution à cet heureux dénouement a été décisive", saluant "particulièrement l'action de l'ensemble des services de l'Etat qui se sont mobilisés sans relâche pendant toute la durée de cette affaire".

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