12/09/2008 15:54

Dakar: 12 hommes condamnés pour saccage de journaux

Douze hommes accusés d'avoir participé à des attaques à la mi-août contre deux journaux privés à Dakar, dans lesquelles a été mis en cause l'ex-ministre Farba Senghor, ont été condamnés jeudi à 5 ans et 6 ans de prison ferme, a-t-on appris auprès de la partie civile.

Le tribunal des flagrants délits de Dakar a prononcé une peine de six ans de prison ferme contre quatre des douze prévenus, a affirmé à l'AFP Me El Hadj Diouf, avocat de la partie civile.

Selon Me Diouf, il s'agit de deux gardes du corps de l'ex-ministre Senghor, du chauffeur du véhicule officiel utilisé pour le saccage des locaux de 24 Heures Chrono et L'As, ainsi qu'un de ses proches présenté comme le "recruteur" des hommes de main.

Cette peine est plus lourde que les cinq ans requis par le procureur le 8 septembre, lors du procès. Les huit autre prévenus ont été condamnés à cinq ans de prison ferme, a ajouté l'avocat.

Les douze accusés ont par ailleurs été condamnés à verser collectivement 20 millions de FCFA (près de 30.500 euros) à L'As, et 2 millions de FCFA (près de 3.050 euros) à un employé de 24 Heures Chrono qu'ils avaient frappé et dépossédé de son téléphone portable.

"C'est une bonne décision (...). Le jugement a été rendu avec efficacité, rigueur et sévérité. Il fallait réprimer vite et bien pour lancer un avertissement solennel aux auteurs de violences gratuites (...) sur de paisibles citoyens", a commenté Me Diouf. l'avocat a exhorté la justice à "continuer son travail" avec la comparution devant la Haute cour de justice de l'ex-ministre des Transports aériens Farba Senghor, désigné par plusieurs journaux privés comme étant derrière ces attaques.

Selon la presse locale, lors de leur procès, certains des prévenus l'avaient également désigné comme commanditaire, ce qu'il a lui-même toujours nié.

En guerre ouverte contre une partie de la presse privée, Farba Senghor, également secrétaire général à la propagande du parti du président sénégalais Abdoulaye Wade, a été relevé de ses fonctions de ministre le 28 août.

Lundi à Paris, M. Wade a estimé que des "présomptions très graves" pesaient sur M. Senghor et que l'ex-ministre serait traduit devant la Haute cour de justice.

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Vos réactions

Portrait de veust93
12/septembre/2008 - 21h46

morandini qu'est ce qui t'arrives en ce moment c'est la 2 eme fois que tu nous passe des infos du sénégal ! on s'en fou sa ne nous concerne pas on vote pas au sénégal nous

Portrait de bzzbzz
12/septembre/2008 - 18h42

ta raison on s-en fou

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